• Ce n'est pas ce qui rentre dans la bouche qui souille l'homme - Prendre un texte hors contexte pour en faire un prétexte ?

    Par Thomas:

    « Il ne disparaîtra pas de la Torah un seul iota ou un seul trait de lettre » (Yéshoua,                      Matthieu 5.18)

     

    « Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? » (Matthieu 15.3)

    vrai Yeshoua et faux jesus French finalVoici un sujet sensible mais oh combien important au vue des innombrables conséquences et impacts que peut entraîner une mauvaise interprétation de la Parole puissante et permanente du Dieu d’Israël ! Si la réforme protestante a initié un retour nécessaire, vivifiant et rafraîchissant à l’Ecriture, ne commettons pas l’erreur d’imaginer que la réforme s’est entièrement nettoyée de presque 1500 ans d’apostasie, loin de là. Rappelons-nous : le renouveau initié par la réforme protestante fut un choc difficile pour beaucoup, bien que nécessaire. Ainsi, depuis seulement quelques décennies, via des médias comme internet, ce qui était impossible auparavant est désormais possible : la Torah d’Israël (Saine doctrine véritable telle qu’enseignée par les apôtres) et un grand nombre d’enseignements des sages d’Israël fidèles aux racines juives des premières assembles des disciples de Yéshoua, sont désormais accessibles et lèvent le voile sur tout un pan de la grande apostasie, apostasie caractérisée par l’abandon de la Saine Doctrine et par des enseignements qui tordent le sens de Saintes Lettres de Dieu. L’Eternel permet ce dévoilement en vue de la sanctification : la délivrance finale est à la porte et sa qehila (Assemblée) doit être sans tâche ni ride.

    Faisons donc ici ensemble le zoom sur une doctrine répandue dans le christianisme moderne : l’abolition des lois alimentaires par le Messie.

    RELIGION CONTRE PAROLE DE DIEULe comportement des juifs de Bérée est approuvé par l’Ecriture qui honore ces croyants comme étant munis « de nobles sentiments » (Actes 17.11). En quoi consistaient ces nobles sentiments ? La réponse est, entre autres, qu’ils ne prenaient aucun enseignements d’hommes pour argent comptant, même ceux d’un disciple de la carrure d’un Paul, sans avoir vérifié scrupuleusement la véracité de ses enseignements : « ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. ». Si Paul enseignait une chose contraire à l’Ecriture, il aurait été tenu pour faux docteur, sans favoritisme aucun. 

    Revêtons-nous donc des nobles sentiments des juifs de Bérée et scrutons ensemble l’Ecriture. Il convient ici de fuir tout légalisme (étroitesse d’esprit) et toute tradition d’homme afin de comprendre ce que Dieu et non un homme veut nous enseigner en ces temps de la fin durant lesquels l’Esprit de l’Eternel restaure l’intégralité de Sa Puissante Parole afin que Ses élus puissent former « cette assemblée glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. » (Ephésiens 5.27)

    Dans le monde chrétien, une grande partie enseigne et pense sincèrement que les lois du Dieu vivant au sujet des règles alimentaires seraient abolis en dépit des déclarations sans équivoques du Seigneur Lui-même qui affirma sans ambiguïté ne pas être venu abolir le moindre iota de la loi de son Père (Matthieu 5.17-19). Effectivement, il suffit de consulter les psaumes de David, les livres des prophètes, les livres des rois, les proverbes etc, et évidemment la Torah de Dieu donnée à Moïse (De Genèse à Deutéronome), pour se rendre compte du caractère précieux, parfait, véritable et inaltérable de la Loi de l’Éternel (lois alimentaires incluses), que nul homme ne peut ni ne devrait toucher sous peine de voir sa part « retranchée de l’arbre de vie » et si du moins, la crainte de l’Eternel l’habite à l’image de Job qui fit cette formidable déclaration :

    « Je n’ai pas abandonné les commandements de ses torah amourlèvres; J’ai fait plier ma volonté aux paroles de Sa bouche. » (Job 23.12)

    Pourtant, dans les échanges entre chrétiens, les textes les plus souvent utilisés pour justifier l’abolition des lois alimentaires se trouvent en Matthieu 15 et Marc 7 dans lesquels le Messie Yéshoua déclare :

    « Ecoutez, et comprenez. Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme. » (Matthieu 15.11). En Marc 7.18, nous trouvons la même chose : « Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller ? ».

    Avant de rentrer dans l’analyse du texte dans la culture et le contexte appropriés, posons-nous quelques questions de bon sens :

    Des années après la résurrection et après même le baptême du Saint-Esprit, comment se fait-il que Pierre refusa de manger la nourriture impure présentée dans la vision de la nappe (voir l’article clé « Pierre et la vision de la nappe – Abolition des lois alimentaires ? Ou invitation à les observer et à se sanctifier »)  ?

    Comme le souligne Francesco MICCICHE de la communauté Netivot Olam :

    « Yéshoua (Jésus) a déclaré que ce n’est pas ce qui entre dans l’homme qui le souille mais c’est ce qui sort de l’homme qui le souille. Si Jésus a rendu toute nourriture pure, pourquoi tous les disciples (Paul inclus) sont-ils d’accord avec les 3 interdits alimentaires d’Actes 15 ? Tous les disciples auraient-ils subitement oubliés ou négligés les enseignements de Jésus déclarant soit disant pure toute nourriture ? Ou alors, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Jésus n’a en vérité jamais déclaré pure toute nourriture. »

    Il est évident que ces textes (Matthieu 5.18 ; Marc 7.18), lorsqu’ils sont pris isolément et hors contexte, peuvent laisser perplexedanger-640x480 n’importe quel authentique croyant juif ou non juif attaché à la Torah et chérissant à juste titre la parole de son Dieu ainsi que nous le voyons au travers de ces hommes dont l’Ecriture témoigne qu’ils étaient agréables à l’Eternel, des hommes qui prenaient soin de ne pas se souiller par des choses contraire à la Parole de Dieu et qui donc, évitait de se souiller par une quelconque nourriture impure comme l’a ordonné le seul vrai Dieu selon qu’il est dit : « afin de ne pas se souiller par elle » et encore : « ne rendez pas vos personnes abominable par des animaux que je vous ai appris à distinguer comme impurs. »(Lévitique 11.43 ; 20.25 ; 22.8)

    Cependant, Yéshoua ne dit-il pas que rien de ce qui rentre dans la bouche ne souille l’homme ? Contradiction ? Sans autres explication, un tel passage peut évidemment rendre d’autant plus confus un certain nombre de chrétiens désireux de se sanctifier, d’obéir à Dieu, d’apprendre et de suivre Ses voies droites telles qu’enseignées dans Sa Parole immuable et vraie consignée dans la Bible de Genèse à Apocalypse, d’où l’importance d’être correctement enseigné et d’étudier la Parole de Dieu d’une manière approfondie.

    En vérité, ici, le piège majeur serait de prendre isolément ces textes pour en faire une nouvelle (fausse) doctrine, en oubliant ou en négligeant l’étude du contexte, de la pensée juive ainsi que l’enseignement précieux que veut donner ici le Maître.

    Prendre un texte hors contexte pour en faire un prétexte : un piège majeur à éviter !

    Comme pour rajouter du poids à cette nouvelle (fausse) doctrine de l’abolition des lois alimentaires, notez bien que certaines versions, comme la Bible de Jérusalem, ajoutent la phrase suivante à la fin du verset 19 de Marc 7  : « ainsi il déclarait purs tous les aliments ». Gardez bien à l’esprit que cette dernière phrase est toujours mise entre parenthèse parce qu’elle n’existe pas dans les anciens manuscrits. Elle aurait été ajoutée par les traducteurs pour dégager les lecteurs de lois alimentaires de Lévitique 11 et Deutéronome 14. C’est une pure et simple trahison qui égare davantage ceux qui sont mal affermis, au mépris total de ce solennel avertissement donné par le Seigneur lui même : « Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien; mais vous observerez les commandements de l’Eternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris. » (Deutéronome 4.2) et aussi : « Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre » (Apocalypse 22.18)

    Les autres versions de la Bible sont plus fidèles au texte et ont simplement: « Car cela n’entre pas dans son coeur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments » (Bible de Louis Segond). Le mot Grec qui a été traduit par « purifiant » est « katarizon » qui peut aussi signifier « éliminer » (strong’s 2511). Il ne s’agit donc nullement de rendre pure une nourriture impure, ce qui irait contre la Loi de Dieu mais tout simplement du processus qui consiste à éliminer la nourriture par les voies naturelles.

    Pour ceux qui pensent malgré tout qu’il s’agit ici de l’abolition des lois alimentaires, ils devraientyeshoua jesus répondre à cette importante question :

    Comment, au chapitre 5 de Matthieu, le Messie pourrait-il déclarer avec une grande précision qu’il n’est venu abolir aucun commandement de son Père, puis quelques chapitres plus loin, enseigner l’abolition d’un commandement entier ? Aussi, si Yeshoua avait déclaré que les interdictions alimentaires de la Torah ont été abrogées, il se serait contredit lui-même.

    De plus, Yéshoua réprimandait régulièrement les pharisiens pour avoir supprimé les commandements de Dieu afin de suivre des commandements d’hommes (Marc 7.6-12).

    Yeshoua aurait-il pu ensuite abolir des commandements de Dieu, en déclarant les interdits alimentaires du Lévitique 11 abolis, alors qu’il a critiqué ces Pharisiens pour la même raison ? Cela ferait de lui non seulement un hypocrite mais aussi un faux prophète.

    Deutéronome 13:4-5 nous met en garde contre tout prophète qui parlerait « de se révolter contre l’Eternel » ou essaierait de nous « pousser hors de la voie où l’Eternel [notre] Dieu [nous] a prescrit de marcher ». Mais heureusement, ce n’est pas le cas. Yeshoua a même enseigné:  « Or il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu’il ne l’est qu’un seul trait de lettre de la loi tombe » (Luc 16 :17) 

    Lorsque Yéshoua déclare que ce n’est pas ce qui rentre dans la bouche qui souille l’homme, ne faisons donc surtout pas l’erreur d’oublier le contexte.

    Omettre volontairement le contexte et persister dans cette erreur malgré les avertissements, souligne un grave problème (intégrité intellectuelle, endurcissement, faiblesse charnelle, rébellion, orgueil etc, ?)

    Ne tombez pas dans le piège mais conservez l »amour de la Vérité ! Yéshoua est un juif élevé dans l’instruction exacte de la Torah de Son Père et ne transgressait aucun commandement comme le témoigne la nouvelle alliance.

    Yéshoua, qui est censé être notre modèle, s’abstenait évidemment de sang, de viandes étouffées, ainsi que de toutes viandes impures.

    N’oublions l’enseignement de l’Evangile : La doctrine du Messie n’est pas de Lui (Jean 7.16) mais du Dieu d’Israël son Père. Yéshoua faisait « toujours ce qui lui est agréable » (Jean 8.29).

    Lorsque Yéshoua affirme que « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme », gardons à l’esprit que Yéshoua était Juif et discutait ici avec des Juifs. Yéshoua parle ici de nourriture, et pour les Juifs du premier siècle, les animaux interdits par la Torah (loi) ne sont pas plus de la nourriture que l’est la chair humaine pour un occidental.

    cheminiComme le déclare François Micciche dans son excellent étude « l’Eternel est mon docteur » (cliquez pour télécharger le PDF), « le contexte culturel est d’une grande importance. Il est très facile aujourd’hui de découvrir la culture de différents pays. La nourriture fait partie intégrante de la culture, nous pouvons ainsi découvrir par exemple que l’on mange du serpent au Vietnam, du chien en Chine, du rat en Thaïlande, du singe au Congo, etc… Est-ce pour autant que nous, européens, considérons ces animaux comme de la nourriture ? Trouvons-nous ce type d’animaux dans nos boucheries ou au supermarché ? Non. Pourquoi ? La raison est simple : nous ne considérons pas le chien, le rat, ou le singe comme de la nourriture.

    Nous devons donc nous rendre à l’évidence que lorsque Jésus et ses disciples parlaient de nourriture dans le nouveau testament, ils faisaient référence à la nourriture de leur culture, c’est-à-dire ce que Dieu déclare être de la nourriture. De la même façon que nous ne considérons pas certains animaux comme de la nourriture, il a semblé bon à l’Eternel, notre créateur, de nous enseigner ce que lui considère être de la nourriture adéquate pour le corps qu’il a créé. C’est la raison pour laquelle le chapitre 11 du Lévitique débute par « Voici les animaux que vous mangerez ». Ce même chapitre se termine par « afin que vous distinguiez l’animal qui se mange et celui qui ne se mange pas ». L’Eternel notre docteur s’est donné la peine de nous faire une prescription et une ordonnance, Lévitique 11. »

    De quoi parlait donc Yéshoua ? Le contexte nous le révèle et Yéshoua lui-même nous donne la réponse :

    « Les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas SANS S’ETRE LAVÉ SOIGNEUSEMENT LES MAINS, conformément à la tradition des anciens (…) les pharisiens et les scribes lui demandèrent : Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas AVEC DES MAINS IMPURES ? (…) Yéshoua leur répondit : Il n’est hors de l’homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller ; (…) MANGER SANS S’ÊTRE LAVÉ LES MAINS, CELA NE SOUILLE POINT L’HOMME. » (Marc 7, Matthieu 15).

    lavement main_nétilat yadayimLe site chabad.org nous rappelle en quoi consiste la tradition des anciens au sujet du lavement des mains, aussi appelé « nétilat yadayim » :

    « Votre table est un autel. Vous êtes le grand prêtre. Ce plat succulent devant vous, est le sacrifice. Vous procédez à l’ablution rituelle des mains, dites une bénédiction sur cette nourriture, puis attaquez le plat pour élever tous ces glucides et ces protéines à un état divin. »

    Cette tradition, respectée par Yéshoua et quelques-un de ses disciples n’a rien de mauvais en soit. Le problème de certains pharisiens était qu’ils avaient érigé cette tradition au même niveau que la loi de Dieu, condamnant « quelques-uns des disciples » de Yéshoua qui « prenaient leur repas avec des mains non lavées. » (Marc 7.2). Il y a ici de la part des pharisiens du légalisme et un absence d’amour du prochain.

    En quelques mots, Yéshoua réagit en expliquant clairement que ce n’est pas parce qu’un homme ne se lave pas les mains qu’il se souille le cœur, puis il enchaîne en rappelant le cœur de la Torah : ce qui sort de mauvais du cœur de l’homme, c’est cela qui le souille principalement ! Yéshoua a toujours mis l’emphase sur l’importance des devoirs du cœurs « SANS NÉGLIGER LES AUTRES CHOSES » (Matthieu 23.23) : « Nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net. » (Matthieu 23.26). Soyons honnête : Tout cela n’a rien à voir avec l’abolition des lois alimentaires sur le sang, les viandes impures etc.

    Attention donc aux erreurs dues au contexte. Lorsque Yéshoua enseigne au milieu du peuple juif que « rien » de l’extérieur ne peut souiller l’homme, c’est évidemment excepté ce que son Père a déclaré impur ! De la même façon, lorsque Paul déclare « Tout m’est permis », c’est excepté ce que Dieu ne lui permet pas et quand il enseigne : « tout est pur », c’est excepté ce qui est déclaré impur dans la Torah de Dieu ! Il ne faut jamais oublier le contexte au risque de s’inventer toute sorte de fausses doctrines qui viendraient flatter la chair.

    En d’autres termes, manger avec des mains non lavées ne peut souiller davantage un individu s’il est déjà impur de l’intérieur, voilà ce que Yéshoua enseigne à ses contradicteurs « Hypocrites ».

    Dans les écrits pseudo-clémentins, une collection d’oeuvres « judéo-chrétiennes » basées sur un substrat de traditions authentiques remontant au Ier siècle, Kéfa (Pierre) résume ainsi la philosophie de Marc 7:1-23 ainsi que de Matthieu 15:1-20 et donne une toute autre perspective du rapport de Yéshoua à la halakha (prescriptions juives) et à ses coreligionnaires :

    « Pierre dit alors : …. notre Maitre réprimanda quelques uns des Pharisiens et des scribes, qui semblaient être meilleurs que les autres, et qui s’étaient séparés du peuple, en les appelant hypocrites, car ils purifiaient seulement ces choses qui étaient vues des hommes, mais laissaient souillés et sordides leurs coeurs que Dieu seul sondait. De ce fait, il dit à quelques uns, mais pas à tous : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance. Pharisien aveugle ! Nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net ». Car en vérité, quand l’esprit est purifié par la lumière de la connaissance, quand ce dernier est clair et pur, alors il est nécessaire de prendre soin de ce qui est externe à l’homme, à savoir sa chair, pour qu’elle soit aussi purifiée. Mais quand ce qui est externe, à savoir la purification de la chair, est négligé, il est certain qu’aucun soin n’est procuré à la pureté de l’esprit et à la propreté du coeur. Ainsi, celui qui est propre à l’intérieur le sera sans doute également à l’extérieur, mais celui qui est propre à l’extérieur ne l’est pas toujours de l’intérieur. » (Reconnaissances pseudo-clémentines 6:11)

    Ceci est exactement conforme à l’enseignement d’un sage d’Israël grandement respecté dans tout le judaïsme du nom de Rambam :

    « La propreté des habits, le nettoyage du corps et le débarrassage de la saleté constituent également un des buts de la Torah, mais seulement après la purification des actes, et la purification du coeur des principes impurs et des attributs impurs. Il serait extrêmement mal pour quelqu’un de s’efforcer de laver son apparence extérieure en se lavant et en nettoyant ses vêtements tout en étant voluptueux et sans retenue dans les aliments et la luxure. Ceux là sont décrits par Isaïe comme (Isaïe 66:17): « Ceux qui se sanctifient et se purifient au milieu des jardins, l’un après l’autre, qui mangent de la chair de porc » … Ils paraissent propres à l’extérieur mais leurs coeurs se soumettent à leurs désirs et à la jouissance corporelle, et ceci n’est pas le but de la Torah. Car le but principal [de la Torah] est de diminuer la luxure de l’homme, et de laver son apparence extérieure après qu’il ait purifié son intérieur. Ceux qui lavent leurs corps et nettoient leurs vêtements alors qu’ils restent impurs de leurs mauvaises actions et [de leurs mauvais] attributs, sont décrits par Salomon comme (Proverbes 30:11-12): La génération qui se prétend pure et qui ne s’est pas lavée de ses souillures ! La génération aux yeux démesurément hautains et au regard altier ! » (Moreh Nevoukhim 3:33)

    Comme le souligne François Micciche : « Analysons la réaction des pharisiens. Ils étaient déjà scandalisés par le fait que les disciples ne s’étaient pas lavé les mains. Imaginons que Jésus aurait déclaré toute nourriture pure, quelle aurait été la réaction de ce type de pharisien ? Si jésus avait fait une telle déclaration, il aurait aboli le chapitre 11 du Lévitique et même plus, ce qui était punissable de mort d’après la loi de Dieu (Deutéronome 12.32 à 13.6).

    Or, lorsque Yéshoua fut condamné à mort par le sanhédrin, personne n’est venu l’accuser d’avoir enseigné le peuple que manger de la nourriture impure ne souille pas l’homme ou d’avoir aboli un quelconque commandement de la Torah.  Marc 14.55-65 nous révèle qu’il a été impossible de trouver un seul témoignage valable contre Yéshoua : « Les grands prêtres et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas »

    Vous l’aurez compris :

    avec un minimum d’analyse des Ecritures en prenant en compte le contexte culturel, nous voyons avec une grande clarté que jamais Yéshoua n’enseigne l’abolition des lois alimentaires et pour cause : les lois alimentaires regorgent de bénédiction spirituelles, ce qui fera l’objet d’autres articles.

    Ce que nous devons comprendre, c’est que de la même manière que les apôtres ne reparlent pas explicitement des tatouages, des incisions ou de l’interdiction de prier les morts dans les différentes épîtres, les apôtres ne reparlent pas non plus explicitement des lois alimentaires mais nous rappellent indirectement ces lois là en plusieurs reprises.

    Les écrits apostoliques de la nouvelle alliance n’ont pas pour vocation de reprendre et de réécrire l’ensemble des commandements de Dieu : la Torah et les prophètes étaient déjà rédigés, disponibles et lus pour le peuple chaque shabbat, il était donc évidemment inutile de tout réécrire dans les épîtres « Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de shabbat dans les synagogues. » (Actes 15.21).

    Par exemple, Pierre reprend ce que dit la Torah en de nombreuses reprises : « Vous serez Saint, car Je suis Saint ». Ce que dit Pierre englobe beaucoup de choses mais, d’une manière claire, Pierre parle ici aussi des lois alimentaires : effectivement, dans le chapitre consacré exclusivement aux lois alimentaires (Lévitique 11), l’Éternel  Dieu, en parlant des aliments purs et impurs, termine l’enseignement du chapitre par un commandement que Pierre n’a fait que rappeler :

    « SOYEZ SAINTS ; CAR JE SUIS SAINT. » (Lévitique 11.45).

    Ici, dans le chapitre 11 de lévitique, en parlant des lois alimentaires et en terminant par l’ordre de se sanctifier, la Torah nous montre d’une manière évidente que le respect des lois alimentaires est intimement lié à la sanctification, chose que rappelle Pierre : « Soyez Saints dans TOUTE votre conduite selon qu’il est écrit : VOUS SEREZ SAINTS, CAR JE SUIS SAINT. » (1 Pierre 1.15).

    Effectivement, « Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. » (1 Thessaloniciens 4 : 7).

    A une époque où les écrits de la nouvelle alliance n’existaient pas, ce n’est pas sans raison que Paul insiste : « Toute l’Écriture est divinement inspirée (ce qui inclue donc les lois alimentaires, Paul parle ici de la bible hébraïque ou Tanakh), et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice; Afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne oeuvre. » (2 Timothée 3.16).

    Paul dira également : « purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » (2 Corinthiens 7.1). Notez que le mot « sarx » en grec, traduit en français par « chair », peut parler de notre nature animale, du vieil homme, mais souvent, ce terme fait aussi référence au corps de chair, à notre corps physique que nous devons prendre garde à ne pas souiller car cela influe sur la vie spirituelle (des articles à ce sujet sortiront prochainement).

    1 Thessaloniciens 5.23 : « Que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible ». Il y a donc aussi une sanctification du corps et de la matière comme le montre Dieu lorsqu’il nous ordonne de nous abstenir des tatouages, du sang, des viandes impures, des bêtes mortes et étouffées, des incisions, d’introduire des choses abominables dans notre maison (Deutéronome 7.26) etc, car ces choses peuvent aussi influer sur notre vie spirituelle et sur la sanctification et bloquer notre communion avec Dieu : ce sont autant de commandements que nous devrions étudier et mettre en pratique dans l’amour et la joie d’obéir et de nous soumettre à Dieu, sans condamnation, afin de nous sanctifier et de nous élever spirituellement et ainsi, « le diable fuira loin de vous » (Jacques 4.7).

    Conclusion :

    Il est important de se nettoyer des faux enseignements en s’efforçant de se conformer à Dieu et non à ce monde et ses convoitises. Les lois alimentaires ne sauvent pas mais les négliger peut entraîner de réelles difficultés et contribuer à égarer un enfant de Dieu dans des voies dangereuses. Les lois alimentaires n’ont jamais été abolis : elles regorgent de bénédictions, sont une source de bénédiction très utile à la croissance spirituelle. Les lois alimentaires sont données par Le Médecin en chef de l’univers pour  le bien-être de ses enfants car Lui, mieux que quiconque, sait ce qui est bon pour nous.

    Rappelons-nous des paroles de Pierre : « Comme des enfants obéissants, NE VOUS CONFORMEZ PAS AUX CONVOITISES QUE VOUS AVIEZ AUTREFOIS, QUAND VOUS ÉTIEZ DANS L’IGNORANCE. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints DANS TOUTE votre conduite, selon qu’il est écrit : VOUS SEREZ SAINTS, CAR JE SUIS SAINT. » (1 Pierre 1.15)

    N’oublions pas : « Sanctifie-les par ta Parole » veut dire : Père, apprends-leur a observer Ta Parole, Ta Loi, afin qu’ils soient saints dans leur conduite. « Tout est sanctifié par la Parole » signifie que La Parole, c’est à dire le Saintes Ecritures et donc aussi la Torah de Dieu donnée à Moïse (lois, enseignements), nous guide afin que toutes nos actions soient saintes selon ce que dit l’Ecriture !

    Enfin, parce qu’il est nécessaire d’« insister en toute occasion », remarquez le mot grec utilisé par en actes 21.21 pour décrire le fait de « renoncer à Moïse » : « APOSTASIA ». Bien que l’apostasie ne se limite pas seulement à l’abandon des commandements de Dieu, cette traduction n’est pas hasardeuse : la fausse doctrine de l’abolition des lois de Dieu, lois alimentaires incluses, est un des fruits mauvais de cette apostasie prophétisée par Paul.

    Ne tombez pas dans ce piège subtil quoique évident une fois dévoilée et ne loupez pas les prochainsstop mensonge faux docteur articles et fascicules sur les impacts et les bénédictions spirituelles découlant de l’observation fidèle des lois alimentaires données par l’Eternel des armées à son peuple : tout ce que Dieu donne et ordonne à ses enfants n’est que pure bénédiction, seule la rébellion amène tôt ou tard le malheur et les difficultés.

    Si certaines choses restent obscures et difficiles à pratiquer parfaitement, Dieu ne nous condamne pas et nous apprendra au fur et à mesure, conduit par son Esprit. Sa colère et ses jugements se font ressentir seulement face aux rebelles qui « tordent le sens des Ecritures pour leur propre ruine » selon ce que dit Pierre (2 Pierre 3.16).

    Gardons bien à l’Esprit que Dieu ne condamne pas ses enfants lorsque ceux-ci sont désireux de lui plaire et de lui obéir mais au contraire : au travers de Sa Parole, le désir de Dieu est de nous enseigner et de nous bénir par la mise en pratique de ses commandements afin que l’on marche par sa grâce dans Ses voies droites, ce chemin resserré qui mène à la vie. Derrière les prescriptions alimentaires se caches des trésors de sagesse et de bénédiction pour le peuple de Dieu dont l’impact est infiniment plus grand qu’on ne saurait l’imaginer comme chaque commandement de Dieu que nous mettons en pratique avec amour, grâce et vérité, sans compromis.

    Peut-être, comme de nombreuses personnes, vous avez été mal enseigné à ce sujet. Qui n’a pas déjà été égaré par des enseignements erronés ? N’endurcissons pas notre nuque et notre coeur : pour ceux et celles qui ont l’amour de la vérité, Dieu a préparé une voie pour nous sortir de l’erreur et du péché involontaire après nous avoir éclairé par la grâce de son amour : Cette voie s’appelle la repentance.

    Que le Père pardonne nos nombreuses fautes, non pas à cause de notre justice mais à cause de son grand nom et de sa grâce surabondante qu’il a déployé en Yéshoua notre sauveur. Qu’il nous accorde la repentance et nous donne de grandir dans l’amour véritable : aimer Dieu de tout son coeur en obéissant à sa Torah avec joie et amour, et aimer notre prochain comme nous même, telle est la voie tracée par Dieu le Père et le Messie pour tous ceux qui l’aime.

    Que chacun de nous puisse faire cette courte mais simple prière de David :

    « Eloigne de moi la voie du mensonge, Et accorde-moi la grâce de suivre ta loi ! » (Psaumes 119.29)

    Amen vé Amen.

    Etude de Thomas, inspirée de sources juives.

    http://www.rencontrerdieu.com/

    « Prières Juives orthodoxes qui parlent du Seigneur Yéshoua Les véritables Fruits du faux prophète face à la Torah du Dieu d’Israël – Paracha Reeh & Chofetim (Deutéronome 11.26 à 21.9) »
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