• PARACHAH : « PEQOUDEY » (fonctions/inventaires)

    Pensée :

    « Qodesh L-YHVH » consacré à YHVH

    Appartenir au Père, être mis à part pour le service. Tel était le signe apposé sur le front du Grand Sacrificateur Aharon. Gravé sur une lame d’or qui servait de diadème.

    Nous imaginons de quel honneur sont ainsi marqués tous ceux qui dans le Messie Yéshoua ont reçu de suivre l’Agneau partout où IL va ! Quelle gloire ! Mais soyons aussi conscient de la signification de « Partout où IL va ».

    PARACHAH : « PEQOUDEY » (fonctions/inventaires)

     

     PARACHAH : « PEQOUDEY » (fonctions/inventaires)

                                        Shabbat 12 mars 2016  

     

    Parachah :                                  Chémoth/ Exode 38 : 21 à la fin du livre

    Haftarah :                                   Mélakhiym A/ 1 Rois 7 : 13-26 ; 40-50

    Bérith Hadachah :                      Miphaloth/ Actes 4 : 32 à 5 : 5

     

      Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua

     

    Résumé de la parachah  

     Les éléments du Tabernacle décrits dans la parachah précédente font ici l’objet d’un bilan comptable. La description de l’ouvrage reprend, en s’intéressant cette fois aux vêtements sacerdotaux dont le très significatif habit du grand sacrificateur.

     L’ouvrage demandé est enfin prêt. Le tout est remis à Moshéh qui en fait le contrôle. Il installe l’ensemble et administre les onctions, offrande et holocauste.

     La seconde année après la sortie d’Égypte, le premier jour du premier mois, tout est prêt. La présence d’Élohim se manifeste alors par une nuée glorieuse qui couvre la tente. Cette manifestation de la présence ne les quittera pas pendant les quarante années de leur voyage dans le désert. Ici s’achève le livre de Chémoth-Exode.

     

    Le compte est bon  

     « Voici ce que donneront tous ceux qui passeront par le dénombrement, un demi sicle, selon le sicle du sanctuaire, à vingt guéras le sicle, un demi sicle en offrande à HWHY. » (Ex. 30:13)  

     Le stock de métal d’argent, qui servit à confectionner les 100 socles de soutènement et tous les crochets et les tringles, était issu de la contribution obligatoire conséquente au recensement du peuple. 603 550 hommes de plus de vingt ans donnèrent chacun un demi sicle de « Késeph » : de l’argent. Un demi sicle ou un « béqa » pesait 5,7 grammes.

     Le compte s’élevait alors à 603 550 x ½ sicle = 301 775 sicles d’argent (1 sicle vaut 11,4 grammes).

    L’autre unité utilisée à cette époque était le talent. Le talent valait 3000 sicles.

    Les 301 775 sicles valaient bien : 100 talents avec lesquels furent confectionnés les 100 socles de la tente. Le reste des 1 775 sicles fut utilisé pour les petits accessoires : crochets et tringles.

     Où l’intérêt de savoir cela se situe-t-il ?

    Un premier point est que tout ce qui supporte la tente et maintient les éléments entre eux est directement représentatif de l’ensemble du peuple. Pas un Hébreu ne peut s’y soustraire. Symboliquement, tout le peuple recensé est contributif à la cohésion de « la demeure d’Élohim parmi eux ». Tous sont, en la circonstance, importants aux yeux de notre Élohim. Notre Seigneur nous appelle tous à apporter notre personne et de plus à donner de notre coeur « généreux » pour constituer Son Temple, Temple vivant en Yéshoua.

    En second lieu, notons que le recensement du peuple, qui n’a lieu que dans des circonstances spéciales, conforte la plausibilité des dimensions, longueurs et poids, du tabernacle dans le désert, mais corrobore aussi le nombre d’Israélites recensés. Moshéh a réellement conduit un peuple dont le nombre d’hommes de plus de vingt ans était de 603 550 ! Si nous y ajoutons jeunes de moins de vingt ans, et jeunes filles et femmes, ce nombre se multiplierait au moins par 3.

     Un troisième aspect met en relation le recensement précédant la construction du Tabernacle avec le dernier recensement décrit dans la Parole : celui d’Apocalypse 7.

     « Ne nuisez pas à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons scellé au front les esclaves de notre Élohim. Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient scellés, cent quarante quatre mille scellés de toute tribu des fils d’Israël. » (Ap. 7:3-4)  

     144 000 est le résultat de 12 tribus x 12 000. Ce qui se propose aussi comme 12 x 12 x 1000.

    Nous retrouvons toujours en Apocalypse une relation directe à cet ultime recensement, précédent non pas une marche dans le désert mais le combat avant le Royaume.

     « Et la cité est bâtie en carré, et sa longueur est aussi grande que sa largeur. Et il mesura la cité avec le roseau, jusqu’à douze mille stades, sa longueur et sa largeur, et sa hauteur étaient égales. Et il mesura sa muraille, cent quarante quatre coudées, mesure d’homme, c’est-à-dire d’ange. » (Ap. 21:16-17)  

     La cité : 12 000 x 12 000 x 12 000, la muraille 144 soit 12 x 12.

     Nous constatons que la « Jérusalem céleste » est, tant en muraille qu’en corps, dans les mêmes expressions numériques que le recensement des 144 000. Tout comme le tabernacle du désert était une relation au recensement du peuple.

     Les noms des 12 tribus sont des portes surmontées de 12 anges, les noms des 12 disciples du Messie sont les fondements. La muraille est dimensionnée dans cette relation 144 = 12 x 12. Quant à la cité, qui est ici explicitement désignée comme l’Epouse, elle EST la demeure d’Élohim et de l’Agneau en Souffle et en Vérité.

     Depuis le désert, rien n’a changé, car notre Père est invariable, IL est le même hier, aujourd’hui et demain. Il veut notre présence et tout notre coeur. S’il en est ainsi, par la grâce de Yéshoua notre Seigneur et Agneau d’Élohim, personne ne se perdra car nous sommes tous comptés dans Sa présence. Nous aurons part à Son Temple de Vie. Car Son ordre est toujours : « Vivez, car Je Suis le Vivant ».

     

    Les vêtements de lumière  

     Après le bilan comptable, le texte s’intéresse à l’habit du Grand prêtre - Kohen Gadol - ainsi qu’aux vêtements des prêtres. La description semble ne pas être comprise dans le bilan, tout comme les lévites étaient recensés séparément du peuple.

     Une remarque essentielle au sujet de l’éphod, du pectoral, des grenades et de l’écharpe, est que leurs nuances sont identiques aux couleurs citées pour la tente : violet, pourpre, cramoisi et le blanc de fin lin, soit pour simplifier : bleu intense, rouge sombre, rouge éclatant, blanc.

    Le Grand sacrificateur s’annonçait ainsi partie intégrante du sanctuaire, il était véritablement l’organe central actif et vivant de l’ensemble, seul en capacité de pénétrer dans la partie la plus sacrée. Nous pourrions dire que l’ensemble lui ressemblait, qu’il était de la même nature, comme nous pourrions dire réciproquement qu’il ressemblait à son environnement. Le tout était en somme cohérent, comme le sanctuaire céleste l’est. La marque de cette identité particulière passait par l’expression colorée relative au céleste, à la royauté, au sang de l’Alliance, à la pureté. L’extrême valeur de l’habit ainsi connoté était marquée par l’entre-filage d’or, le métal de lumière.

    « Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » (Jn. 9:5)

    Effectivement, Celui qui venait du Père des cieux (le bleu) était Roi (pourpre), Grand sacrificateur et Agneau (rouge), exempt de tout péché car entièrement conforme à la Torah (blanc). Il est la lumière qui rend visible les choses qui étaient jusqu’alors restées ou vues dans l’ombre.

    Bien évidemment l’image du Kohen Gadol d’Exode nous renvoie immédiatement à Celui qui est Le Grand sacrificateur pour l’éternité : Yéshoua. Yéshoua est venu aussi pour rendre possible la construction du Tabernacle de Vérité et de Souffle, Tabernacle ou Temple fait d’éléments vivants que sont Ses disciples rendus aptes à cette gloire par la réconciliation en Son sacrifice unique et définitif.

     

    Les tuniques blanches des sacrificateurs  

     « Et ils firent les tuniques de fin coton en ouvrage de tisserand, pour Aharon et pour ses fils. » (Ex. 39:27)  

     « Après ces choses, je vis, et voici, une grande foule que personne ne pouvait dénombrer, de toute nation et tribus et peuples et langues, se tenant devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de longues robes blanches et ayant des palmes dans leurs mains. Et ils crient à haute voix, disant, Le salut est à notre Élohim qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. » (Ap. 7:9-10)  

     « Et ils chantent un cantique nouveau, disant, Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Élohim par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Élohim, et ils régneront sur la terre. » (Ap. 5:9-10)

     Étonnante relation et infinie miséricorde de notre Élohim et Père, par le sacrifice de Son Agneau. Yéshoua, le Kohen Gadol, revêtira des hommes de tous peuples, de toutes nations, de toutes tribus, de toutes langues, d’un habit de pureté, de la tunique blanche des sacrificateurs. Dorénavant la prophétie annonçant un nouveau peuple de sacrificateurs sera réalité.

     

    Les pierres des épaulettes et du pectoral  

     Par deux fois les noms des tribus d’Israël sont gravés sur des pierres précieuses que le Grand Sacrificateur portera.

     Sur ses épaules, six à droite, six à gauche, de façon équilibrée à la manière des monts Gérizim et Ebal, le Kohen Gadol portera la charge d’Israël, les douze noms du tout Israël apparaissant sur deux pierres de même nature, de l’onyx. Mais d’une manière beaucoup plus différenciée et individualisée, il les portera sur le coeur. Une pierre précieuse différente pour chaque tribu sera enchâssée sur le pectoral.

     Ainsi notre Grand Sacrificateur, Yéshoua, nous a porté et nous porte tous indistinctement sur Ses épaules, mais Il nous porte tous distinctement sur Son coeur ! Et tous, Il nous mène jusque dans le Saint des saints. Croyons-nous cela ?

     Nous sommes à ses yeux, chacun, une pierre blanche et précieuse, sur laquelle IL grave notre nom en Lui.

     « Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux qéhiylloth. Au vainqueur je donnerai la manne cachée, je lui donnerai une pierre blanche, et sur la pierre, un nom nouveau que nul ne connaît sauf qui le reçoit. » (Ap. 2:17)  

     Dans le sacerdoce aharonique, le Tabernacle, les habits sacerdotaux, le culte, etc. témoignent dans leurs moindres détails, parlent et prophétisent de l’action et de la personne du Mashiah. Lui, le Grand Sacrificateur pour toujours fut l’objet et le centre même de l’ensemble des instructions données à Moshéh sur le Sinaï.

     

    Le diadème sacré  

     Fait d’une lame d’or pur, ce diadème portait l’inscription [Qodésh l-HWHY] c'est-à-dire : consacré à HWHY. Aharon le Kohen Gadol était ainsi consacré au service de HWHY; il signifiait que le Kohen Gadol à venir était et serait pleinement consacré à HWHY.

     Que pouvons-nous penser du sceau invisible aux hommes, mais visible dans le monde supérieur, que les serviteurs d’Élohim porteront au front ? Que penser du sceau que porteront tous ceux que le Seigneur Yéshoua n’a pas honte d’appeler « ses frères » ? Sinon que ce sceau soit une sorte de marque qui dira : « ne touchez pas à celui-là, à ceux-là, car ils sont « Qodesh l-HWHY».

     « Attendez, pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Élohim. » (Ap. 7:3)  

     

    Shanah tovah ! Au premier de l’an  

     « Et HWHY parla à Moshéh, disant, Au premier mois, le premier jour du mois, tu dresseras le tabernacle de la tente de la rencontre. Tu y placeras ...” » (Ex. 40:1 et suivants)  

     Le premier jour de l’année est ici expressément défini : le premier jour du premier mois.  

     Que se passa-t-il ? Quel fut l’évènement marquant par son importance le 1er de l’an de la deuxième année de la sortie d’Égypte ? Un évènement extrêmement important dans l’Histoire d’Israël : l’assemblage du Mishkan, les premières mises en service des éléments, les premiers holocaustes. Moshéh avait achevé l’ouvrage, alors une nuée couvrit la tente et remplit le tabernacle.

     Souvenons-nous, si nous avons pris l’habitude de nous bénir les uns les autres d’un « shanah tovah » le 1er aviv, que cette date n’est pas anodine, et qu’elle fut l’occasion d’un évènement glorieux.

     Si ce premier jour du premier mois, le 1er aviv, a une connotation de l’achèvement de cette oeuvre sublime, oeuvre chargée de symboles et de puissance, que se passera-t-il lorsque le dernier de ceux qui sont appelés à constituer le Temple de Son Corps sera « rentré » ? Le Temple fait de pierres vivantes sera alors « complet ». Ce sera lorsque le Maître de l’oeuvre aura mené à bien tout ce que le Père Lui a demandé à ce sujet.

     « Et après ces choses je vis, et le temple du tabernacle du témoignage dans le ciel fut ouvert. Et les sept anges qui avaient les sept plaies sortirent du temple, vêtus d’un lin pur et éclatant, et ceints sur leurs poitrines de ceintures d’or (…) Et le temple fut rempli de la fumée qui procédait de la gloire d’Élohim et de sa puissance ; et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu’à ce que les sept plaies des sept anges fussent consommées. » (Ap. 15:5-8 )  

     La nuée marque la présence d’Élohim dans Sa demeure. Sa sainteté et Sa puissance se révèlent ainsi étonnamment dans la nuée, où il est difficile d’entrer. Toutefois …

     « Et il vint une nuée qui les couvrit, et il vint de la nuée une voix, Celui–ci est mon Fils bien–aimé, écoutez le. » (Marc 9:7)  

     

    Shabbat Shalom vé-shavoua tov 

     

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