• Le Lashon Hara / La Médisance

                 Quelques extraits d’articles tirés de différents                        sites, principalement de sites hébraïques:

     

    « La haine est un Lachone hara / médisance «silencieux»

    « Attention, chaque parole a un impact sur la réalité »

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    Le Lashon Hara / La Médisance

    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lachon_hara

     Lachon hara (hébreu לשון הרע), « langage du mal », ou lochon hora selon la transcription française de la prononciation ashkénaze) est un péché particulièrement honni dans le judaïsme, tant dans la Bible hébraïque que dans la littérature rabbinique.

    Il regroupe la calomnie (motze chem ra), le faux témoignage, la médisance et, de façon générale, toute parole pouvant causer du tort à autrui, y compris celles prononcées lors de conversations légères, de façon non-délibérée.

    Un propos est considéré comme lashon hara - quel qu'en soit le vecteur - quand il est vrai, expose en public une chose négative qui n'était pas encore connue sur une personne, et n'a pas pour but de corriger ou d'améliorer une situation négative.

    Faute importante :

    Le lashon hara est considéré comme une faute importante car, à la différence d'un autre péché, le mal fait par la langue ne peut être réparé.

    Certains commentateurs font du lashon hara l'expression du Mal absolu, une faute plus importante encore que les trois fautes que la Torah considère comme capitales, le meurtre, l'idolâtrie et la débauche, et destine son auteur à la géhenne. Ainsi, Maharal affirme qu'il n'y a pas de pardon divin possible ni de place dans le monde futur pour celui qui s'en rend coupable car la parole synthétise les trois attributs humains - l'intelligence (sechel), le corps (gouf) et l'âme (nefesh) - et le langage médisant, attentant à la spécificité propre de la personne, la dégrade. Plus encore, Maharal affirme que le lashon hara équivaut à ne pas reconnaître l'existence de Dieu.

    Certains expliquent, comme Maïmonide, qu'outre la victime, la calomnie atteint non seulement son auteur mais aussi celui qui prête foi à ces propos plutôt que de les ignorer puisque sans lui la médisance ne pourrait se répandre.

     

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    Le Lashon Hara / La Médisance

                                                  Source : http://www.seraia.com/seraiafr/lexique/LachonHara.htm

     

     Le lachon Hara (mot hébreu, littéralement "mauvaise langue") est le péché de commérage Juif. Lelachon Hara fait référence à la déclaration réelle, écrite ou parlée ; les faux bavardages sont plus rigoureusement interdits. Ainsi, la vérité est en général une défense contre la calomnie ou la diffamation, mais elle n'est pas une défense contre le lachon hara.

    La principale défense contre le lachon hara est tirée de Lévitique 19:16 « Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple. Tu ne t’élèveras point contre le sang de ton prochain. Je suis l’Eternel ». Le Talmud écrit que le lachon hara est une des causes de la maladie biblique de la lèpre. Il indique aussi que normalement ceux qui pratiquent le lachon hara ne sont pas admis dans la présence de Dieu (Sotah 42a). D'autres dénonciations similaires se trouvent à différents endroits de la littérature Juive.

    Il y a un temps où une personne est obligée de parler, même si l'information est désobligeante. Particulièrement si l'intention de cette personne à partager cette information négative est pour un but positif, constructif et bénéfique, l'interdiction contre le lachon hara ne s'applique pas. Proférer des mensonges et répandre de la désinformation est toujours interdit. Et si le lachon hara sert d'avertissement contre de futures mauvaises intentions, une telle communication est non seulement permise, mais, sous certaines conditions, nécessaire.

    Lachon est traduit par "langage" ou "langue" ; cependant il est généralement traduit comme "mauvaise langue". Il est vrai que le concept du lachon Hara ne concerne que les choses vraies. Les mensonges, les fausses informations ou les informations exagérées tombent dans une catégorie plus mauvaise appelée Hotzaat Diba (paroles désobligeantes, calomnieuses ou diffamatoires), qui sont, en fait, pire que le lachon Hara en bien des façons.     

      Voici quelques conseils pratiques pour éviter de faire du Lachon Hara' :

    1) S'habituer à ne pas trop parler pour ne rien dire.

    2) Au moins une fois par jour, se freiner lorsqu'on a envie de dire quelque chose (même si ça n'est pas du Lachon Hara').

    3) Éviter les sujets problématiques, par exemple parler avec quelqu'un de son concurrent etc.

    4) S'éloigner des gens qui ont cette maladie de faire du Lachon Hara' sur les autres.

    5) S'habituer à ne pas être curieux.

    6) Se renforcer dans la foi que tout ce qui m'arrive vient d'Hachem, pour mon bien, même le mal que les autres m'ont fait.

    7) Faire du bien au profit de la communauté.

                         

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    Le Lashon Hara / La Médisance

                                                          Source : http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/2602935/jewish/Les-lois-du-Lachone-Hara.htm

    Les lois du Lachone Hara

    Lorsque Miriam parla négativement de son frère Moïse, elle fut réprimandée par D.ieu et fut punie de l’affection cutanée de tsaraat (lèpre). Grâce aux prières de Moïse, elle guérit rapidement, mais dut cependant rester à l’extérieur du camp sept jours durant.

    1

    Aaron, qui avait écouté ses paroles négatives sans protester, fut également puni, bien que pas aussi sévèrement.

    2

    Malheureusement, les espions qui furent envoyés en Israël peu après ne tirèrent pas de leçon de cette histoire et parlèrent eux aussi en mal, au sujet de ​​la terre d’Israël. Le résultat en fut que les Israélites de cette génération moururent tous dans le désert.

    Les armées idolâtres du roi Achab gagnaient leurs batailles car elles n’avaient pas le péché de lachone hara

    De fait, le lachone hara, c’est-à-dire la médisance, est un péché qui fut la cause de nombreuses tragédies pour le peuple juif et pour le monde entier, et ce, depuis le début de l’histoire.

    Quelques exemples :

    Le Midrache raconte que le serpent calomnia D.ieu auprès d’Ève pour la convaincre de manger de l’Arbre de la Connaissance.

    3

    Joseph parla négativement de ses frères à son père Jacob, les amenant à le détester. Cela conduisit à ce qu’ils le vendent, ce qui, à terme, entraîna l’exil en Égypte.

    4

    Au début, Moïse se demandait en quoi les Juifs avaient mérité un esclavage aussi difficile en Égypte. Quand il entendit qu’il y avait parmi des délateurs, il dit qu’il comprenait alors pourquoi ils méritaient ce sort.

    5

    La calomnie de Doeg, berger en chef du roi Saül et chef du Sanhédrine, entraîna le massacre de près d’une ville entière de kohanim.

    6 

    Et les armées du roi Saül perdirent leurs batailles contre les Philistins suite aux calomnies proférées contre le (futur) roi David.

    7
    (En revanche, Les armées du tristement célèbre roi Achab gagnaient leurs batailles, bien qu’elles fussent idolâtres, du fait qu’elles n’avaient pas le péché de lachone hara

    8 

    Selon le Talmud, c’est la calomnie de Juifs par des Juifs qui entraîna la destruction du Second Temple.

    9

    Les lois de lachone hara sont trop volumineuses pour être toutes traitées dans un article. Le rabbin Israël Meir Hakohen de Radin écrivit un livre entier sur le sujet dont le titre est ‘Hafets ‘Haïm (et c’est également ainsi que son auteur est populairement désigné : « le ‘Hafets ‘Haïm »). Ce nom est inspiré par le verset des Psaumes : « Quiconque désire la vie (‘hafets ‘haïm)... garde ta langue du mal... »

    10

    Voici toutefois un bref aperçu de quelques-unes de ces lois, pour la plupart extraites du ‘Hafets ‘Haïm :

    Lachone hara signifie littéralement « mauvaises paroles ». Cela signifie qu’il est interdit de parler négativement d’autrui, même si ce que l’on dit est vrai.

    11

    Il est également interdit de répéter quoi que ce soit au sujet d’autrui, même si ce n’est pas quelque chose de négatif. Ceci est appelé rekhilout, colporter.

    12

    Il est également interdit d’écouter du lachone hara. Il faut réprimander celui qui parle ou, si ce n’est pas possible, s’extraire de cette situation.

    13

    Même lorsque l’on a effectivement entendu du lachone hara, il est interdit d’y prêter foi. Au contraire, il faut toujours juger son prochain favorablement.

    14

    Si l’on a entendu du lachone hara, il est interdit d’y croire. On peut toutefois soupçonner que le lachone hara est vrai, et prendre les précautions nécessaires pour se protéger.

    15

    Il est interdit de faire ne serait-ce qu’un geste qui soit péjoratif ou désobligeant envers quelqu’un. 

    16

    On ne peut pas même raconter un événement négatif sans mentionner de noms, si ceux qui entendent peuvent deviner à propos de qui on parle.

    17

    Dans certains cas, tel que pour protéger quelqu’un d’un préjudice, il est permis et même obligatoire de divulguer des informations négatives. Comme il y a beaucoup de détails à cette loi, on doit toujours consulter un rabbin compétent pour savoir ce qui peut être divulgué, chaque situation étant particulière. 

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    Le Lashon Hara / La Médisance

                   

                    Source : http://www.terredisrael.com/medisance-lashon_hara.php

    Lachon hara ou la « mauvaise langue » 

    ATTENTION DANGER : La langue qui tue : 
    Nos sages nous apprennent que la médisance met en danger au moins trois personnes : celle qui médit, celle qui écoute et celle dont on parle. 

    Pourquoi en danger ? Car sur ces trois personnes est alors attiré le jugement divin ; or, sommes-nous irréprochables pour braquer sur nous le projecteur ? Or, la plupart d’entre nous ne savent pas qu’une parole négative sur autrui, est condamnable : dans ce domaine le mauvais penchant est très fort, et c’est à chacun de nous de chercher ce qui nous empêche de maîtriser notre langue, organe présomptueux. 
    Les causes du lachone ara sont l’orgueil, le laisser- aller, la colère, la moquerie, et souvent le manque de confiance à Dieu nous amène à nous plaindre et donc à médire. 

    Une oreille complaisante 
    Pourquoi celui qui ne fait qu’écouter subirait-il le même sort que l’accusé» et l’avocat général» ? Parce qu’ici l’auditeur est coupable de non assistance à personne en danger. 
    S’il n’y a avait pas d’auditoire, il n’y a aurait certes pas de médisance ». 
    Mais il faut reconnaître qu’écouter de mauvaises paroles sur autrui nous fait plaisir, et soulage nos bas instincts, ce qui explique le succès de la presse à scandale qui flatte notre mauvais penchant. 
    Dire du bien d’autrui en présence d’au moins trois personnes comportent aussi du danger, car plusieurs réactions peuvent en découler Si je n’aime pas la personne dont on fait l’éloge, j’en concevrai encore plus d’acrimonie et de jalousie envers elle ». 
    Même si l’on commence par des louanges par un effet de balance intérieure on finit, si la conversation se prolonge, par trouver aussi du mauvais à en dire, surtout si l’interlocuteur se lasse et attend autre chose. Alors que faire si même dire du bien devient sujet de conflits ? Si l’on est content de quelqu’un, admiratif, reconnaissant, mieux vaut adresser directement à lui, ou par notre comportement bienveillant le lui faire sentir. Un geste, une attention, un sourire seront cadeaux et outils de communication meilleurs que la parole parfois encombrante. 

    Vertu et limite du silence : 

    La nature humaine a horreur du vide, dit-on et l’homme moyen meuble le silence de toutes manières possibles. En dehors des paroles de torah, le sage connaissant les méfaits de la langue choisit le silence et évite du même coup la moquerie, la grossièreté, la flatterie, le mensonge, la médisance, le blasphème. Le traité Pessahim (99a) ajoute : Si le silence est bon pour le sage, il l’est encore davantage pour le sot ». Pourtant, il sera de notre devoir d’intervenir si l’on entend dénigrer autrui pour prendre la défense de la victime ; car ici, un silence sera compris comme approbation et le médisant ira de plus belle. 

    Pourquoi la médisance ? 
    Nous ressentons tous le besoin de nous confier à un proche des frustrations et injustices subies au travail, déceptions amicales ou sentimentales. Alors nous déblatérons sur l’autre, car nous nous sentons en état de légitime défense, ayant été déçu, trahi, bafoué, en un mot victime. Mais de ce statut, nous passons immédiatement à celui de criminel dès lors que nous médisons : la mauvaise langue est une arme, elle est un glaive qui peut tuer à distance. Il est des mots qui tuent… En fait si l’on était honnête envers soi-même on conviendrait que c’est notre faiblesse, notre laisser-aller, notre égocentrisme qui nous inclinent à agir de la sorte ; si je fais mon examen de conscience, j’essayerai de comprendre pourquoi l’autre a agi comme il l’a fait. Est-ce ou non justifié ? A moi alors de régler le différend éventuel cette personne. Ce faisant je me place au dessus de l’événement au lieu de me laisser dépasser par ma langue vengeresse. 

    Comment lutter ? 
    La médisance menace à tout instant. Que faire pour l’enrayer ? Tourner 7 fois sa langue dans sa bouche comme le dit la sagesse populaire, ce qui permet de réfléchir et de désamorcer sa colère. Avant de médire, méditez, refuser fermement d’écouter la médisance 

    Evitez toute tentation de laisser aller, souvenez vous que la médisance est signe de lâcheté, et de faiblesse, maîtriser sa langue c’est renforcer sa foi et augmenter sa confiance en soi… 
    S’habituer à tout voir de manière positive, la médisance vient de ce que les gens voient le mal partout pessimisme, amertume, sentiment d’injustice se transforme vite en agressivité verbale. Étudier les lois de la médisance les deux livres que nous citons ici nous y invite. Il faut se réunir régulièrement à deux ou à plusieurs pour en étudier le fondement. Il faut étudier ses manifestations et ramifications pour en comprendre la portée profonde et y travailler. “La faute de la médisance est à la source de la majorité des fautes envers son prochain et quelques unes envers Dieu ” résume le ‘Hfetz ‘Haim. L’éviter nécessite un amour très fort du prochain. Selon le principe biblique “mesure pour mesure” un homme qui surveille sa langue sera jugé favorablement. Pour ce faire il recherche la paix l’entente avec les autres car “grande est la force du shalom, paix ; s’il règne en Israël le Satan ne peut l’attaquer” disent nos textes. 
    Source : J.Malka

    LACHON HARA : définition :
    Le terme de lachon hara' (littéralement, mauvaise langue) s'applique à tous parole péjorative ou susceptible de nuire à une autre personne. N'importe quel propos diffamatoire représente du lachon hara' même s'il ne peut causer absolument aucun tort.
    Examiner des autres est répréhensible en soi.

    Tout propos susceptibles de causer un préjudice à quelqu'un d'autres - au plan financier, matériel, moral ou autre - constitue du lachon hara', même s'il n'a rien de diffamatoire.
    (On notera que le terme lachon hara' se rapporte à des propos médisant ou susceptibles de nuire véridiques. Des propos mensongers ou inexacts sont désignés par les termes hotsaath chem ra" diffamatoire.
            Source l'étude quotidienne des lois du langage

    FAIRE UNE HALAKHA PAR JOUR
    Le 'Hafetz 'Hayim dénombre trente et un commandements de la Torah susceptibles d'être enfreints par l'émission ou l'audition de Lachone Hara ou en écouter mène inéluctablement à la violation d'un
    grand nombre de ces Mitsvoth.
    S'abstenir de dire du Lachone Hara constitue, bien plus qu'un acte méritoire, une obligation de la plus haute importance incombant à tout individu soucieux de l'observance de la Torah et de ses prescriptions.

    LA LANGUE A LE POUVOIR DE VIE ET DE MORT
    Le lachon hara" est une arme faite uniquement de mots, mais la torah lui prête un terrible pouvoir destructeur.
    Le lachon hara' creuse un fossé si profond entre JUIF et D..., qu'il peut le priver de Son aide au moment du besoin. Le nombre de lois concernant le langage n'a d'équivalent dans aucun autre domaine.
    Il ne fait donc pas de doute que le lachon hara' provoque des dégâts bien plus sévères et étendus qu'on ne le conçoit à première vue. On parle beaucoup, du matin au soir, tous les jours de l'année, et la majeure partie de ces propos ne semble pas prêter à conséquence ; il est donc facile de croire que le verbe est inoffensif.

    "A l'époque (de la destruction) du second Temple, on étudiait la Torah, on observait les mitswoth et on faisait des bonnes actions. Il fut néanmoins détruit à cause de la haine gratuite" (Yoma9b)

    ETUDE 13 CHEVAT - LA MOQUERIE
    Une autre cause profonde de lachon hara', c'est la moquerie. Certaines personnes sont habituées à se moquer de tout et de rien et ils s'associent à ceux qui leurs ressemble. Pour eux, rien de plus naturel que de se moquer des autres et de les dénigrer. Celui qui veut se purifier doit réfléchir à cette grave faute.
    Nos Sages enseignent que les moqueurs sont un des quatre groupes qui ne mériteront pas d'accueillir la Présence Divine ( Sotah 42a ). Outre ses propres fautes, le moqueur se rend coupable de faire fauter ceux qui s'associent à ses propos railleurs. Or on sait qu'il est extrêmement grave de faire faire des fautes aux autres et que D...refuse d'aider ceux qui en sont coupables à se repentir ( Avot 5,8 ).
    En outre, celui qui perd son temps sans rien faire, même s'il ne commet pas de péchés, gaspille un temps précieux qu'il aurait pu employer pour étudier la Torah et accroître ses mérites pour le monde à venir. Selon Rav Nehraï, le verset " ... car il s'est moqué de la parole de D..." (Bamidbar 15,31 ) s'applique à celui qui aurait l'occasion d'étudier la Torah et ne le fait pas ( Sanhédrin 99a ).
    Quelle honte devrait éprouver un homme qui passa des heures entières en compagnie de moqueurs ! En s'abstenant de propos interdits, il mériterait la VIE ETERNELLE car, comme le dit le Midrach, pour chaque instant qu'un homme se retient de dire des choses interdites, il mérite une lumière cachée qu'aucun ange ne peut concevoir........

    ETUDE DU 7 CHEVAT - UNE RECETTE POUR LA REUSSITE 
    La parabole suivante aidera à comprendre comment le vrai bita'hon (confiance) aide à éviter les querelles dans le monde des affaires:

    Un père distribue le repas familial à ses fils assemblés autour de la table. A ce moment, un des fils étend la main et s'empare de la part de son frère. La victime, voyant que son frère n'a pas l'intention de la lui rendre, va trouver son père au bout de la table et lui explique la situation. " Je suis sûr que tu ne voudrais pas que je me querelle avec mon frère " dit-il. " Je te demande donc simplement une autre part. " En entendant cela, le père embrasse son fils et lui tend une portion plus grande que la première. " Que ton sot de frère garde l'autre ! " dit-il. " La prochaine fois que nous serons attachés ensemble, tu recevras une double part, et lui, il ne recevra rien".
    Qu'aurait été la réaction du père si le fils avait insulté son frère et s'était précipité sur lui pour reprendre son dû ? Il ne aurait conçu beaucoup de peine, et dit : " J'aurais préféré te donner une autre part que te voir te battre contre frère pour des broutilles !"
    Lorsqu'un Juif porte préjudice aux affaires d'un autre et refuse de cesser ses pratiques, D... préfère certainement que la victime s'adresse à Lui pour Le supplier de remplacer ses pertes, car il prouve ainsi sa confiance en D... et son désir de poursuivre la paix.
    Cette confiance sera récompensée par la réussit encore plus grande.
    Mais, tout comme le fils peinerait son père en se querellant avec son frère, il ne fera guère plaisir à D... en se querellant avec son rival.
                         Source l'étude quotidienne des lois du langage.

    Le Lashon Hara / La Médisance

    ETUDE DU 6 CHEVAT - UN MERITE INFINI
    Comme nous l'avons déjà dit, pour arriver à la chmlirat halachone, il faut d'abord acquérir le bita'hone, la confiance en D..., afin de ne pas laisser abattre lorsqu'on subit une peine ou un préjudice. Le cas échéant, si on possède le bita'hon nécessaire, on se gardera de dire des choses médisantes sur le coupable, de se quereller avec lui ou de lui faire honte et on aura confiance que D... remplacera les pertes comme Il le juge bon.
    Le Talmud dit : " Lorsqu'un homme met sa confiance en D..., il mérite que D..., soit son refuge dans ce monde et dans l'autre" ( Mena'hoth 29b ). Cette promesse est valable pour tous ceux qui ont confiance en D..., même si cette confiance ne provient pas du seul désir d'honorer Son nom. On la méritera donc sûrement lorsqu'on s'abstient d'une querelle pour éviter de dire du lachon hara'. Quant à celui qui se retient de rendre " mesure pour mesure" afin de ne pas profaner le nom de D..., et place sa confiance en Lui, il mérite certainement une récompense infinie.
                                   Source l'étude quotidienne des lois du langage.

    ETUDE DU 14 TEVETH- L'UNITE DU PEUPLE D'ISRAËL
    Le Samg (9) rapporte une belle idée trouvée dans le talmud Yerouchalaïm ( Nedarim 9,4)
    Un homme marche en chemin lorsque, soudain, l'un de ses pieds butte contre l'autre et le fait trébucher ; le voilà par terre, couvert de bosses et d'égratignures. Songera-t-il à se venger du pied " coupable " au lieu de panser ses blessures ? En voudra-t-il à ce pied ? Sûrement pas, car ses pieds, tout comme ses mains ou son visage sont des parties d'un seul et même corps, le sien.
    Ce qu'il devrait faire, c'est réfléchir un peu et comprendre que ce sont ses fautes qui l'ont fait trébucher.
    Il en est de même lorsqu'un voisin nous refuse le service demandé, nous blesse ou nous met dans l'embarras : il n'y a pas lieu de se venger ou de lui garder rancune. Car qui sommes-nous et qui est notre prochain ? Nous venons de la même source, comme il est écrit : " Qui est comme Ton peuple d'Israël, une seule nation sur terre ? " ( Divrei Hayamim I, 17,21).
    La Torah dit : " Toutes les personnes de la maison de Yaacov qui vinrent en Egypte, furent en tout soixante-dix" (Béréchit 46,27).
    Personnes, en hébreu, se dit nefechoth. Mais c'est le singulier, nefech, qui est employé ici car, dans le Ciel, toutes les âmes du peuple d'Israël ne font qu'une entité. Chacun, tout en faisant partie d'un tout, possède son indépendance et sa personnalité distincte, à la manière d'un corps qui est un tout mais qui est composé d'éléments distincts qui possèdent chacun une fonction individuelle.
    Un mot d'avertissement : bien qu'un époux doive être prêt à écouter l'autre et à lui offrir son soutien lorsqu'il le faut, il doit rester attentif et avoir soin d'éviter tout lachon hara' dépourvu de caractère constructif. Les époux ont souvent du mal à faire la distinction et, par conséquent, ne tiennent aucun compte des lois de la chmirat halachone lorsqu'ils discutent entre eux
                                 Source l'étude quotidienne des lois du langage.

    HUMILIATION
    L'auteur du Sefer 'Hareidim écrit :
    Lorsqu'on m'insulte ou qu'on m'humilie en public, je me représente l'image d'une balance : sur le plateau se trouvent mes fautes ; sur l'autre, les insultes et les humiliations que je subis. Le plateau portant mes fautes s'incline dangereusement... Je préfère donc me taire et supporter la honte, en me disant que je le mérite. c'est ce que je fais toutes les fois qu'on me met dans l'embarras, par des paroles ou par des actes ( Séfer 'Hareidim 4,5)

    La plupart des gens sont prêts à subir une humiliation si cela peut empêcher une perte financière. On le voit bien lorsque leurs biens sont menacés par le feu ou par d'autres calamités. Ne faudrait-il pas, à plus forte raison, préférer l'humiliation afin de sauver notre âme ? Dans ce cas, le silence n'est-il pas la meilleure réaction possible ?
                                           Source l'étude quotidienne des lois du langage.

     

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    Le Lashon Hara / La Médisance

                 Source : http://www.torah-box.com/paracha/chemot-exode/tetsave/tetsave-achon-hara-manque-de-confiance-en-soi_2822.html

    Grâce aux « campagnes » menées contre le lachon hara, les gens sont beaucoup plus conscients des lois de chemirat halachon (préserver sa langue des paroles néfastes) et en comprennent plus le sens. Pourtant, le lachon hara reste l’une des avérot les plus difficiles à éviter. Plusieurs raisons expliquent ceci ; l’une d’elles est le fait que nous parlons tellement et que la pression sociale est si forte, que nous avons beaucoup de mal à éviter les propos négatifs.

    Il existe cependant une origine plus profonde qui expliquerait une grande partie de la médisance proférée. Selon la halakha, nous retirons du plaisir à parler négativement des autres – nous déduisons ceci des lois concernant les paroles « constructives » : il est parfois permis, voire nécessaire de dire du lachon hara, afin d’éviter qu’un dommage soit causé. En revanche, ces paroles sont interdites si celui qui les dit retire un quelconque plaisir à prononcer un jugement négatif sur autrui. Essayons de comprendre quel est le plaisir physique obtenu quand on parle négativement d’une autre personne.

    Apparemment, ce qui stimule le lachon hara, c’est la confiance en soi de la personne. Lorsque nous ressentons un manque de confiance en soi, il y a deux façons d’y remédier : on peut s’investir dans des activités positives et améliorer notre caractère, ce qui permettra d’être plus satisfait et sûr de soi. Mais on peut choisir l’autre option, certes, plus facile : l’individu a tendance à se comparer aux autres et par conséquent, son image de soi dépend souvent de son entourage. En critiquant autrui, nous « l’enfonçons », ce qui nous permet de nous sentir, comparativement, bien meilleurs. Par exemple, si nous nous sentons moins intelligents que quelqu’un d’autre, nous pouvons, en le critiquant sur ce point, développer notre estime de soi dans ce domaine.

    Il semblerait, d’après l’explication donnée par ‘Hazal, qu’une personne ne critique les autres que sur des défauts qu’elle possède elle-même. ‘Hazal ont compris que les gens avaient psychologiquement besoin de se sentir « au-dessus », et que la façon la plus simple d’y parvenir est de rabaisser les autres en exposant leurs propres points faibles.

    Bien entendu, une confiance en soi plus forte, qui provient du lachon hara, n’est qu’artificielle et de courte durée. Peu de temps après, l’insuffisance socio affective de la personne réapparaît et elle ressent le besoin de rabaisser autrui davantage pour se remonter le moral. Celui qui se garde de dire du lachon hara peut affirmer que les fois où il s’est abstenu d’en dire, il n’a ressenti aucun manque – au contraire, il était content d’avoir fait le bon choix.

    Nous pouvons tirer deux leçons importantes de cette explication sur le lachon hara. Tout d’abord, il nous faut être très vigilant quant à nos intentions lorsque nous parlons négativement, même dans un but constructif. Cela s’applique en particulier aux critiques émises sur certains groupes ou idéologies au sein du judaïsme. Le Roch Yéchiva de Manchester, le rav Segal zatsal dit en effet, que seuls les grands tsadikim peuvent se permettre de critiquer certains individus ; ils sont suffisamment équilibrés et n’ont pas besoin de diffamer les autres.

    Par contre, toute autre personne est susceptible de ressentir un manque de confiance en soi et d’exprimer un blâme « justifié » sur ceux qu’elle désapprouve pour des raisons qui ne sont pasléchem Chamaïm (pour le Ciel). En ce cas, l’interdit de dire du lachon hara est min haThora et il est alors bien judicieux de prendre en compte des paroles du rav Segal afin de ne jamais risquer de transgresser cette terrible faute.

    Le deuxième enseignement est le suivant. Si une personne ressent le désir de déprécier quelqu’un, elle doit s’introspecter pour comprendre la source de ce désir. Très souvent, cela peut provenir d’un manque de confiance en soi. Mais au lieu de rabaisser les autres, on peut se stimuler en améliorant ses midot (traits de caractère) et en s’efforçant d’être actif dans la société. Puissions-nous tous mériter d’épurer notre langage et de prendre leçon du méil.

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    Le Lashon Hara / La Médisance

    Source:  http://www.hevratpinto.org/voie%20a%20suivre_n/5771/670_tazria_5771.html

    LE LACHON HARA PORTE ATTEINTE A LA SAINTETE DE LA CHEKHINA

    (Par Rabbi David Hanania Pinto Chelita)

    « Pendant tout les jours où la plaie est en lui, il est impur, il restera solitaire, sa place est en dehors du camp. »

    Nos Sages ont dit (Torat Cohanim Tazria 5, 12) que le metsora était renvoyé en dehors des trois camps. La Guemara dit également (Berakhot 5b) : « Quiconque a l’un de ces quatre aspects de plaie, elles sont pour lui comme un autel de rachat », et Rachi explique que c’est parce qu’il est renvoyé en dehors du camp et en a honte.

    Mon fils m’a demandé pourquoi le Saint béni soit-Il a ordonné à Moché le jour de l’inauguration de l’autel qu’il humilie les lépreux au point de les chasser des trois camps, puisque même ceux qui sont passibles de malkout, s’ils ont subi une humiliation, cela les dispense de recevoir les coups (Makot 22b). En quoi sont-ils différents des lépreux, puisqu’ils ne reçoivent pas les coups quand ils ont subi une humiliation, alors que les autres, bien qu’ils aient été humiliés au point d’être renvoyés des trois camps, ne sont pas dispensés pour autant de leur punition ?

    C’est que les Sages ont dit (Vayikra Rabba 16, 6) : « Voici quelle sera la loi pour le metsora » (Vayikra 14, 2), le « metsora » est celui qui est « motsi chem ra », qui a dit du lachon hara. Cela nous enseigne que quiconque dit du lachon hara transgresse les cinq livres de la Torah. C’est pourquoi Moché met en garde les bnei Israël : « Voici quelle sera la loi pour le metsora », c’est-à-dire que les plaies viennent à cause de la faute du lachon hara et de la médisance.

    C’est pourquoi le Saint béni soit-Il a dit à Moché le jour de l’inauguration de l’autel qu’il fasse honte à ceux qui disent du lachon hara. Pourquoi ? Parce que quand on dit du lachon hara, pour ainsi dire le Saint béni soit-Il a honte devant les armées célestes. En effet, les Sages ont dit (Sanhédrin 38b) que lorsque le Saint béni soit-Il a voulu créer l’homme, il a créé une légion d’anges du service et leur a dit : « Voulez-vous que nous fassions l’homme à notre image ? » Ils ont répondu : « Maître du monde, que fera-t-il ? » Il leur a dit : « Voici ce qu’il fera ! » Ils ont répondu : « Maître du monde, ‘qui est l’homme pour que tu t’en souviennes et le fils de l’homme pour que tu le protèges ?’ (Téhilim 8, 5) » Il a tendu Son petit doigt vers eux et les a consumés, et de même pour la deuxième légion. Les anges de la troisième légion ont dit : « A quoi cela sert-il, le monde entier est à Toi, tout ce que tu veux faire dans Ton monde, fais-le ! »

    Quand l’homme pèche devant Lui et que les anges du service Lui disent : « Maître du monde, Tu as voulu créer l’homme, et nous ne voulions pas, maintenant que Tu l’as créé, il a fauté et a abîmé Ton monde, quel profit as-tu de lui dans Ton monde ? » La Guemara dit également au même endroit : quand on en est arrivé à la génération du déluge et à la génération de la dispersion, dont la conduite était dépravée, ils ont dit devant Lui : « Maître du monde ! Les précédents n’ont pas bien parlé devant Toi ! »

    A ce moment-là, pour ainsi dire, D. a honte devant les armées célestes des actes commis par les méchants, et ceci étant, quelqu’un qui dit du lachon hara ne manifeste aucune considération pour le respect dû à son Créateur. De plus, tout homme a été créé à l’image de D., ainsi qu’il est dit (Béréchit 1, 27) : « D. créa l’homme à son image, à l’image de D. Il le créa », donc quand il dit du lachon hara sur l’image de D., c’est comme s’il avait parlé de Lui-Même. Sans compter que le lachon hara est très grave, car il tue trois personnes, c’est donc une humiliation pour trois images de D., c’est pourquoi il est renvoyé des trois camps, mesure pour mesure ; de la même façon qu’il a humilié D. trois fois, ainsi il est humilié et renvoyé des trois camps.

    Quitter la jalousie et la haine

    Mes chers frères, évitez de dire du lachon hara. Raconter sur autrui même quelque chose de vrai fait partie du lachon hara et finit par habituer à dire des mensonges. Quiconque dit du lachon hara sur quelqu’un, c’est uniquement parce qu’il voudrait que les autres détestent l’homme dont il parle, ce qui est le contraire de l’unité. Celui qui respecte la parole de D. fuira le lachon hara sur qui que ce soit des grands d’Israël. Voici ce que dit à ce propos le « Likoutei Moharan » :

    « Sache que le lachon hara cause du mal et altère l’humilité. En effet, à cause du lachon hara qui se dit dans le monde et des dégâts qu’il cause, il est impossible aux tsaddikim d’être humbles, car le lachon hara crée une séparation entre l’humilité et la sagesse. L’humilité s’en trouve détériorée, et il devient impossible d’être humble. Or l’humilité n’est rien sans la sagesse, car ce n’est certainement pas de l’humilité de se montrer la tête baissée par bêtise, c’est comme une humilité indigne. L’humilité n’a de valeur que lorsqu’elle s’accompagne de sagesse. Or à cause du défaut occasionné par le lachon hara, il s’opère une séparation entre l’humilité et la sagesse, si bien qu’il est impossible d’être humble. C’était la qualité de Moché dont la Torah le glorifie : il était tellement grand dans la qualité de l’humilité que même le lachon hara ne pouvait rien contre sa modestie, ainsi qu’il est écrit : « Elle parla de Moché, etc. » Il y avait donc dans le monde un défaut dû au lachon hara, et pourtant, « l’homme Moché était très humble. » En effet, il était à un niveau tellement élevé que même le défaut créé par le lachon hara ne pouvait rien contre son humilité. »

    Par conséquent, quand des gens ordinaires disent du lachon hara, ils portent aussi atteinte aux tsaddikim. Pour réparer, il faut que les grands se mettent d’accord entre eux et que les petits surveillent leur langage, et alors tout le monde sera dans l’unité. De plus, il arrive qu’à cause du lachon hara qu’on dit sur autrui, les autres se mettent à le voir différemment et le méprisent plus qu’auparavant, donc on provoque une imperfection dans l’image de D. de l’autre, qui est l’œuvre des mains du Créateur, pour qui Il a créé le monde. Les Sages ont dit que l’homme a été créé seul pour nous enseigner que quiconque porte atteinte à une vie juive, c’est comme s’il avait détruit tout un monde. S’il en est ainsi, dire du lachon hara est considéré comme si l’on avait détruit le monde du Saint béni soit-Il. C’est une faute impossible à réparer à moins de demander pardon à tous ceux dont on a dit du lachon hara. Si on ne le fait pas, cette faute vous accompagnera jusqu’à la tombe. On devra rendre des comptes, même si dans le cas de quelqu’un de grand.

    Nous voyons que tous les malheurs du monde commencent par la haine gratuite. Efforçons-nous donc d’abandonner la jalousie et la haine entre nous, et de ne plus dire de lachon hara sur autrui, alors nous mériterons d’accueillir le Machia’h, rapidement et de nos jours.

    HISTOIRES VECUES

    La force du silence

    Au centre de notre paracha se trouve la description de tous les dommages que peut causer la parole : « La vie et la mort dépendent de la parole. » Combien est grande la punition de quiconque utilise sa langue pour provoquer disputes et querelles entre les hommes, séparant ainsi ceux qui sont liés ! Une telle personne sera atteinte dans son corps, dans ses vêtements et parfois même dans sa maison. Parallèlement, nous savons combien nos Sages estiment celui qui reste muet durant une querelle, face à ceux qui le calomnient, qui préfère être de ceux qui est insulté mais n’insulte pas. Il est dit à propos d’un tel homme : « Ceux qui L’aiment sont comme le soleil qui sort dans toute sa gloire. »

    Voici une merveilleuse histoire qui a eu lieu récemment, racontée par le Rav Zilberstein dans le livre « Barkhi Nafchi » :

    « J’étais installé dans une maison d’étude à Jérusalem lorsque quelqu’un s’est approché de moi et m’a confié : ‘Je suis resté sans enfants durant de longues années. Mon épouse et moi-même étions accablés par cette situation. Nous avons couru d’un médecin à l’autre afin de tenter de réaliser le rêve de tout un chacun : mériter une descendance, malheureusement sans résultat !

    Puis un jour, j’ai trouvé dans le livre ‘Aleinou Léchabea’h’ un conseil prodigué par le Rav Kaniewski à un homme privé d’enfants : il devrait trouver une personne qui préfèrerait se laisser humilier plutôt que d’humilier l’autre, et lui demander de le bénir. C’était le moyen d’être délivré de cette épreuve.

    Il était également rapporté dans le livre que l’homme avait suivi ce conseil et avait été exaucé de manière particulièrement miraculeuse.’

    Mon interlocuteur pensait que si D. lui avait donné l’occasion de lire cette histoire et ce conseil, il s’agissait certainement d’un signe et que ce ‘remède’ devait aussi le concerner.

    ‘J’ai donc décidé, m’a-t-il dit, qu’au lieu de poursuivre des traitements médicaux, j’allais partir en quête d’un juif qui, bien que soumis à des humiliations, ne répondrait pas, ne réagirait pas, mais accepterait les insultes proférées contre lui. Alors, je lui demanderais de me bénir…

    C’est alors que les doutes ont commencé à m’assaillir : Où trouver un tel homme, que l’on offense mais qui ne le rend pas ? Il était impossible de publier dans les journaux que j’étais à sa recherche, afin qu’il me contacte… il était tout aussi inenvisageable d’accrocher une annonce à la synagogue…

    J’ai alors décidé de me lever et de m’atteler à cette tâche.

    Et voilà que l’incroyable s’est réellement déroulé sous mes yeux !!! Tout au début de ma démarche, je suis entré dans une maison d’étude, et une scène qui ‘correspondait’ parfaitement à ce que je recherchais s’y déroulait…

    Plusieurs personnes entouraient un homme seul et l’insultaient… et lui ne réagissait pas ! Ni plus ni moins !!! La scène s’est poursuivie pendant quelques minutes puis, dès que les agresseurs l’ont quitté, je me suis approché de lui avec beaucoup d’émotion, lui ai raconté tout ce qui m’arrivait et lui ai demandé de me bénir.

    Il m’a béni, et neuf mois plus tard notre petit garçon est né.’ »

    Il ne semble pas nécessaire de s’attarder sur les leçons à tirer de cette histoire. Il y a plutôt lieu d’en retenir l’essentiel : la grandeur de celui qui est insulté mais qui ne réplique pas. Que quiconque se conduit ainsi sache qu’il est détenteur de forces particulières et puissantes, et que sa prière ne ressemble pas à celle d’un homme ordinaire… même si personne ne vient lui demander de bénédiction.

    La prière d’une telle personne a le pouvoir d’apporter de grandes délivrances, pour lui-même et pour tous ceux qui l’entourent.

    C’est pourquoi, à l’instant où il se retient de réagir, qu’il supplie Hachem de faire disparaître toutes les choses qui l’importunent, ainsi que toutes les embûches et tous les obstacles qui pourraient contrarier son service de D.

    D’autre part, quelqu’un qui se dépasse et ne réagit pas quand on l’attaque a conscience de sa grandeur et de ses forces miraculeuses. Sachant qu’il bénéficie d’un grand cadeau du ciel, il lui sera plus facile de surmonter cette épreuve et de rester inébranlable comme un roc face à ceux qui l’offensent !

    Quatre filles de la classe ont trouvé leur conjoint

    Evoquons une autre histoire, racontée dans ce livre et qui se rapporte au même sujet :

    Une jeune fille qui faisait ses études dans un séminaire de Bnei Brak s’était une fois rendue chez le Gaon Rabbi ‘Haïm Kaniewski pour lui faire part du phénomène étonnant qui touchait sa classe. Bien que les filles de cette classe fussent déjà en âge de se marier, aucune ne s’était encore fiancée. Elle sollicitait donc l’avis du Rav et son conseil.

    Le Rav lui avait répondu que puisque toute la promotion était concernée, cela était certainement dû à une « faute collective » et qu’elles devaient retrouver de quel mauvais comportement toute la classe s’était rendue coupable. Il y avait deux possibilités : soit elles avaient offensé un professeur, soit elles avaient vexé l’une de leurs amies. Le message a été transmis aux camarades de la classe, et après une discussion ouverte et sincère, toutes ont conclu ne pas avoir manqué de respect à un maître… mais très probablement à l’une des filles de la classe. Il s’agissait d’une jeune fille délaissée. Bien qu’aucune des amies n’ait cherché à la blesser intentionnellement, il y avait eu, d’une manière ou d’une autre, une atteinte à sa dignité. L’offense était certainement légère (peut-être ne l’avait-on pas salué chaleureusement, peut-être lui avait-on fait remarquer son apparence négligée), mais elle avait existé…

    Une déléguée respectable chargée d’implorer son pardon a été envoyé. Mais, à sa grande surprise, la jeune fille a refusé explicitement de pardonner !

    Ses camarades ont alors compris qu’il s’agissait d’une affaire sérieuse et elles savaient à présent que tant qu’elles ne seraient pas réconciliées, « le blocage » dans leurs chidoukhim se poursuivrait.

    Elles ont renouvelé leur démarche et ont décidé que toute la classe devait aller s’excuser sincèrement et avec insistance. Elles ne se sont pas arrêtées là et ont pris encore d’autres initiatives pour parvenir à la paix.

    Elles se sont rendues chez leur camarade offensée, se sont excusées de leur comportement et ont promis de s’investir elles-mêmes, avec tous leurs moyens, pour lui trouver un bon chidoukh. Si cela ne devait pas aboutir, un des parents était prêt à assumer financièrement les frais d’une professionnelle jusqu’à concurrence de mille dollars.

    Lorsque la jeune fille a constaté que ses amies étaient sérieuses, qu’elles regrettaient vraiment ce qu’elles avaient fait et qu’elles désiraient améliorer leur conduite, elle s’est apaisée et leur a pardonné sincèrement.

    Quinze jours plus tard, quatre jeunes filles de la classe se fiançaient !

    GARDE TA LANGUE

    Un véritable crime

    Sache que même de mépriser et de dénigrer les morts est interdit. Les décisionnaires ont écrit qu’il y a un anathème des anciens sur le fait de dénigrer un mort ou de lui faire une mauvaise renommée. Tout cela même si le mort était un ignorant, à plus forte raison si c’était un talmid ‘hakham, il est certain que celui qui le dénigre commet un véritable crime, et doit être écarté de la communauté pour cela, selon la décision de Yoré Dea (243, 7). L’interdiction de dénigrer un talmid ‘hakham s’applique même si c’est lui-même qu’on dénigre, à plus forte raison si c’est sa Torah.

    (‘Hafets ‘Haïm)

    A LA LUMIERE DE LA PARACHAH

    Extrait de l’enseignement du gaon et tsadik Rabbi David ‘Hanania Pinto chelita

    L’exil est une conséquence de la médisance

    A plusieurs reprises, nous constatons que l’exil vient en punition de la médisance. En effet, lorsque Caïn tue son frère Hével, D. décrète : « Tu seras errant et fugitif de par le monde. » Or, dans cet épisode, Caïn a bien été coupable de médisance en déclarant : « Suis-je le gardien de mon frère ? », ce qui signifiait : « Je le hais tellement que je ne peux me trouver à proximité de lui. »

    A la suite de cette déclaration, D. le condamne à l’exil (« Tu seras errant et fugitif de par le monde »), malgré son repentir, car calomnier est une faute extrêmement grave. On trouve une allusion au lien entre exil et médisance dans les mots mêmes. En effet, les deux dernières lettres de « lachon hara’ » sont Noun et ‘Ayin, celles là mêmes qui composent le mot hébreu « na’ » qui signifie « errer ».

    J’ai une fois découvert le lien de causalité qui existe entre la calomnie et l’exil : c’est une « mesure pour mesure ». En effet, en calomniant son prochain on cherche à le dénigrer aux yeux des gens afin que ceux-ci le déconsidèrent et ne lui fassent plus confiance. En décrétant la fuite et l’errance pour le médisant, D. fait que ce dernier se trouve toujours en situation d’étranger. Par conséquent on ne lui fera pas confiance, on ne prêtera pas attention à ses paroles et il s’en trouvera dénigré.

    En réalité, l’extrême gravité de la médisance vient du fait que cette faute en entraîne d’autres, comme la mésentente, la diffamation, le colportage, les paroles offensantes, l’humiliation, les propos mensongers et parfois même le meurtre. En effet, nos maîtres expliquent que lorsqu’on transgresse le commandement « tu ne haïras pas », on en vient à transgresser « tu ne tueras pas ». On apprend cela du verset : « Si quelqu’un, animé de haine pour son prochain, le guette, se jette sur lui et le frappe de manière à lui donner la mort… », à l’image de Caïn qui a tué Hevel par simple haine, comme nous l’avons expliqué.

    A LA SOURCE

    « Partout où les yeux du cohen peuvent voir » (13, 12)

    Nos Sages déduisent de ce verset un enseignement sur les affections lépreuses : « On ne doit pas examiner les plaies lors d’un jour nuageux. » De même, un Cohen qui serait borgne ne pourrait voir les plaies, puisque le verset précise : « partout où les yeux du cohen peuvent voir ».

    Le livre « Guelilei Zahav » interprète ce verset sur le mode de l’allusion :

    « Lors d’un jour nuageux » : lorsque des nuages épaississent les cieux d’Israël et que des mauvais décrets s’abattent sur le peuple, alors « on ne regarde pas les plaies » : il n’y a pas lieu d’examiner les failles des bnei Israël mais plutôt de s’attarder sur ce qui les a provoquées. Regarder les tribulations et non les fautes !

    C’est la raison pour laquelle un Cohen qui serait borgne, c’est-à-dire qui ne s’intéresserait qu’à la plaie sans se pencher sur les circonstances qui l’ont précédée, et qui ne serait pas capable de juger l’autre favorablement, est inapte pour l’examen des affections lépreuses.

    « C’est un individu lépreux, il est impur : le pontife doit le déclarer impur, sa tête est le siège de la plaie. » (13, 44)

    Le Or Ha’Haïm demande pourquoi le verset dit : « c’est un individu lépreux » au lieu de « c’est la lèpre », comme dans les versets précédents.

    Il répond que qualifier un homme de « lépreux » a une connotation plus méprisable et plus dégradante que de dire : « Il est atteint de lèpre. » La Torah nous enseigne à travers cela que cet homme, à cause de ses mauvaises actions, est dédaigné de D. au point qu’Il le rende lépreux.

    En général, la plupart des plaies touchent la personne à des endroits cachés, car Hachem préserve la dignité de Ses créatures. Même lorsqu’Il doit les punir, Il le fait de manière à ne pas les déshonorer aux yeux des gens.

    Cependant, cet individu est si abhorré de D. que la lèpre l’atteint à un endroit exposé : « sur la calvitie postérieure ou antérieure ». Tout le monde découvre alors qu’il est méprisable et haïssable aux yeux de Hachem, et par là même, aux yeux des hommes.

    « Si le cohen observe que cette plaie, après avoir été lavée, n’a pas changé d’aspect » (13, 55)

    Rabbi Ya’akov Abou’hatseira explique dans son livre « Pitou’hei ‘Hotam » qu’on commet parfois des fautes puis, avec le recul, on se rend compte qu’on a trébuché et qu’on ne s’est pas comporté correctement. Alors on s’engage à changer d’attitude et à suivre désormais le bon chemin : heureux est celui qui agit ainsi, et heureux est son sort. Cette situation est comparable à celle d’un vêtement qui était taché, puis lavé.

    Décider de modifier sa conduite, (la résolution pour l’avenir) ne constitue cependant qu’une partie de la mitsva du repentir. En effet, « la plaie n’a toujours pas changé d’aspect » : la transgression n’est ni effacée ni annulée tant que le fauteur n’a pas terminé le processus du repentir par un regret sincère et un aveu explicite. Ainsi le verset y fait allusion en disant « tu la consumeras par le feu » : par un regret qui provient des profondeurs du cœur.

    « Il sera présenté au cohen » (14, 2)

    Rabbi Yossef Caro, dans son livre « Or Tsadik », relève une particularité quant aux termes employés : pourquoi dit-on « il sera présenté » et non « il viendra » (de lui-même), comme il est écrit plus loin « il viendra vers le prêtre » ? Ceci vient nous enseigner que si l’individu lépreux tarde à se rendre chez le cohen de peur d’être mis en quarantaine ou déclaré impur et de s’en trouver humilié, la Torah ordonne qu’il « soit présenté au cohen » même contre son gré.

    Mais plus loin, lorsque le verset emploie l’expression « il viendra », il s’agit d’un avertissement à l’égard de l’individu atteint : qu’il ne dissimule pas la réalité même s’il est le seul à la connaître. Il en résulte qu’un homme animé de la crainte de D. acceptera le jugement divin dans la joie, et Hachem sera miséricordieux avec lui.

    « Le cohen examinera la plaie et la fera enfermer durant sept jours. » (13, 50)

    Le Or Ha’Haïm questionne : pourquoi la procédure concernant la lèpre qui apparaît sur un vêtement est-elle différente de celle concernant la lèpre qui apparaît sur la peau ? En effet, lorsqu’un homme est atteint de lèpre, il est considéré impur avant même que le cohen ne décide de l’isoler. Cependant lorsqu’un vêtement est touché par la lèpre, le cohen ne fait qu’isoler l’individu, sans le déclarer impur. Il semblerait que la Torah attribue plus de considération aux vêtements qu’à l’homme lui-même. N’est-ce pas étonnant ?

    Il répond que si le cohen déclare les habits impurs dès la première fois, ceux-ci seront condamnés (et brûlés) même si l’individu se repent et regrette la faute qui est à l’origine de cette affection lépreuse. Or il est bien connu que D. ne veut pas nous causer de perte financière.

    Cela rejoint l’explication de nos Sages sur le verset « Le pontife ordonnera qu’on vide la maison… » (Metsora 14, 36) : Hachem sauvegarde même l’argent des impies.

    Ainsi, on ne peut déclarer impurs des vêtements dès la première fois, ce qui n’est pas le cas de l’homme qui, lui, peut faire téchouva et réparer le dommage même quand le cohen l’a déclaré impur. En effet, cette déclaration ne provoque pas sa destruction mais seulement un isolement pour quelque temps, et lorsqu’il se sera repenti, la plaie disparaîtra et il redeviendra pur.

    UNE VIE DE TORAH

    Les paroles du Rambam sont comme un phare qui a guidé les pas des grands de la Torah en Israël à travers toutes les générations. Il a tracé les lignes de conduite et le programme à suivre pour réussir avec certitude dans l’étude de la Torah (Hilkhot Tamud Torah 3, 12) : « Les paroles de Torah ne se maintiennent pas chez celui qui manifeste de la négligence, ni chez celui qui s’y investit dans le confort et la satiété, mais plutôt chez quiconque est prêt à mourir pour elles, fût-ce au détriment constant de leur corps… »

    « En même temps (af) ma sagesse me restait comme appui » (Kohélet 2, 9) : la sagesse que j’ai acquise dans des conditions difficiles (af) est celle qui s’est maintenue en moi.

    Lorsque le Gaon Rabbi Isser Zalman Meltser, Roch Yéchiva d’« Etz ‘Haïm », devait consulter un livre pour les besoins de son étude, il n’était pas possible de le prendre de vitesse ! Il s’approchait de la bibliothèque avec une rapidité et un zèle impressionnants et en retirait l’ouvrage dont il avait besoin. Ses élèves ne sont jamais parvenus à le faire pour lui.

    Cette attitude faisait forte impression : malgré son âge et sa faiblesse, le Rav ne permettait en aucune manière à ses élèves de lui chercher le livre qu’il désirait consulter. Il s’activait toujours lui-même, prenait l’échelle avec une extraordinaire agilité et y montait pour retirer son livre.

    Le Rav Shakh explique que ce comportement avait une double motivation : ne pas déranger son prochain et inclure cet effort dans son labeur pour la Torah.

    Le Rav Aharon Kotler explicite ce sujet en ces termes: « Le labeur et la fatigue qui visent à l’acquisition de la Torah ont tant de valeur qu’il est impossible d’envisager une étude faite dans le repos et sans peine. En revanche, la fatigue qui ne vient pas pour l’étude elle-même n’est pas considérée comme un effort investi pour la Torah et ne lui est donc pas associée. »

    Le remède aux souffrances : l’étude de la Torah

    Le Gaon Rabbi Fischel Rabinovitz chelita, Roch Yéchiva de Bayan, raconte sur un de ses amis de jeunesse de la yéchivah de Kamenitz, Rabbi Moché ‘Haïm ‘Heshin zatsal (auteur du célèbre livre « Hamasoret » destiné aux enfants) : « Il faisait partie de l’élite de la yechiva ! Il était estimé de tous et on aimait s’entretenir de Torah avec lui.

    Faire des efforts pour la Torah constituait toute sa vie. Il a composé la majorité de ses interprétations des textes pendant la nuit, alors qu’il souffrait, et lorsqu’il se rendait à son travail, au ‘héder. Pendant les nuits, de terribles douleurs l’empêchaient de dormir. Que faisait-il alors ? Il se levait et rédigeait des explications de Torah jusqu’à que ses souffrances s’estompent.

    Fort de son expérience, il avait l’habitude de dire à ses élèves :

    « Le remède aux souffrances est l’étude de la Torah ! »

    Il estimait qu’il était impossible de marcher les yeux ouverts sans être confronté à la débauche, sur le chemin du ‘héder « Etz ‘Haïm » où il enseignait et qui se situait au centre de la ville. Il disait alors à son fils qu’il priait Hachem à chaque fois avant de prendre la route pour qu’Il lui permette de trouver des explications nouvelles en Torah sur le chemin. Il a lui-même témoigné avoir composé la majorité de ses interprétations sur la Torah en chemin. »

    Je suis parti de devant lui, l’âme troublée

    On raconte sur le Gaon Rabbi Tsvi Pessa’h Frank, Rav de Jérusalem, qu’une fois, il était gravement malade et devait être transféré à l’hôpital pour y subir une opération. Avant de partir, il a demandé qu’on lui apporte un certain volume de la Guemara à l’hôpital. L’intervention délicate s’est déroulée et de retour de la salle d’opération, tous les membres de sa famille l’attendaient soucieux et tendus. Pourtant, il a simplement fait signe à son fils de lui apporter la Guemara, puis s’est remis immédiatement à son étude. La célèbre maxime du roi David lui correspondait parfaitement : « Si ta Loi n’avait fait mes délices, j’aurais succombé dans ma misère. »

    Un jour, le Gaon Rabbi Eliézer Yéhouda Waldinberg zatsal est venu rendre visite à Rav Tsvi Pessa’h qui s’apprêtait à subir une lourde opération, et l’a trouvé plongé dans des réflexions sur la confiance en D. et l’approfondissement de la sainte Torah. Le Rav s’est tourné vers son visiteur en lui confiant : « Le roi David a dit dans les Psaumes (146, 5) : ‘Heureux qui a pour appui le D. de Ya’akov, et met son espoir en Hachem, son D. !’ Ce verset signifie la chose suivante : Heureux est celui qui, même lorsqu’il ‘a pour appui le D. de Ya’akov’, c’est-à-dire que rien ne lui manque, met malgré tout ‘son espoir en Hachem son D.’, toute sa confiance est en Hachem, et il n’oublie pas que c’est Lui qui lui procure tout. »

    Après l’opération, Rav Waldinberg est venu à nouveau prendre des nouvelles de Rav Tsvi Pessa’h. Remarquant sa présence, le malade s’est réjoui et a répété l’explication du verset (cité plus haut) avec entrain. Malgré sa fièvre et les terribles douleurs qui l’assaillaient, il s’est entretenu avec lui de son projet d’imprimer ses Responsa, priant pour que Hachem l’aide dans cette mission. Il a aussi demandé à Rav Waldinberg de veiller à ce qu’on lui apporte le traité Erouvin…

    « Je suis sorti de devant lui, raconte-t-il, troublé par l’image extraordinaire de cet homme qui se trouvait dans une situation physique terrible et qui malgré tout ne restait attaché qu’à Hachem et à Sa Torah. J’ai alors pensé : Qui pourrait se vanter d’être persévérant dans la Torah et empreint constamment d’une telle confiance en D. ? Puissions-nous n’arriver qu’à la moitié du niveau atteint par Rav Tsvi Pessa’h ! »

    Rejeter tous les principes médicaux

    L’histoire se déroule dans la dernière période où le Rav Chakh donnait des cours collectifs à la yéchiva de Poniewitz. Un jour, il a eu un malaise et sa famille a fait venir son médecin personnel.

    Alors qu’il se faisait examiner, le Rav a demandé au médecin de se dépêcher car il devait aller enseigner. Le docteur a alors souri en lui disant : « Vous n’êtes même pas capable d’aller jusqu’à la yéchiva, comment imaginez-vous pouvoir donner un cours ? » Mais le Rav Chakh ne l’entendait pas ainsi et a demandé à ses proches de l’emmener à la yéchiva. Le docteur, surpris, est intervenu : « Je veux voir de mes propres yeux comment le Rav va pouvoir faire son cours. » Il l’a accompagné vers la grande salle de la yéchiva, qui était comble.

    Le médecin s’est tenu sur le côté du beit hamidrach, observant avec stupéfaction comment le Rav Chakh, âgé et affaibli, soulevait une difficulté dans la compréhension de la souguia étudiée. Dans la salle est alors né un débat : l’un pose une question, et le Roch Yéchiva argumente… Une heure entière de ce « combat sacré », d’un bouillonnement de Thora impliquant cœur et cerveau, corps et âme, à la recherche de la vérité. A l’issue du cours, le médecin a déclaré aux disciples qui l’entouraient, curieux d’entendre le diagnostic qu’il était capable de faire après un tel cours du Rav : « A présent je suis obligé de rejeter tous les principes médicaux que j’ai appris à l’université, car selon eux, dans sa situation physique actuelle, le Rav Chakh ne devrait même pas pouvoir ouvrir la bouche !

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    Le Lashon Hara / La Médisance

    Source : http://www.lechelledejacob.com/lachon-ara-cours-3-livre-vie-i-3/

         'Hafets 'Hayim - Le Livre de la Vie Les lois du langage Littérature rabbinique

    Chapitre 3 - L’interdiction de médire en présence ou en l’absence de la victime, par plaisanterie et sans mention de noms.

    Médire en présence de la personne concernée :

    Nous l’avons vu, il est interdit de rapporter une information malveillante, qu’elle soit vraie ou inventée.

    De même, il est interdit de médire de son prochain en son absence tout autant qu’en sa présence.

    Cependant, celui qui médit en l’absence de sa victime, est maudit par la Torah.

    Cela ne retire rien de la gravité de la médisance émise en présence de la personne visée puisque cette mauvaise conduite habitue son auteur à l’effronterie et la raillerie.

    Autorisation particulière :

    Nos Sages ont toutefois autorisé certaines déclarations que le locuteur aurait émises même en présence de sa victime lorsqu’elles sont ambigües et peuvent être interprétées en bien ou en mal (Avak Lachon Hara). Il va sans dire que si ces propos sont accompagnés de gestes ou d’allusions qui laissent entendre les mauvaises intentions de l’auteur, il n’est plus question d’Avak Lachon Hara mais bien de médisance à proprement parler.

    Lachon Hara par plaisanterie et sans mauvaise intention :

    La Torah interdit la médisance même lorsque celle-ci est formulée sans haine ni mauvaise intention. Toute déclaration déplaisante est strictement prohibée, même pour plaisanter.

    Lachon Hara sans mention de noms :

    Il est interdit de médire même si l’on tait les noms des personnes concernées lorsque l’auditeur peut en deviner l’identité.

    En outre, même si les propos n’ont rien de dénigrant, mais qu’ils risquent de causer du tort à la victime et que l’intention de l’auteur est malveillante, on les considère comme du Lachon Hara.

    Propos « innocents » :

    Proférer des paroles anodines ou prétendument anodines dans l’intention de nuire revient à dire du Lachon Hara.

    Histoire sans conséquences :

    Une déclaration diffamatoire demeure défendue même lorsqu’elle n’est suivie d’aucun préjudice pour la victime.

    Ce principe s’applique également dans le cas où le locuteur sait qu’aucun dommage ne résultera de ses paroles. La Torah interdit la médisance qu’elle soit nuisible ou inoffensive !

    Accorder le bénéfice du doute :

    Il nous incombe d’accorder le bénéfice du doute à autrui - dans la mesure du possible - et ce, suivant les cas que voici :

    Envers une personne craignant D.ieu :

    Le bénéfice du doute doit toujours être accordé à une personne craignant D.ieu même dans les cas où il est difficile de la juger favorablement. Par conséquent, quiconque rapporte les faits qui lui sont incriminés de manière péjorative enfreint l’interdit de médisance.

     Envers un pratiquant moyen :

    Le pratiquant moyen veille en général à ne pas transgresser, mais il lui arrive, tantôt, d’enfreindre certains interdits. Dans ce cas, il faut considérer ces trois situations :

     Lorsque l’acte incriminé tend davantage à être jugé favorablement, il nous est interdit de considérer la personne comme coupable et de diffuser une information dans ce sens.

    Lorsqu’il est possible de juger favorablement la personne tout autant que défavorablement, nous devons la considérer innocente.

    Lorsque le jugement défavorable semble l’emporter, il convient malgré tout de lui accorder le bénéfice du doute et d’invoquer des circonstances atténuantes.

     Lorsqu’il est impossible de juger favorablement :

    Même s’il est impossible d’accorder au fauteur le bénéfice du doute, il ne faudra pas s’empresser de l’humilier, ce qui est interdit dans la majorité des cas. Nous expliquerons plus loin les situations où une telle attitude est autorisée (voir chapitres 4 et 5).

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    Le Lashon Hara / La Médisance

                                          Source : http://www.rencontrerdieu.com/  

    Mesure pour mesure. On récolte ce que l’on sème !

    1Samuel 26 : 23  L'Eternel traitera chacun en fonction de sa justice et sa fidélité. 

    « Celui qui veille sur sa bouche garde son âme; Celui qui ouvre de grandes lèvres court à sa perte. » (Proverbes 13:3)

    « Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. » (Galates 5.15)

    Mesure pour mesure : « Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » (Galates 6.7)

    « Si tu dis : Ah! Nous ne savions pas!… Celui qui pèse les coeurs ne le voit-il pas ? Celui qui veille sur ton âme ne le connaît-il pas? Et ne rendra-t-il pas à chacun selon ses oeuvres ? » (Proverbes 24.12)

     

    Faisons ici le focus sur un verset de cette incroyable paracha afin de comprendre non seulement les méfaits de la médisance et du colportage mais également, de saisir la profondeur du principe éternel, vrai et connu de tout temps par les sages d’Israël : « Mida Kénéguède Mida » – Mesure pour mesure –  comme il est dit la bouche de Rabbouni Yéshoua :

     

    « Ne jugez(condamnez) point, afin que vous ne soyez point jugés (condamnés). Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez (…) Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’oeil de ton frère. » (Matthieu 7.1-5)

     

    Yossef (Joseph) est un des personnages clés de cette paracha. Dans la tradition juive, la grandeur de Yossef est telle que le Messie souffrant décrit en Ésaïe 53 sera même appelé ‘Messie Ben Yossef’, ce qui, pour ceux qui croient en la Brit Hadacha (alliance renouvelée), correspond au dévoilement du Messie d’Israël en la personne de Yéshoua : Yéshoua est venue une première fois en tant que Messie Ben Yossef (Messie souffrant) avant de revenir pour la Gueoula finale (délivrance) en Messie Ben David (Messie Roi des rois). A ce sujet, les innombrables rapprochements entre l’histoire de Yossef et de Yéshoua sont multiples ainsi que le veut le principe établi par les sages d’Israël :

    « Maassé avot siman lebanim » – « Tout ce qui est arrivé aux pères (les patriarches) est un signe pour les fils ».

     

     Yossef, jalousé et envié par ses frères, fut livré à la mort et laissé pour mort pendant une longue période jusqu’au jour où il se révéla de nouveau à eux pour leur offrir la délivrance en Egypte. C’est toute l’histoire de Yéshoua qui aujourd’hui encore est laissé pour mort et traité d’imposteur et/ou de sorcier par beaucoup de ses frères juifs bien que dans peu de temps, il se révélera à l’ensemble du peuple d’Israël comme étant celui qui leur apportera la délivrance. (Déjà, il existe plusieurs rabbanim et des centaines de milliers de juifs qui ont reçu la révélation du Messie Yéshoua).

    En plus de ce rapprochement fait avec le Messie, la Vie de Yossef (Joseph) est exemplaire, il est un modèle de crainte de Dieu, de persévérance, de patience, de foi comme il est dit quelque part :

     

    « Dieu aime celui qui, dans une cave de noirceur, jeûne avec chasteté plutôt que celui qui vit avec délicatesse dans des chambres secrètes, sans restriction », « car tout homme qui pratique la loi du seigneur sera aimé de lui. »

    Et encore :

    « Et où le Très-haut demeure, même si un homme subit la jalousie ou l’esclavage ou la calomnie, le seigneur qui demeure en lui, à cause de sa modération, non seulement le délivrera du mal mais l’exaltera aussi et le glorifiera comme pour moi (Yossef). Car dans chaque voie l’homme est protégé, soit en intention ou en parole ou en pensée. »

     

    Cependant, si Yossef est une figure du Messie, il n’en reste pas moins un homme qui peut fauter et tomber comme nous allons le voir ensemble. Nous allons ici nous attarder sur un verset particulier, riche en enseignements, qui nous dépeint certaines fautes de Yossef, ce qui nous permettra d’en tirer d’excellents enseignements fidèles à la Brit Hadasha (alliance renouvelée) :

    «… Et Yossef rapportait sur leur compte des médisances à leur père » (Genèse 37.2).

     

    Une autre traduction dira : « Et Yossef rapportait à leur père leurs mauvais propos. ». Ce verset nous parle de Yossef qui, voyant plusieurs péchés chez ses frères, allait régulièrement les rapporter à son père.

    Rachi sur ce verset nous rapporte un excellent commentaire qui sera le socle de cette étude :

    « Tout ce qu’il voyait de mal chez ses frères, les fils de Léa, il le racontait à son père : ils mangeaient de la chair d’animaux vivants, ils humiliaient les fils des servantes en les appelant « esclaves ». Mais aussi, Yossef les soupçonnait d’immoralité. Et c’est en corrélation avec ces 3 accusations qu’il fut puni, ce que l’on appelle en hébreu « Mida Kénéguède Mida » – Mesure pour mesure.

     

    Ainsi « ils égorgèrent un jeune agneau » lors de la vente de Yossef, et ne le mangèrent pas vivant (verset 31). Pour avoir raconté qu’ils appelaient leurs frères « esclaves », Yossef fut vendu comme esclave. Et par rapport à leur débauche, Yossef fut confronté à l’immoralité : « et la femme de son maître leva les yeux sur Yossef… » (Midrash Rabba 39)

     

    Ainsi que le rapporte le Rav Eliaou Hassan dans son excellent ouvrage « la paracha » :

    « Si nous voyons parfaitement le « mesure pour mesure » dans le fait qu’il raconta que ses frères appelaient les fils des servantes « esclaves » et qu’ils se conduisaient avec immoralité, il est difficile de comprendre la « punition » qu’il reçu lorsque ceux-ci égorgèrent un agneau devant lui au moment de le vendre aux caravaniers. En quoi fut-ce une punition ?

    Rabbi Haïm Chmoulévitch nous répond quelque chose d’extrêmement frappant :

    Il n’y a pas de punition plus grande pour un homme que d’avoir devant ses yeux la preuve qu’il s’est trompé ! Ainsi, lorsque Yossef vit qu’ils égorgèrent un agneau, il comprit qu’il s’était trompé à leur sujet et qu’il les avait soupçonnés à tort. Il est difficile de décrire sa honte et ses remords tant le choc fut violent !

     

    Ce terrible sentiment de voir la preuve de son erreur lorsqu’il est trop tard est comparable à cette histoire : un certain Rav était victime constamment d’insultes et d’attaques de la part d’un journaliste qui avait de la haine pour la Torah et pour ceux qui la pratiquaient. Jusqu’au jour où ce journaliste mourut brutalement. Ainsi, la tristesse et l’affliction se répandirent dans le coeur du Rav et, sa mine qui habituellement était joyeuse, était devenue grise et on lui demanda pourquoi. Il répondit : « J’ai tellement de pitié pour cet homme. Imaginez-vous : toute sa vie il a pensé qu’il n’y avait pas de juge et pas de jugement, il s’est efforcé toute sa vie de lutter contre la Torah et de renier ses principes et voilà qu’aujourd’hui il est mort ! Il se rend compte en ce moment même qu’il a une âme, qu’il y a un juge et un jugement et que toute sa vie il s’est trompé. Une erreur grande comme l’éternité qu’il vient de perdre ! Comment ne pas avoir de la peine pour un tel homme ? Y a-t-il plus grande punition ? »

    Quelle terrible vérité !

     

    Un homme a dit un jour :

    « Lorsque tu juges et montres quelqu’un du doigt, ta propre main t’accuse trois fois plus qu’elle ne l’accuse lui ! En effet, n’as tu pas remarqué que lorsque tu montres quelqu’un du doigt, ton index est dans la direction de la personne et TROIS autres doigts son dans ta direction !!! Alors écoute ta main et juge-toi donc toi-même trois fois avant de parler sur les autres une fois ! »

     

    Ainsi, pour avoir colporté et médit sur ses frères en les critiquant et en les jugeant sans cesse, Yossef vu sur sa vie cette parole de l’enseignement de Yéshoua s’accomplir :

    « Prenez garde à ce que vous entendez. On vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis, et on y ajoutera pour vous. » (Marc 4.24)

     

    Premier jugement : Pour avoir jugé à tort selon les apparences, il fut témoins de son erreur : ses frères ne mangeaient pas d’animaux avec le sang : il subit la honte et l’amertume du jugement d’apparence.

    Deuxième jugement : Pour avoir médit et rapporté que ses frères appelaient « esclaves » d’autres de leurs frères (fils de Léa), il fut vendu comme esclave.

    Troisième jugement : Pour avoir rapporté et médit sur la débauche de ses frères, il fut confronté à l’immoralité.

     

    Oui, en d’autres endroits, Dieu nous avertis au travers de sa Torah parfaite : « Tu ne colporteras pas de rumeur sans fondement. Ne te rends pas complice d’un méchant par un faux témoignage. » (Exode 23:1)

    Mais ce n’est pas tout. Salomon, ce grand sage nous rapporte aussi ce que la Torah de Dieu nous apprend :

    « Celui qui couvre les fautes, cherche l’amitié; mais celui qui en fait rapport, divise les meilleurs amis. » (Proverbes 17:9). Yossef a pleinement vécu la division causé par ses médisances et ses mauvais propos.

     

    De plus, il convient de méditer cet enseignement de sagesse de l’Eternel Dieu : « Les paroles d’un rapporteur sont comme des coups qui retentissent au plus profond des entrailles. » (Proverbes 26:22)

    Sur ce verset, Rachi rapporte ce commentaire qui s’appuie sur l’hébreu et l’interprétation des maîtres d’Israël : « Les propos des calomniateurs sont comme cause de mort pour eux. »

     

    Ainsi, Yossef, après avoir rapporté, médit et calomnié ses frères, a effectivement expérimenté que ses paroles étaient comme cause de mort pour lui : Tentative de meurtre à son égard et laissé pour mort.

    Evidemment, si ces jugements semblent sévères, c’est aussi pour nous rappeler que l’on ne se moque pas de Dieu.

     

    Cependant, il ne faut pas perdre de vue que Yossef avait une destinée précise et difficile : son songe devait se réaliser et c’est lui qui devait apporter plus tard la délivrance à sa famille comme il est dit : « Ce n’est donc pas vous qui m’avez envoyé ici, mais c’est Dieu; » (Genèse 45.8)

     

    Seulement, son cheminement aurait pu être différent mais il fut adapté à ses fautes afin que la justice divine s’accomplisse par la même occasion et que Yossef puisse en tirer leçon, puis plus tard, tous ceux qui auront cette chance d’étudier la Torah. Si Yossef n’avait aucunement fauté, Dieu ne lui aurait certainement pas permis de passer par ces épreuves précises et son cheminement aurait été sans doute bien différent.

     

    Au sujet du châtiment divin et des épreuves, Yonah de Geronne, dans son magistral ouvrage « Les portes du repentir » explique :

    « Sache et comprend que le châtiment divin a pour objectif le bien de l’homme. Dieu le punit avec deux desseins : le premier objectif de la punition est l’expiation de son péché et le pardon de sa faute, comme il est dit « vois mon affliction et mes difficultés et pardonne tous mes péchés » (psaumes 25.18). Le châtiment permet aussi la guérison de son âme par les souffrances physiques et morale que Dieu lui envoie. « Guéris mon âme car j’ai fauté contre toi ». 

    Lorsqu’un homme accepte le châtiment divin et améliore ses voies et ses actes, il doit se réjouir de ses souffrances en ce qu’elles lui font beaucoup de bien. Il doit donc remercier Dieu pour ses souffrances, comme il le remercie pour ses autres réussites, ainsi qu’il est écrit : « Je lève la Coupe de la délivrance, et j’invoque le nom de Dieu » (psaumes 116 13.) »

     

    C’est ici exactement l’enseignement de Yaacov (Jacques) dans les textes de la Brit Hadacha (alliance renouvelée) : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. »

    Et Paul de dire : « Étant regardés comme mourants, et voici nous vivons; comme châtiés, quoique non mis à mort; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses. » (2 Corinthiens 6.10))

     

    La pire des choses pour un homme est de vivre dans l’impiété et dans la tranquillité, sans être dérangé mais en prospérant même !

    Le Maharal de Prague, un sage d’Israël, enseigne la sagesse à ceux qui se pensent sans péché mais qui aiment à pointer du doigt le péché des autres :

    « La chair du vivant sent la coupure du couteau, tandis que la chair morte ne la sent pas. N’ayant plus la vie, elle ne sent pas ce qui manque. Il en résulte que la reconnaissance de nos lacunes est le degré le plus élevé auquel nous puissions nous trouver. Que nous ne les reconnaissions pas et que nous ne les sentions pas est dû à l’immensité du défaut de sagesse qui est en nous. »

     

    Si « la chair du vivant ne sent plus la coupure du couteau », cela signifie certainement que cette personne est « morte quoique vivante » et que le vrai Dieu l’a complètement abandonné. Tandis que l’homme qui est éprouvé par la souffrance, la douleur et l’épreuve, est encore sous le regard de Dieu, qui probablement veut le pousser à la repentance : bien souvent Dieu permet ces choses afin que l’homme scrute et examine ses voies pour comprendre ses fautes et/ou ses manquements en vue de la repentance et de la délivrance.

    Rabbi Eliezer ben Yaacov dit : « tant qu’un homme vit dans la tranquillité, aucune de ses transgressions n’est pardonnée. Par les souffrances, il est désiré de Dieu : « car celui que Dieu aime, il corrige, comme un père son fils désiré (proverbe 3. 12) ».

     

    Ainsi, Yossef est sorti grandi de toutes ses justes épreuves, il a manifesté son attachement à Dieu en dépit de ses fautes. Son repentir au travers de l’épreuve lui a donné de belles leçons comme il est dit quelque part à son sujet :

    « En 10 tentations le Seigneur me montra son approbation et pour chacune d’elles j’endurais, car la persévérance est un contrôle puissant et la patience apporte beaucoup de bonnes choses. »

     

    Et aussi :

    « Vous aussi aimez-vous les uns les autres et de grande persistance, cachez les fautes l’un de l’autre, car Dieu se plait dans l’unité des frères et dans la résolution d’un cœur disposé à l’amour ; ».

     

    Dans son traité sur la médisance, le Hafets Haïm rapporte :

    La tâche suprême de l’homme est de se garder de pécher avec sa bouche. Nos sages enseignent que tous les commandements et les bonnes oeuvres qu’on a accomplis et toute la Torah qu’on a étudiée ne suffisent pas pour compenser les dégâts causés par la parole. (Extrait d’une lettre du Gaon de Vilna).

    De même que l’étude de la Torah a autant de poids que toutes les autres mitsvoth (commandements) réunies, le lachon hara (mauvaise bouche, médisance, colportage, commérage) a autant de poids que tous les autres péchés réunis. (Yerouchalmi, Péa 1,1)

     

    Une fois encore, c’est précisément l’enseignement de Yaacov (Jacques) dans la Brit Hadacha (alliance renouvelée) :

    « Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote. De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! La langue aussi est un feu; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne. Toutes les espèces de bêtes et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, sont domptées et ont été domptés par la nature humaine; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter; c’est un mal qu’on ne peut réprimer; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? » (Jacques 3).

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    Le Lashon Hara / La Médisance

         

    Source: jardindelatorah.org/pouvoir-de-parole/: http://www.

    Le pouvoir de la parole.

    Pourquoi le Lachon Hara mène-t-il à des conséquences catastrophiques ?

    Le langage peut être porteur de vie comme de mort.

    Il peut aussi bien construire et détruire, soigner et blesser, donner naissance et ôter la vie. 

    Hachem aime le peuple juif lorsqu’il utilise sa parole correctement.

    Si vous aimez parler, vous êtes libre de le faire. C’est un droit absolument légitime que personne ne vous conteste, mais faites bon usage de votre parole. Au lieu de vous moquer des gens et dire du mal d’eux, utilisez plutôt le pouvoir de votre langage pour les faire vivre ensemble et les réconcilier.

    Personne ne doit penser : « Moi qui ne suis rien, comment mes modestes actions pourraient-elles exercer une quelconque influence ? » Au contraire, l’homme doit graver dans son coeur la certitude que ses actions, ses paroles, et ses pensées ne restent jamais sans conséquences, car l’homme est créé à l’image de D.IEU ! Bien utilisées, elles peuvent produire des édifices éternels, mais dans le cas contraire, leurs conséquences sont désastreuses.

    Nous avons beau avoir entendu des milliers de fois que le Temple a été détruit à cause de la Sinat ‘Hinam (la haine gratuite), quelque part au fond de notre coeur, nous restons sceptiques.

    Nous avons beau avoir entendu des milliers de fois l’enseignement du Hafets Haimnous expliquant que si nous cessions de faire du Lachon Hara les uns sur les autres, nous serions délivrés de notre exil long et amer, quelque part au fond de notre coeur, nous n’y croyons pas. 

    Pourquoi ? Pour la bonne et simple raison que nous n’avons pas conscience du pourvoir de notre parole.

    Réaliser l’impact de notre langage constitue la première étape pour l’utiliser à bon escient. Nous devons bien comprendre que chaque parole prononcée laisse une trace dans les mondes inférieurs et supérieurs.

    Nous devons réaliser que nos paroles peuvent aussi bien construire que détruire.

    Nous devons prendre conscience de ce pouvoir immense insufflé en nous par D.IEU, ce pouvoir Divin partagé avec nous lorsqu’Il nous a créés à Son image.

    Ce n’est qu’en apprenant à respecter le pouvoir du langage que nous parviendrons à l’exploiter à des fins positives.

     

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    Le Lashon Hara / La Médisance

                             Source : https://noahidefrancophone.com/2012/11/13/limportance-de-hmirat-halachon/

     

    L’importance des règles de Chmirat Halachon (garder sa langue) :

    L ‘Hafets ‘Haïm affirme qu’en observant les lois du langage, on devient obligatoirement meilleur. Pourquoi? Parce qu’on doit continuellement s’appliquer à éviter ce qui pourrait causer de la peine à son prochain.

    D.ieu nous a explicitement ordonné de nous aimer les uns les autres et de nous unir. C’est une obligation si fondamentale que son amour envers nous dépend de cette unité.

    Quelques mots négligents entre amis suffisent pour changer à tout jamais la nature de leurs relations. Un mot méchant, étiquetant une personne de lente, négligée ou gâtée, peut ancrer cette impression dans l’esprit de ceux qui l’entendent. Nos paroles ont aussi un formidable impact dans le ciel. Les Sages disent qu’elles représentent l’outil dont se sert Satan pour porter ses accusations devant le Tribunal Céleste. Le grand Procureur, Satan, est toujours prêt à ouvrir les dossiers mais, pour mettre la machine judiciaire en marche, il lui faut un témoin. Le lachon hara’(mauvaise langue) met celui qui le dit au service de Satan. Le Zohar va jusqu’à souligner que ce sont les paroles mêmes qu’on a prononcées que Satan emplois pour établir l’accusation. À partir de ce moment, il a le terrain libre pour faire un vaste procès de tout le passé de l’accusé, de celui qui en dit du mal et de celui qui l’a écouté. Pourquoi fait-il aussi le procès de ces deux derniers? Parce que le Tribunal Céleste obéit au principe de mida kenégued mida (mesure pour mesure), la forme de justice la plus parfaite, qui veut que le mal causé à un autre par le lachon hara’fasse boomerang et lui inflige la même peine.

    Mais les mots peuvent aussi opérer des miracles.  Des mots d’encouragements peuvent chasser le désespoir dans les situations les plus difficiles. Les mots ont le don de transformer l’ordinaire et de le sanctifier. Ils transforment une coupe de vin en kidouch, une miche de pain en offrande sacrée et font d’un homme et d’une femme un couple uni par la sainteté du mariage. Enfin, le principe de mida kenégued mida veut que celui qui juge favorablement les autres soit jugé favorablement par le Ciel. Lachemirat halachon (garder sa langue) fait mériter une merveilleuse part dans l’autre monde, en récompense de chaque instant où on se sera retenu de dire du lachon hara’.

    Ce que nous disons, ce que nous entendons et ce que les autres disent de nous, peut modifier le cours de notre vie et la changer du tout au tout. En surveillant son langage et en discutant de choses constructives, on multiplie les mérites que l’on possède, car on fait acquérir des mérites aux autres.

     

    Le Lashon Hara / La Médisance

     

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