• Jésus et la loi de Moïse

    L'article "Les deux phases du salut" nous avait permit de voir que le péché est définit comme la violation de la loi.

    « Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. » (1 Jean 3 : 4)

    Quand donc on affirme de Jésus qu’il n’a point commis de péché, on dit tout simplement qu’il n’a jamais violé la loi de Moïse, qui est la loi de Dieu.

    « Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4 : 15)

    Parlant de la tentation, nous savons que Jésus repoussa chacune des attaques du Diable en lui montrant la règle établie par la loi (Matthieu 4 : 1 – 10 ; Deuteronome 8 : 3 ; Deuteronome 6 : 16 ; Deuteronome 6 : 13).

    Le fait que Jésus ait scrupuleusement observé la loi est attesté par les évangiles de sa naissance à sa mort.

    Jésus était juif, au sens le plus vrai du terme, étant issu de la race bénie d’Israël à laquelle appartient les alliances, la loi, les cultes, les promesses et les patriarches (Romains 9 : 4 – 5).

    Les premières lignes de l’évangile de Matthieu confirment avec force ce fait en affirmant : «Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham. » Abraham fut le premier hébreu (Genèse 14 : 13). Aujourd’hui encore, les juifs sont appelés hébreux et leur langue s’appelle l’hébreu. Jésus est descendant d’Abraham l’hébreu. Jésus était de la tribu de Juda (Hébreu 7 : 14), l’un de douze fils de Jacob (dont le nom fut changé par Dieu en « Israël »). La royauté en Israël appartient à cette tribu (Genèse 49 :10), spécialement à la lignée de David (1 Samuel 17 : 2 ; 1 Chroniques 28 : 4 ; Jérémie 23 : 5 – 6). C’est pourquoi le Christ (Jésus), qui est issu de cette lignée, est appelé fils de David. Notons que le Roi des juifs devait lui-même être juif et un observateur scrupuleux de la loi (Deuteronome 17 : 15, 18 – 20).

    Lors de son sermon sur la montagne, Jésus confirma l’autorité de la loi et des prophètes (Matthieu 5 : 17) même dans le royaume de cieux (Matthieu 5 : 19 –20). 

    Jésus allait souvent à la synagogue (Luc 4 : 16) et son enseignement était respecté par les autres membres de celle-ci (Luc 4 : 15). Il enseigna aussi dans le temple juifs (Luc 21 : 37). Son enseignement était basé sur l’Ancien Testament (Matthieu 22 : 42 – 45) et même dans ses blâmes, il se référait à la loi et aux prophètes (Marc 7 : 6 – 13). Ses disciples le suivaient parce qu’ils croyaient en la loi et aux prophètes (Jean 1 : 45).

    Quand il purifia un lépreux de sa lèpre, Jésus lui dit : « va te montrer au sacrificateur, et présente l'offrande que Moïse a prescrite » (Matthieu 8 : 4 ; Lévitiques 14).

    Bien qu’il s’opposait à certains de ses contemporains sur la manière dont il fallait interpréter les commandements (Matthieu 12 : 12), il ne refusa pas leur observation, allant jusqu’à affirmer « si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » (Matthieu 19 : 17).

    Jésus arborait sur son vêtement des signes extérieurs (franges avec cordon bleu) pour se rappeler de tous les commandements et les mettre en pratique, tel que recommandé par la loi.

    « L'Éternel dit à Moïse: Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur qu'ils se fassent, de génération en génération, une frange au bord de leurs vêtements, et qu'ils mettent un cordon bleu sur cette frange du bord de leurs vêtements. Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez, et vous vous souviendrez de tous les commandements de l'Éternel pour les mettre en pratique, et vous ne suivrez pas les désirs de vos coeurs et de vos yeux pour vous laisser entraîner à l'infidélité. » (Nombres 15 : 37 – 39)

    C'est cette frange que toucha la femme qui avait une perte de sang depuis douze ans.

    « Elle s'approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s'arrêta. » (Luc 8 : 44).

    Pour ce qui est des fêtes, nous savons de Jésus qu’il observa la pâque (Jean 2 : 13) et monta à Jérusalem selon la loi (Deuteronome 16 : 16). Il observa la fête des tabernacles (Jean 7 : 2, 14). Ils observa aussi la fête de la dédicace (Jean 10 : 22) et peut être aussi la fête du Pûrim (Jean 5 : 1), allant à Jérusalem à chacune de ces occasions.

    Quand il fut arrêté, Jésus fut conduit au Sanhédrin, une sorte de parlement religieux (Luc 22 : 66), où des faux témoins l’accusèrent en vain d’avoir violé la loi (Matthieu 26 : 59 – 60). S’il fut condamné, c’est fut pour ses paroles dans cette cour qui furent faussement considérées comme une offense à la loi, un blasphème (Matthieu 27 : 64 – 66 ; Lévitique 24 : 16). Condamné en première instance par une cour juive dont Pilate reconnaissait la juridiction (Jean 18 : 31), puis en deuxième instance par l’occupant romain, Jésus fut crucifié entant que « Roi des Juifs ».

    « Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de Nazareth, roi des Juifs. » (Jean 19 : 19)

    A sa mort, des juifs éminent l’ensevelirent dans une tombe et selon la coutume juive (Jean 19 : 38 – 42). Après sa résurrection et juste avant son ascension, Jésus leva ses mains et bénit ses disciples. Cette bénédiction semble être celle reprise en Nombres 6 : 22 – 27.

    L’une de dernières recommandations de Jésus à ses disciples fut celle-ci : 

    « Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. » (Matthieu 28 : 19 – 20)

    Parmi les prescrits de Jésus, nous avons notamment ceux inscrits en Matthieu 5 : 17 – 20).


    « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. » ( Matthieu 5 : 17 – 20)

    Pourtant, l’une des croyances profondément ancrées dans le christianisme aujourd’hui est que jésus avait mis fin à la loi de Moïse, qu’il l’avait par sa mort et sa résurrection abolis définitivement.


    Nous venons de voir que des dires et des actes posés par Jésus, une vérité tout autre paraît. D'ailleurs, en Matthieu 5 : 17 – 20, il confirme la validité de la loi de Moïse et son utilisation comme standard pour déterminer la hiérarchie dans le royaume des cieux.

    Les questions que devraient se poser ceux qui affirment que la loi n’a plus court sont celles de savoir :

    1) si « le ciel et la terre sont déjà passé ». Comme il est à 100 % sûr que l’un comme l’autre demeurent, il faut donc en accord avec les dires de Jésus observer la loi et enseigner aux autres à le faire.

    2) Pourquoi les positions qu'occuperont chaque personne dans le royaume de cieux seront déterminées par rapport à leur observation de la loi de Moïse si elle a été abolie ?

    Comme nous venons de le voir, rien dans les dires ou dans les agissements de Jésus ne laissent penser à une abolition de la loi de Moïse. D’ailleurs, on abolit que ce qui est mauvais (ex. : l’esclavage, la traite des noirs). 

    Peut-on parler d’abolition pour la loi au sujet de laquelle David écrit : 

    « La loi de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme; Le témoignage de l'Éternel est véritable, il rend sage l'ignorant. » (Psaumes 19 : 7 ou 8 pour certaines versions)

    Et Paul ajoute : 

    « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.» (Romains 7 : 12)

    Il reste que les nombreuses citations tirées du Nouveau Testament pour prouver que la loi a été abolie sont tirées des Epîtres de Paul.

     


    C’est pourquoi, nous allons dans une série d’articles nous attarder à l’examen des enseignements de Paul sur la loi de Moïse.

    Source: http://cafe-biblique.blogspot.com/2008/12/jesus-et-la-loi-de-moise.html

    « Le Royaume des cieux et l’évangile terrestreComme aux temps de Noah et transhumanisme à venir... »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :