• Le shabbat et la miséricorde

    par Gilles Serviteur

    Source : synthesebiblique.com

    Le shabbat et la miséricorde    Gilles Serviteur

    Le titre de cette étude pourrait également être : « Ne soyez pas juste à l’excès » (Ecclésiaste 7 :16) ou encore « Comment vivre avec miséricorde la piété basée sur le shabbat ».

     Jérémie 17 :9 nous dit : « Le cœur est tortueux par-dessus tout ».

    Le Créateur connaît l’être humain. Il sait comment celui-ci ne veut pas assumer la vérité et comment en démontrant une image juste, seulement l’image de la justice, de la sainteté et non la véritable justice, l’être humain échappe devant les hommes, non devant le Maître Créateur. Il échappe à l’obligation de ne pas transgresser les lois saintes bibliques de la piété et de la moralité. Ses religions, toutes humaines, le justifient aux yeux des hommes, mais l’homme ne se soumet pas à la volonté de son Créateur, et son cœur tortueux écrase, au nom de sa religion et de la Bible, ce que l’Élohim d’Israël, son Créateur, appelle à la vérité. 

    Maintenant, suite à mon discours, plusieurs personnes  m’accuseront en s’écriant : « Ah, le voici celui qui témoigne de la loi, maintenant il nous donne la permission de pécher ». Non, non, non et non. Dans votre vie, votre grand combat est de vaincre le péché. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. 

    Apocalypse 2 :5 nous dit : « … repens-toi …». 

    Se repentir c’est cesser de transgresser la loi qui a été donnée à Moïse. Les gens à ce moment-là savaient très bien ce qu’était la repentance. 

    Au verset 7, il est écrit : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : À celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie… ». 

    Il doit vaincre le péché. C’est de cela qu’il parle. 

    Matthieu 23 :23 : « … vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité… ». 

    Qui voit la justice et la miséricorde dans la loi aujourd’hui ? 

    Lorsque l’Adonaï, l’Élohim d’Israël, nous a appelés, c’est dans sa grande miséricorde qu’il l’a fait. Et, dans sa patience, lorsque nous tombons, il nous aide à nous relever. C’est encore dans sa miséricorde qu’il le fait. Il nous demande d’agir ainsi avec notre prochain et encore davantage, notre frère dans la foi qui peut être prisonnier, esclave, physiquement ou spirituellement. Vous devez prier pour sa délivrance et non pas l’écraser. 

    Les gens religieux pharisiens du temps passé ou des différentes dénominations chrétiennes d’aujourd’hui, ont taillé en pièces un nombre incalculable de personnes au nom de leur piété. Non pas que la véritable piété selon la Bible, n’est pas un culte agréable aux yeux de l’Élohim d’Israël, notre Créateur, mais celui-ci nous demande, non pas d’avoir un cœur de pierre, mais du discernement dans les différentes facettes parfois très complexes de la vie, d’être fidèle au Créateur et de faire ressortir la justice et la miséricorde en priorité. 

    Qu’est-ce donc que la justice ? 

    Matthieu 5 :18 : « Car je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé ». 

    Le Messie nous parle de la loi. 

    Au verset 20 il dit : « Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens (le Messie parle de la loi) Si vous ne pratiquez pas la justice mieux que les scribes et les pharisiens, le Messie vous dit…), vous n’entrerez point dans le royaume des cieux ». 

    C’est la loi morale biblique et la justice entre les hommes. 

    Romains 13 :10 : « L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi ». 

    Oui, les gens ont oublié l’amour, la justice d’où ressort la miséricorde qui doit prédominer. Si vos règles doctrinales que vous imposez sont sans miséricorde, vous passez tout simplement à côté de ce qui est le plus important dont vient de parler le Seigneur. Vous allez dire : « Pourquoi est-ce qu’il accusait les pharisiens et les scribes d’hypocrisie ? ». Parce qu’ils étaient durs envers le peuple, envers les autres. Ils se protégeaient eux-mêmes et écrasaient les croyants. 

    Je vous donne un exemple : Un homme, à cause de sa foi en Yeshua et selon les écrits bibliques, observe le shabbat et croit à la Parole. Cet homme est pompier de métier. Pendant la semaine, il a éteint des feux et sauvé des vies, c’est son travail. Et, un matin de shabbat, il se réveille. Il va à la fenêtre de sa cuisine et il constate, avec horreur, que la fumée et le feu montent de la toiture chez son voisin. Il connaît ses voisins, ils ont de beaux petits enfants; mais, c’est shabbat aujourd’hui et la Bible exige de ne pas travailler en ce jour pour ceux qui aiment le Créateur de tout leur cœur. Il briserait ainsi les premier et quatrième commandements. Cela fait partie de sa vie. Que va-t-il faire ? Son sang bouillonne, que Yahve Tout-Puissant le pardonne, car il va tout faire pour sauver ces enfants et sauver cette famille. 

    L’exemple est extrême. Je le sais, évidemment. Qui reprocherait à cet homme d’avoir « travaillé » pour sauver des vies ? Nous reviendrons à cet homme un peu plus loin. 

    Luc 13 :10 à 17 : « Yeshua enseignait dans une des synagogues, le jour du sabbat. Et voici, il y avait là une femme possédée d’un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était courbée, et ne pouvait pas du tout se redresser. Lorsqu’il la vit, Yeshua lui adressa la parole, et lui dit : Femme, tu es délivrée de ton infirmité. Et il lui imposa les mains. À l’instant elle se redressa, et glorifia Élohim. Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Yeshua avait opéré cette guérison un jour de shabbat, dit à la foule : Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du shabbat. Hypocrites ! lui répondit le Seigneur, est-ce que chacun de vous, le jour du shabbat, ne détache pas de la crèche son boeuf ou son âne, pour le mener boire ? Et cette femme, qui est une fille d’Abraham, et que satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du shabbat ? Tandis qu’il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient confus, et la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qu’il faisait ». 

    Ceux qui dominent parmi les chefs religieux dans le monde juif comme dans le monde chrétien, passent souvent et, malheureusement, à côté du but de l’assemblée qui est de bâtir dans l’amour, dans la vérité, le corps du Messie, le temple d’Élohim, les murs vivants du temple de l’Élohim d’Israël, sur terre. 

    Romains 13 :8 et 9 : « Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi (quelle loi ?). (Il dit :) En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir (la loi donnée à Moïse, la loi de l’Ancien Testament), se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». 

    C’est l’amour. Dans 1 Corinthiens 13 :2, il est écrit : « … si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien ». Si vous ne suivez pas la loi, si vous ne l’accomplissez pas, vous n’êtes rien. Au verset 3 : « … si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien ». Au verset 8 : « L’amour ne périt jamais …».  

    Ayez l’amour en action dans vos assemblées, dans vos pensées, comme le Maître avait. Élohim veut que nous cessions de mettre nos actions, nos pensées, nos cœurs, notre société et nos religions, au diapason avec l’impiété. Il veut, au contraire, que nous suivions le culte biblique, mais pas au détriment du prochain. 

    Obéir au Créateur, comprendre sa volonté, discerner ce qui plaît et ce qui convient réellement au Créateur, évidemment étant éclairé par  la Bible, et agir sagement en conséquence, en actions et en paroles. Une loi, enchâssée dans la loi, par la volonté du Maître, prédomine : l’amour. À tel point que Yeshua nous enseigne pour bien nous en faire réaliser l’importance. 

    Matthieu 22 :36 à 40 : (Il va nous enseigner et nous parler de la loi enchâssée dans l’amour, de la vérité qu’il veut que nous comprenions, de ce qui prédomine dans la loi : la justice, la miséricorde et d’être fidèle à ces choses) « Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Yeshua lui répondit : tu aimeras le Seigneur, ton Élohim, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.  C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes ». 

    Le premier commandement est l’adoration du Créateur, en esprit et en vérité. La vérité comporte le culte saint; mais, par une grâce infinie, comme une preuve d’humilité de la part d’Élohim, notre Créateur, et d’un amour qui dépasse les petits mortels que nous sommes, le Messie poursuit avec le deuxième commandement en importance : L’amour les uns pour les autres. L’Élohim d’Israël élève ce commandement en le disant SEMBLABLE au premier commandement. Réalisez ! : SEMBLABLE À AIMER SON CRÉATEUR. C’est un degré qui dépasse, malheureusement, la majorité des religions et voilà pourquoi leur façon d’agir, la réflexion qu’ils font, qu’ils tirent devant telle ou telle situation, n’est pas en accord avec la pensée du Tout-Puissant. 

    Si Yahvé élève son commandement d’aimer son prochain comme soi-même, c’est par sagesse et par bonté qu’il le fait. 

    La sagesse. 

    Si nous ne pouvons pas vivre en harmonie avec le prochain que nous côtoyons aujourd’hui pendant les quelques années de notre vie présente, comment pourrons-nous vivre éternellement en paix avec des prochains qui eux aussi seront éternels ? La bonté. Notre Créateur connaît le monde dans lequel nous vivons et il veut que nous développions un caractère rempli d’amour, de sagesse et de compréhension. Les assemblées doivent nous montrer ces choses, pas l’inverse. 

    Jean 13 :12 à 17 : « Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit: Comprenez-vous ce que je vous ai fait ?  Vous m’appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis.  Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre, plus grand que celui qui l’a envoyé. Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez ». 

    Le sacrifice de l’Agneau divin est la porte ouverte. Se laver les pieds les uns les autres c’est vivre le véritable amour dans nos imperfections et nos combats. Si nous avions été parfaits en commençant notre marche spirituelle, ce ne serait pas nécessaire. Mais, le Créateur assume et pardonne celui qui se repent. Il enseigne et nous demande d’en faire autant. 

    Philippiens 3 :12 à 14 (que dit Paul  de son combat ou de sa vie chrétienne ? Était-il parfait ou avait-il déjà tout vaincu ?) : « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix (il ne se voyait pas à la hauteur de la sanctification ni de la justification offerte par Élohim), ou que j’aie déjà atteint la perfection (car il nous faut l’atteindre); mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par le Messie Yeshua. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste d’Élohim en le Messie Yeshua ». 

    Le premier commandement est totalement incompris par la majorité. 

    Exode 20 :3 : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face ».  

    « Tu n’auras pas d’autres dieux » est explicite. Tout ce qui ne fait pas partie d’Élohim, la famille divine créatrice, ne doit pas être vénéré cultuellement ou autrement. 

    Le verset 4 : « Tu ne te feras point d’image taillée… ». Le deuxième commandement lui ressemble, il explique la portée du premier commandement dans les actions cultuelles de nos propres vies. La personne qui aime son Créateur de toutes ses forces, s’éloignera de l’impiété de ce monde. 

    Au verset 7 : « Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Élohim, en vain… ». Le troisième commandement complète les deux premiers. Le nom du Créateur et sa Parole sainte ne doit pas servir pour cacher l’arbre et les racines de l’impiété de ce monde. Et, croyez-moi, ce qui aujourd’hui s’appelle « chrétienté », en majorité, se fait une science et un devoir de vivre les cultes et les pensées païennes. Elle les cache sous des noms chrétiens et pourtant, comme nous pouvons voir pour les premières lois, l’impiété est ce qui déplaît le plus à notre Créateur. 

    1 Jean 2 :18 et 19 : « Petits enfants, c’est la dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. Ils sont sortis du milieu de nous (ils font partie de l’Église et pourquoi sont-ils antéchrists ? Parce qu’ils enseignent l’impiété au peuple d’Élohim. Il le faisait il y a 2000 ans et aujourd’hui ils dominent), mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés (ils seraient demeurés dans la vraie piété, dans la vérité, dans la sainteté) avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres ». 

    Écoutez-moi bien. La première chose que fait la grâce du Père dans la vie du croyant est de nous faire renoncer à l’impiété. 

    Tite 2 :11 à 13 : « Car la grâce d’Élohim, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété … ». 

    Remarquez comment cela ressemble vraiment aux trois premiers commandements que nous retrouvons dans Exode 20. La grâce d’Élohim nous apprend premièrement à renoncer à toute cette impiété dans le monde. 

    Au verset 12 : « Elle (la grâce) nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété…». 

    Dans le monde dans lequel nous vivons, ces choses-là, la sagesse, la justice et la piété se chevauchent. Et, étant donné le monde complexe paganisé jusqu’à ses racines, le discernement est grandement nécessaire pour avoir sagesse dans nos paroles, nos actions, nos rapports avec les autres humains face à la justice moralité, à l’amour envers notre prochain et à la piété. Piété que les religions humaines ont souvent enfermée dans un étau par des directives, sans aucun regard des événements et sans aucune compassion, broyant ainsi beaucoup de croyants aspirant à faire partie du corps. 

    Les partisans des cultes païens rejettent le shabbat et ceux qui se disent pro-shabbat enserrent les hommes dans des directives insoutenables qui développent, dans les relations humaines, dans les églises, le contraire de la pensée du Père : l’amour, la compréhension, la miséricorde, le soutien dans les prières et les actions.  

    Nous verrons l’exemple biblique des dirigeants religieux qui confrontaient le Messie et la réflexion du Messie lui-même dans Jean 5 :15 et 16 : « Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Yeshua qui l’avait guéri. C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Yeshua, parce qu’il faisait ces choses le jour du shabbat ». 

    Jean 7 :23 et 24 : « Si un homme reçoit la circoncision le jour du shabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier le jour du shabbat ?  Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice ». 

    Comprenez les choses avec lesquelles les hommes sont aux prises et jugez selon la justice, l’amour d’Élohim. 

    Matthieu 12 :9 à 13 : « Étant parti de là, Yeshua entra dans la synagogue. Et voici, il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche. Ils demandèrent à Yeshua : est-il permis de faire une guérison les jours de shabbat ? C’était afin de pouvoir l’accuser. Il leur répondit : lequel d’entre vous, s’il n’a qu’une brebis et qu’elle tombe dans une fosse le jour du shabbat, ne la saisira pour l’en retirer ? Combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis ! Il est donc permis de faire du bien les jours de shabbat. Alors, il dit à l’homme : étends ta main. Il l’étendit, et elle devint saine comme l’autre ». 

    Luc 14 :1 à 6 : « Yeshua étant entré, un jour de shabbat, dans la maison de l’un des chefs des pharisiens, pour prendre un repas, les pharisiens l’observaient (ils voulaient l’accuser). Et voici, un homme hydropique était devant lui. Yeshua prit la parole, et dit aux docteurs de la loi et aux pharisiens : Est-il permis, ou non, de faire une guérison le jour du shabbat ? Ils gardèrent le silence. Alors, Yeshua avança la main sur cet homme, le guérit, et le renvoya. Puis il leur dit : lequel de vous, si son fils ou son boeuf tombe dans un puits, ne l’en retirera pas aussitôt, le jour du shabbat ? Et ils ne purent rien répondre à cela ». 

    Le Messie avait vraiment la sagesse et la façon de témoigner afin qu’on ne puisse pas répliquer à la Parole, à l’amour. 

    Marc 2 :23 à 27 : « Il arriva, un jour de shabbat, que Yeshua traversa des champs de blé. Ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui dirent : voici, pourquoi font-ils ce qui n’est pas permis pendant le shabbat ? Yeshua leur répondit : N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans la nécessité et qu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison d’Élohim, du temps du souverain sacrificateur Abiathar, et mangea les pains de proposition, qu’il n’est permis qu’aux sacrificateurs de manger, et en donna même à ceux qui étaient avec lui ! Puis il leur dit : le shabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le shabbat, de sorte que le Fils de l’homme est maître même du shabbat ». 

    Nécessité… Le Fils de l’homme est maître du shabbat Nous reviendrons à cette réflexion. 

    Prenez Matthieu 12 : 1 à 8 : « En ce temps-là, Yeshua traversa des champs de blé un jour de shabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger. Les pharisiens, voyant cela, lui dirent : voici, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le shabbat. Mais Yeshua leur répondit : N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison d’Élohim, et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger, non plus qu’à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls ? Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de shabbat, les sacrificateurs violent le shabbat dans le temple, sans se rendre coupables ? Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Si vous saviez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents. Car le Fils de l’homme est maître du shabbat ». 

    Quelle grande leçon pour l’Église. Comment vivre avec miséricorde la piété biblique basée sur le shabbat. J’ouvre ici une parenthèse, car la majorité chrétienne ne se sent pas concernée par la piété selon les oracles d’Élohim. Elle n’a que faire du 7e jour de la semaine, car elle a adopté le culte des adorateurs du soleil, le sunday, le jour du soleil, le premier jour de la semaine, base de l’impiété selon les oracles païens et anciens. C’est une autre histoire et je souhaite que, par grâce, le Père les éclaire afin qu’ils se repentent et qu’ils puissent un jour saisir l’importance de ce sujet. 

    Revenons au verset 1 : « En ce temps-là, Yeshua traversa des champs de blé un jour de shabbat ». Le jour du shabbat, le Messie et ses disciples traversèrent un champ de blé. C’était très significatif. Un champ de blé qui, par surcroît, les épis sont mûrs, est un lieu de travail. Le Messie créait déjà une controverse. Il savait ce que ses disciples allaient faire. Pour prévenir, il aurait pu les faire manger auparavant. Mais non. Une leçon indispensable allait en ressortir. À la fin du verset, on voit que, sachant que ses disciples avaient faim, ils arracheraient les épis et les mangeraient. 

    Le shabbat est le shabbat. Le Messie ne l’abolira pas. C’est la base pour vénérer son Père, par un culte. Mais, il veut sortir ici le grand principe au niveau du culte. S’il s’était arrêté au qu’en-dira-t-on des hommes, s’il avait réagi comme réagissent les dirigeants religieux, juifs ou chrétiens, vis-à-vis l’interprétation de la loi cultuelle, le Messie aurait repris sévèrement ses disciples : « Honte sur vous ! », aurait-il pu dire. « Mais quel exemple donnez-vous à ce monde ? Vous n’avez rien à manger ? Tant mieux, vous jeûnerez ! Personne ne meure d’une journée de jeûne, c’est un exemple de caractère » ou encore : « Voyons les gars, où avez-vous la tête ? Voyez dans quelle situation embarrassante vous m’avez mis. Et d’ailleurs, comment pourriez-vous former une Église ? Comment pourrais-je vous accepter dans mon assemblée dans la faiblesse dont vous faites preuve ? Vous devez comprendre, vous devez vous repentir et vous ne devez plus recommencer ». 

    Le Maître aurait pris le côté des religions humaines, même celles appuyées sur les véritables cultes. Ha! Comme l’homme aime dominer… et il le fait sans miséricorde. 

    Matthieu 12 :2 : « Les pharisiens, voyant cela, lui dirent : Voici, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le shabbat ». 

    Nous voyons là le regard et l’interprétation humaine. 

    Aux versets 3 et 4, il donne l’exemple du roi David : «  Mais Yeshua leur répondit : N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison d’Élohim, et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger, non plus qu’à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls ? ». 

    Cet exemple de David, roi d’Israël, et homme selon le cœur d’Élohim, est imparable. Le Créateur l’aimait et ne l’a pas puni. Il y avait donc une loi de miséricorde de la part du Créateur qui dépassait celle de son propre culte. Voyez à quel point il aime ses élus, ceux qui lui obéissent. 

    Au verset 5 : « Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de shabbat, les sacrificateurs violent le shabbat dans le temple, sans se rendre coupables ? » 

    Ce fut à dessein afin qu’il fût défini clairement que le shabbat pouvait être violé même par les personnages considérés comme les plus saints aux yeux d’Élohim. Ils ne sont pas coupables parce qu’une loi de miséricorde, de compréhension, a décidé qu’ils n’étaient pas coupables. 

    Au verset 7 : « Si vous saviez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents ». 

    Le Messie reproche à toutes les religions qui osent s’appuyer sur la Bible, de surcroît, de ne pas comprendre la miséricorde qu’exige certaines situations et de se croire justes à cause du niveau de leurs sacrifices humains dans leur propre vie ou exigé dans leurs préceptes pour les autres. 

    Jean 16 :1 et 2 : « Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. Ils vous excluront des synagogues (on parle ici des assemblées, de l’église); et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Élohim ». 

    Ils sont sans miséricorde. Ils sont dirigeants religieux qu’on appelle dirigeants chrétiens, mais ils préfèrent faire mourir les gens qui ne marchent pas dans leurs propres préceptes. 

    Reprenons Matthieu 12 :7, à la fin : « … vous n’auriez pas condamné des innocents ». 

    Les religions humaines ont tué en paroles et en actions des serviteurs, des servantes, de l’Élohim d’Israël. 

    Au verset 8 : « Car le Fils de l’homme est maître du shabbat ». 

    Wow ! C’est la parole dans le monde religieux, c’est la bombe dans le monde réellement chrétien. Si Yeshua est votre Maître, que vous soyez réellement disciple du Fils du Créateur tout-puissant, alors il est indéniable que vous devez observer le shabbat, car il en est le Maître. Cependant, le Maître donne un exemple de ce à quoi doit ressembler le manteau d’amour de compréhension et de miséricorde qui doit envelopper la véritable Église. 

     Ce monde est rempli du manque d’amour au nom de la religion. Le Créateur a mis, grâce à l’oeuvre de son Fils et de l’autorité qu’il lui a donnée, les lois de miséricorde devant celles de son propre culte, assumant vraiment sa Parole que d’aimer son prochain est semblable à aimer son Élohim. 

    Le Créateur veut que nous comprenions. L’un ne va pas sans l’autre. De cela découlent toute la loi et les prophètes, comme il est écrit dans Matthieu 22 :40. Il devait y avoir sacrifice de l’Agneau divin pour le salut, mais le Père préfère la miséricorde au sacrifice, et le Messie en révèle les répercussions dans ses actions comme dans les nôtres. 

    Philippiens 2 :1-2 : « Si donc il y a quelque consolation en le Messie Yeshua, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée ». 

    Vous voudriez rendre la joie de l’apôtre Paul parfaite? Comprenez l’amour, la miséricorde, la pensée d’Élohim pour l’Église, et vivez-la. 

    Michée 6 :8 : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Élohim ». 

    Vous êtes dirigeants d’église ? C’est ce que l’Éternel vous demande. Marchez humblement avec votre Élohim dans la miséricorde et la justice du Créateur. 

    Osée 6 :6 : « Car j’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance d’Élohim plus que les holocaustes ». 

    Zacharie 7 :9 : « Ainsi parlait l’Éternel des armées : Rendez véritablement la justice, et ayez l’un pour l’autre de la bonté et de la miséricorde ». 

    Matthieu 5 :7 : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ». 

    Hébreux 5 :12 : « Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles d’Élohim, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide ». 

    La majorité dite chrétienne a rejeté les principes élémentaires des oracles d’Élohim. Et, ceux qui s’y attachent, ont perdu la connaissance de la miséricorde. Et, loin de devenir des maîtres dans la connaissance réelle de la pensée et de la volonté du Père Créateur, ils suivent les traces des pharisiens et des scribes qui enferment les croyants dans un corps où il n’y a pas de vie, pas d’amour. Ceux qui mettent en pratique les lois d’Élohim à cause de leur foi en Yeshua, sont les justes d’Élohim, et, en entrant dans les parvis du Tout-Puissant, ils s’émerveillent de sa miséricorde. 

    Éphésiens 6 :5 à 8 : « Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre coeur, comme au Messie, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais comme des serviteurs du Messie, qui font de bon coeur la volonté d’Élohim. Servez-les avec empressement, comme servant le Seigneur et non des hommes, sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien ». 

    Colossiens 3 :11 : « Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre; mais le Messie est tout et en tous ». 

    Le païen ne peut être libre vis-à-vis le culte comme le Juif. Le Juif ne peut être libre comme le païen vis-à-vis le nom du Seigneur.  L’esclave ne peut être libre vis-à-vis le shabbat comme l’homme libre. Mais le Messie est tout en tous. Que les contraintes avec lesquelles votre prochain est aux prises ne soient pas jugement de mort de votre part. Des préceptes qui, bien qu’abolissant l’impiété, ne pourraient faire vivre les véritables liens d’amour entre nous et le Créateur. 

    Vous vous souvenez de l’histoire de mon pompier ? L’histoire ne se termine pas là; c’est une histoire pour vous faire comprendre. Imaginez : l’homme a sauvé la mère et un enfant au péril de sa vie. Cependant, pour sauver leurs vies, des chirurgiens, des infirmiers, et toute une équipe, doivent se mettre au travail, un jour de shabbat. Est-ce qu’il est permis de faire du bien un jour de shabbat en travaillant ? 

    Que les gens religieux aillent se r’habiller face à la miséricorde du Tout-Puissant. Ils sont nus face à son amour. 

    Dans Matthieu 12, le Messie nous parle de l’homme face aux besoins cruciaux de se nourrir et du culte. Je vous ai parlé de cas extrêmes. Mais que faire de ces cas qui ne paraissent pas extrêmes ? Qui ne sont pas à la seconde ou au jour suivant, mais qui peuvent avoir des répercussions sur toute une vie par rapport aux besoins essentiels. L’homme avec des responsabilités et des obligations à rencontrer et pour obtenir un poste où il pourra respecter le shabbat un jour, culte divin auquel il croit, il doit, pour un temps indéterminé, travailler certains shabbats. Les gens religieux diront : « Qu’il meure ! Il ne doit pas travailler ! ». Mais je ne crois pas du tout que ce soit la pensée du Tout-Puissant.  

    Luc 3 :10 à 14 : « La foule l’interrogeait, disant : Que devons-nous donc faire ? Il leur répondit : Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même. Il vint aussi des publicains pour être baptisé, et ils lui dirent : Maître, que devons-nous faire ? Il leur répondit : N’exigez rien au-delà de ce qui vous a été ordonné. Des soldats aussi lui demandèrent : Et nous, que devons-nous faire ? Il leur répondit : ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde ». 

    Dans ce monde païen, le Créateur comprend les obligations des soldats qui signent des contrats et de l’esclave qui se doit à son maître, ou de l’homme endetté qui est esclave de ses dettes et qui doit travailler pour s’en délivrer. Ce n’est pas que le shabbat, le septième jour, n’est pas une obligation cultuelle pour honorer le Créateur; mais le Messie est Maître du shabbat pour la nécessité et les nécessiteux. 

    L’Élohim d’Israël imposa au peuple d’Israël une marche à suivre, une façon de suivre ses lois et la grande possibilité en tant que nation, que ce soit dans le domaine religieux ou social, de pouvoir vivre la véritable piété révélée par le Créateur. Mais cela n’a été donné à aucune nation païenne. Cette façon de vivre va débuter seulement dans le millénium pour celles-ci. Aujourd’hui, elles sont prisonnières. 

    Comprenez la pensée d’Élohim; devenez comme des maîtres de la pensée d’Élohim, savoir ce qu’est la véritable miséricorde, le véritable amour. 

    Actes 15 : 13 à 21 : « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Élohim a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom. Et avec cela s’accordent les paroles des prophètes, selon qu’il est écrit : Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David, j’en réparerai les ruines, et je la redresserai, afin que le reste des hommes cherche le Seigneur (c’est une chose qui se fera dans le millénium, ce n’est pas encore fait, la tente de David n’est pas remontée, le trône n’est pas en Israël), ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, dit le Seigneur, qui fait ces choses, et à qui elles sont connues de toute éternité. C’est pourquoi je suis d’avis qu’on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Élohim, mais qu’on leur écrive de s’abstenir des souillures des idoles, de l’impudicité, des animaux étouffés et du sang. Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de shabbat dans les synagogues ». 

    Au verset 20, on parle des cultes idolâtres et que les païens doivent cesser de suivre les cultes dans leur place. Après on parle de la débauche. Dans Lévitique 18, 19 et 20 nous comprenons davantage de quoi parle le Seigneur en regard de la débauche. Tous les agissements qui brisent les lois de la pureté selon la Bible sont écrits dans l’Ancien Testament. Quand l’on parle des animaux étouffés, il s’agit de la nourriture impure que vous retrouverez dans Lévitique 11. Élohim nous explique ce qui est impropre à la consommation humaine. Il témoigne pour les païens de ce qui est important, important pour l’esprit et important devant les yeux d’Élohim. Ces trois points sont répétés dans Actes 15 :28 à 29 et dans Actes 21 :25. Par trois fois, le Seigneur, par son Esprit, a fait répéter ces choses aux païens.  

    Revenons à Actes 15 :21 : « Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de shabbat dans les synagogues ». 

    Les nations, par l’exemple des Juifs, ont appris. Ils ne l’ont pas vécu, car ils n’en avaient pas la possibilité, mais ils ont connu, sans s’y soumettre, le culte du shabbat qu’exigeait l’Élohim d’Israël et les lois saintes données à Moïse par son Créateur. Ces lois ont été répandues sur la terre. Ils le savaient. 

    Actes 17 :2 : « Paul y entra, selon sa coutume. Pendant trois shabbats, il discuta avec eux,… ». 

    C’était la coutume de Paul, des chrétiens, de suivre les shabbats. 

    Actes 18 :4 : « Paul discourait dans la synagogue chaque shabbat… » 

    Actes 16 :13 : « Le jour du shabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière… ». 

    Parce que les chrétiens, les croyants en Yeshua, se réunissaient le jour de shabbat, que ce soit dans une maison ou près d’une rivière. Paul le savait. Ce n’était pas la question à savoir si nous devons ou non vivre ce culte. Nous devons le vivre. 

    Remarquez que pour les païens, il n’est pas toléré qu’ils poursuivent leurs cultes impies selon lesquels ils vénéraient des astres-dieux, des démons, quel que soit les noms que l’on donne à ces cultes. Pas d’idolâtrie. L’exigence formelle du culte du shabbat, dans leur société impie, n’est pas exigée à ces trois endroits. Il aurait pu dire aussi par trois fois : N’oubliez pas de suivre le shabbat sinon vous mourrez. Pour les païens il est dit : Ne demandez pas plus que… 

    Ceux qui aiment leur Créateur connaissent parfaitement que ce culte est de lui et que ce culte lui plaît. Ils feront tout pour s’y soumettre. Mais le Créateur sait très bien que les gens qui domineront sur ce que l’on appelle la chrétienté, n’auront aucune compassion, aucune miséricorde face aux nécessités dont les croyants parmi les païens seront aux prises. Et voilà certainement pourquoi il n’a pas exigé ce culte-là aux païens. Ce culte va de soi. Mais les croyants ne devaient pas être brisés par le manque de compassion des dirigeants religieux qui les frapperaient durement, eux-mêmes n’ayant pas cette adversité et n’en portant pas le poids. 

    Voilà pourquoi il est écrit dans Luc 11 :46 : « Malheur à vous aussi, docteurs de la loi ! Parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts ». 

    Et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le shabbat est implicite au vrai culte du chrétien. Ce n’est pas de cela que je parle. Ayez de la miséricorde. 

    Pour vous parmi les païens de ce monde qui croyez en Yeshua le Messie, ne soyez pas découragés. Priez afin que le Maître vous ouvre une porte pour le culte saint du shabbat, mais sachez qu’il est le Maître du shabbat et que sa main est sur vous lorsque le boeuf est dans le puits et que vous êtes dans l’obligation d’aller le chercher, le jour du shabbat, afin que votre famille puisse être nourrie et afin que vos dettes puissent être payées. 

    Il connaît vos nécessités ! Et vous connaissez ses exigences. Et je suis certain que le véritable croyant fera tout en son pouvoir pour plaire à son Créateur. 

    Revenons à Matthieu 12 :5 et 6 : « Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de shabbat, les sacrificateurs violent le shabbat dans le temple, sans se rendre coupables ? Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple ». 

    Lorsque les sacrificateurs étaient dans le temple, une autre loi les délivrait de certaines exigences cultuelles. Je répète : le Créateur en a disposé ainsi. Aussi, lorsque vous êtes au Messie, dans ses parvis, une autre loi de pure miséricorde de la part du Père nous délivre de certaines exigences cultuelles. « Car il y a ici quelque chose de plus grand que le temple ». Voilà pourquoi le Messie nous dit qu’il est le Maître du shabbat.  

    Reprenons Marc 2 :24 : « Les pharisiens lui dirent : voici, pourquoi font-ils ce qui n’est pas permis pendant le shabbat ? Yeshua leur répondit : N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans la nécessité et qu’il eut faim… ». À la fin du verset 27, il est écrit : « … Le shabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le shabbat, de sorte que le Fils de l’homme est Maître même du shabbat ».

     Nous voyons ici que dans le cœur du Père, l’homme est plus important que le shabbat lui-même, que le culte qu’il doit rendre à son Créateur. Le Père démontre l’importance que nous avons à ses yeux. L’homme n’a pas été créé pour le shabbat, il n’a pas été créé pour que le shabbat existe. L’amour que le Père porte à l’être humain dépasse sa loi du culte de sorte que le Fils de l’homme est maître même du shabbat. Comprenez la Parole. Ne soyez pas juste à l’excès. Elle ne vous permet pas de pécher, mais elle vous demande miséricorde pour votre prochain. Devant le culte du shabbat et votre réelle nécessité, le Père de miséricorde a enchâssé une loi afin que, violant le shabbat, ses serviteurs n’en soient pas trouvés coupables. 

     Jacques 2 :12 et 13 : « Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement ».

     Dans Luc 6 :36, nous voyons qu’il est écrit : « Soyez donc miséricordieux comme votre Père est miséricorde »

    Le shabbat et la miséricorde    Gilles Serviteur

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