• Le shabbat , un jour mis à part, différent des autres jours

    Écrit par Jacques on 16 juillet 2010. Posted in Articles concernant le shabbat


    Lorsqu’arrive la tombée de la nuit du vendredi soir et que la lumière hebdomadaire du soleil se couche sur nos activités profanes, nous allumons les deux bougies en signe d’ouverture du shabbat et de l'arrêt de nos activités, nous « partageons » le vin et « rompons » le pain levé dans les maisons. Ce pain tressé trois fois, assaisonné de sel est différent du pain sans levain (pain azyme =
    matzot) qui est rompu une fois l’an à Pessah en mémoire de la mort du Seigneur Yeshoua pour le rachat de nos âmes par son sang pur et sans tâche. Les deux halot du vendredi soir, des pains levés représentent les juifs et les gentils, des pécheurs rachetés et sanctifiés par le Messie.
    Cette différentiation fondamentale entre « le Seder de Pessah » et « la fraction du pain hebdomadaire » est marquée très nettement par l’apôtre Paul dans les Actes et dans l’épitre aux Corinthiens.
    Avec la traduction de la Bible dans nos langues occidentales, on est arrivé à certaines graves aberrations comme celle d’aller vouloir transformer le mot initial « shabbat » en « repos » dans un but caché de changer les temps « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi » (Daniel 7:25a).
     

    Le premier bénéficiaire du repos 

    Notre but premier de ce jour de Shabbat n’est pas de nous reposer mais de sanctifieret de bénir ce jour mis à part pour adorer Dieu. La conséquence de l’adoration de Dieu est bien évidemment le repos mais il n’y a pas de vrai repos sans vraie adoration.
    Dieu qui a créé les Cieux et la terre a eu le droit de se reposer le septième jour (shabbat vient de la même racine sheva le chiffre sept).
    1 Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. 2 Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite.  3 Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant. (Genèse 2)
     

    L'ordre des choses

    Nous qui n’avons aucun mérite dans toutes nos œuvres (c’est Dieu qui a tout créé et qui fait tout le travail dans nos vies) nous pouvons quand même aussi nous reposer tout en connaissant les priorités : l’adoration d’abord et le repos de Dieu ensuite. C’est Dieu qui se repose et ce n’est que par pure miséricorde qu’il nous accorde à nous aussi sonrepos, ce repos qui lui revient de plein droit.
    Le repos qui nous est ainsi accordé indirectement, est en réalité l'arrêt des activitéspour nous consacrer à prendre le temps avec Dieu.
    Il ne s'agit pas de nous reposer d'abord puis de venir ensuite devant Dieu si cela nous chante.
    Il s'agit de venir devant Dieu d'abord pour lui apporter notre reconnaissance, notre amour, notre adoration et le louer de toute notre être, de toute notre âme et de tout notre corps. La conséquence de notre amour sera que nous serons inondés de son amour en retour et nous aurons la paix et le repos.


    La Grâce et le Repos

    C’est la raison pour laquelle cette grâce est imméritée et se doit d’être respectée et mise en application faute de mettre réellement Dieu en colère.
    Le refus de la grâce du salut est aussi grave pour Dieu que le refus de rentrer dans son repos. "Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit: Je jurai dans ma colère : Ils n'entreront pas dans mon repos ! ...
     
    Ni la grâce ni le repos ne nous sont donnés pour nos propres mérites.
    Les temps et les moments de cette adoration nous ont été donnés spécifiquement par Dieu le septième jour et non le sixième ou le premier. Il ne s’agit nullement d’une option mais de l’un des 10 commandements : le quatrième commandement donné par Dieu : « 8  Souviens-toi du jour du shabbat, pour le sanctifier. 9  Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 10  Mais le septième jour est le jour du shabbat de l’Eternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. 11  Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour: c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du shabbat et l’a sanctifié. » (Exode 20 :8-11)
     

    Une abomination orthographique

    Le shabbat est à ce point hautement considéré par le peuple juif qu’on va même jusqu’à l’appeler « kala », cette fiancée que l’on attend avec impatience toute la semaine durant.
    Si l’on peut adorer personnellement et individuellement Dieu jour et nuit 24h/24 toute l’année, si tous les jours sont considérés au même titre comme des shabbats, le « shabbat » a été traduit dans nos bibles erronément par « repos » laissant sous entendre ainsi dans nos pays occidentaux que l’on pourrait prendre du repos n’importe quel jour de la semaine pour adorer Dieu communautairement dans l’assemblée. 
    Le mot shabbat utilisé est ce mot donné par Dieu en Exode 20:11 « Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour: c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du shabbat et l’a sanctifié. »

    Ce mot se prononce shabbat ou chabbat mais de nouveau les hommes l’ont transformé en sabbat. Ce mot dont on a d’ailleurs déplacé le « point racine de la droite vers la gauche » modifiant le « sh » en « s » a été ensuite récupéré par le diable pour qu’on l’invoque lui lors des sabbats de sorcières au lieu d’invoquer Dieu.
    Dans l’étude messianique « sibbolet ou shibbolet » de même que dans l’étude « shalom , shilem, nishlam » il nous est expliqué l’importance de l’orthographe de l’hébreu et de l’emplacement précis du point racine devant la lettre « S » : soit ce point se trouve à gauche de la lettre « Shin » et on la prononce « S » soit à droite et on la prononce « CH ».
    Toute la Bible est parsemée d’exemples de noms donnés par Dieu aux patriarches pour des noms de lieux ou pour des noms de personnes qui révèlent des significations prophétiques. On retrouve une multitude de fois l’expression  « il (elle) lui donna le nom de … parce que…. ».
     

    L'importance des Noms et de leur orthographe

     
    Genèse 5:29  Il lui donna le nom de Noé, en disant: Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de cette terre que l’Eternel a maudite.
    Genèse 26:20  Les bergers de Guérar querellèrent les bergers d’Isaac, en disant: L’eau est à nous. Et il donna au puits le nom d’Esek, parce qu’ils s’étaient disputés avec lui.
    Genèse 29:33  Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit: L’Eternel a entendu que je n’étais pas aimée, et il m’a aussi accordé celui-ci. Et elle lui donna le nom de Siméon.
    Genèse 29:34  Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit: Pour cette fois, mon mari s’attachera à moi; car je lui ai enfanté trois fils. C’est pourquoi on lui donna le nom de Lévi.
    Genèse 29:35  Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit: Cette fois, je louerai l’Eternel. C’est pourquoi elle lui donna le nom de Juda. Et elle cessa d’enfanter.
    Genèse 30:24  Et elle lui donna le nom de Joseph, en disant: Que l’Eternel m’ajoute un autre fils!
    Si l’esprit donne la vie et si dès lors la lettre tue, il n’en n’est pas moins vrai que l’orthographe et le sens des mots et des noms hébreux est et reste fondamentale. Si cela n’avait pas été le cas, Dieu n’aurait pas donné la langue hébraïque à son peuple.
    On peut prendre pour exemple le Nom sacré du Messie Yeshoua HaMashiah qui commence par la lettre « Hé » lettre de la vie et se termine par la lettre « Het » qui signifie barrière (du péché). Ce n’est pas un hasard que dans le Nom du Messie, cette « barrière » est reléguée à la fin. Lorsqu’on intervertit la première avec la dernière lettre et que l’on prononce Hamashiah (en commençant par un KHET guttural) au lieu deHaMashiah on place sans le savoir le péché au début du mot du Messie ce qui est une « abomination orthographique messianique ». Le Fils de Dieu est venu et il a mis le péché « derrière lui » « sous » ses pieds (Ephésiens 1 :22).

    Quand les Guiladites prononçaient shibbolet et les Ephraïmites sibbolet, la relation entre les mots « sibbolet » et « shibolet » devenait prophétiquement la même qu’entre le rachat et la perdition. Le shin est la première lettre du Nom divin Shaddaï (שַׁדַּי), et figure à ce titre sur les mezzouzot, petites boîtes placées par les Juifs au fronton des portes.
    Si plutôt que d'être droit et honnête dans ses transactions financières (et l’on retrouve ici les mots « shalam », « shilem »  ou « nishlam »), on dévie de la voie d'accès et s’écarte du chemin, toute la voie dans laquelle on doit payer ou recevoir la corruption, ce dernier mot s'appellera le « salmonim » comme en Esaïe 1:23. 
    Ce n’est pas  non plus un hasard que ce mot a donné la « salmonelle » sorte de déshydratation infectieuse mortelle provoquée par la salmonellose, une infection bactérienne développée dans des « Voies fermentaires des entérobactéries », la fermentation facilitant son développement tout comme le levain du péché fait fermenter la pâte.
    Sans les Sources de l'Eau de la Vie, c'est la fermentation du péché qui prend place et qui devient dans notre vie une infection purulente. 
    Apprenons donc à bannir définitivement le mot « Sabbat ».
    Les hommes pervers et corrompus méprisent Dieu non seulement en transformant les mots et les lettres mais en calculant leurs intérêts :
    « Vous dites : Quand la nouvelle lune sera–t–elle passée, que nous vendions le grain ? Quand le shabbat finira–t–il, que nous ouvrions les sacs de blé ? Nous diminuerons l’épha, nous augmenterons le prix, nous fausserons les balances pour tromper » (Amos 8:5)

    La Miséricorde de Dieu

    Nous n'avons pas l'habitude de contester. Dieu ne conteste pas à toujours. Tous les jours sont shabbat et c'est la raison pour laquelle, Dieu ne tiendra pas rigueur à ceux et celles qui sont nés après l'édit de Constantin en 325 et qui subissent jusqu'à aujourd'hui, sans le vouloir, les conséquences sur l'église, de l'histoire antisémite chrétienne.
    Dans la mesure de nos possibilités et de nos moyens, faisons ce que Dieu met dans notre coeur... et s'il y a lieu de changer le dimanche en samedi, alors Hallelouyah, changeons le dimanche en samedi ! Et si l'on reste comme avant, tout est pur pour celui qui est pur !
    Ce qui restera de toutes ces choses sera la Foi, l'Espérance et l'Amour dont l'Amour est supérieur.

     
    Source: http://www.bethyeshoua.org/