• QUAND ET COMMENT PRENDRE LA PÂQUE,

    par Gilles Serviteur / Source : synthesebiblique.com

     

    Nous allons parler aujourd’hui de quand et comment prendre la Pâque et répondre aux interrogations de certains relativement à ce sujet.

     

    Jean 4 :22 : (Nous voyons ici le Messie qui témoigne à la Samaritaine. Il parle, somme toute, à tous les païens de la terre, tous ceux qui n’ont pas reçu la Parole en Israël) « Vous adorez (cultes, rites) ce que vous ne connaissez pas (les païens ne savent pas quel est le vrai culte); nous (c’est-à-dire les Juifs), nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs ». Ici nous voyons que les païens ne connaissent pas la véritable piété. Impossible. Ils ne vivent pas, donc, la véritable Pâque. Et, malheureusement, la majorité chrétienne d’aujourd’hui vit selon les cultes et les rites païens. C’est pourquoi les Anglais vivent ce qu’ils appellent « easter » et les Français vivent ce qu’ils appellent « les pâques ». Mais elles ne sont pas selon les oracles d’Elohim mais plutôt selon les rites et les cultes païens.  Le Messie dit aux païens : « Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ». Donc, la majorité chrétienne d’aujourd’hui fait ce que font les païens, c’est-à-dire qu’ils adorent ce qu’ils ne connaissent pas.

     

    Romains 3 :1 et 2 : « Quel est donc l’avantage des Juifs, ou quelle est l’utilité de la circoncision ? Il est grand de toute manière, et tout d’abord en ce que les oracles d’Elohim leur ont été confiés ».

     

    Oui, voilà pourquoi le Maître nous dit que le salut nous vient des Juifs. Aucune nation païenne n’a reçu les oracles d’Elohim. En Israël, la Parole d’Elohim a été donnée à Moïse et répétée par les prophètes. Ne soyez pas confondus, les Juifs ont réellement gardé les oracles d’Elohim : le véritable calendrier biblique dans la Thora et les véritables fêtes d’Elohim. Cependant, ils ont noyé ces choses saintes et sacrées, puisque commandées par Elohim, dans une ribambelle de traditions humaines lesquelles, parfois, soutiennent certaines pensées païennes. Des traditions qu’ils ont mises en avant et qui ferment la porte aux païens qui désirent vivre ces fêtes saintes selon la simplicité et la véritable signification du cycle de ces fêtes bibliques.

     

    Matthieu 23 :1 à 3 : « Alors Yeshua, parlant à la foule et à ses disciples, dit : Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse (c’est-à-dire dans la tribune, dans l’enseignement de Moïse). Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent (car c’est la volonté d’Elohim); mais n’agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas ».

     

    Ce que le Messie nous demande à nous, ses disciples, c’est de suivre la sainteté de la piété décrite dans la Thora donnée aux Juifs. Mais il dit de ne pas faire ce qu’ils font car ce qu’ils font dépasse et même aboli ce qui est biblique. C’est le reproche que le Maître leur fait. Contrairement aux païens, les Juifs possèdent réellement le calendrier provenant de Celui qui a créé l’horloge de l’univers, Yahvé, le Maître du monde. Cependant, les traditions humaines englobent ce que l’on appelle le judaïsme et tordent, au possible, cette vérité calendaire qui touche la sacralité des fêtes de la Thora. C’est pourtant simple, noir sur blanc. Dans toute la Thora ou tout l’Ancien testament, à moins évidemment que votre encre soit d’une autre couleur (ne soyez pas mesquin), il est écrit que l’année débute au printemps. Mais faisant fi de cette simplicité, la majorité Juive refuse de s’y soumettre et débute l’année à Rosh Hashana, au 7e mois du calendrier saint, au début de l’automne. Vous parlez ici de la conduite dans le judaïsme versus la sainteté de la Thora. De même, pour satisfaire des convenances humaines, ils se permettent de décaler certaines fêtes bibliques d’une journée ou deux. Vous parlez ici encore de la conduite dans les traditions humaines Juives, le judaïsme et non la sacralité des lois de la Thora qui sont vérité et qui nous apprennent à vivre la vraie repentance.

     

    Paul témoigne de ce judaïsme et que lui-même, comme Juif, avait vécu cette loi de traditions humaines. Pas la loi de la Thora mais la loi des traditions humaines.

     

    Galates 1 :13 et 14 : « Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église d’Elohim, et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères ». Voilà ce qu’est le judaïsme, les traditions humaines juives. Elles forment une loi parmi les Juifs qui finit par abolir la loi divine de la Thora. Le Messie leur dit dans Matthieu 15 au verset 6 : « Vous annulez ainsi la Parole d’Elohim au profit de votre tradition ». Le Messie nous apprend de ne pas suivre le judaïsme mais bien de nous repentir face aux lois de la Thora.

     

    Romains 13 :8 : « Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi ». C’est la loi donnée à Moïse pour Israël, comment aimer son Créateur et aimer son prochain.

     

    Donc, Paul explique dans Galates combien il a été méchant de suivre les traditions de ses pères qu’on appelle judaïsme et il a appris à aimer les autres lorsqu’il a mis en action la loi de la Thora. C’est ce qu’il explique aux Romains et c’est ce qu’il nous explique également.

     

    Tout ceci pour qu’il soit clair dans votre esprit que je ne suivrai pas les traditions juives, le judaïsme, pour prendre la Pâque. J’irai directement à la source, la Bible, à l’enseignement de notre Maître Yeshua sur comment prendre la Pâque.

     

    Faites bien attention parce que nous « jouons sur les mots ». Pour les Juifs lorsqu’ils lisaient ces choses, c’était clair. Pour nous, ce ne l’est pas car nous ne sommes pas habitués aux cultes et à la vérité de la Thora alors qu’eux les vivaient et c’était clair.

     

    Luc 22 :7 à 9 : « Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? »

     

    Voyez : les disciples étaient au courant du genre de Pâque qu’ils prendraient. Ils n’étaient pas étonnés et ne lui dirent pas : « De quoi parles-tu Seigneur ? ». Ou encore : « N’est-ce pas les Lévites qui sacrifient les agneaux pour la Pâque ? ». Non, aucune question semblable car les disciples savaient. Bien qu’elle ne soit pas répertoriée, ils avaient sûrement déjà vécu une Pâque semblable avec Yeshua. Pour eux c’était connu. Ils ne demandaient pas ce qu’il voulait mais plutôt à quel endroit ils devaient la préparer.

     

    Le Messie explique à ses disciples, comme dans Matthieu 26 :2 : « Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours… ». Les disciples ne se trompaient pas. Ils savaient quel jour, ou plutôt quel soir/nuit, serait prise la Pâque qu’instituait le Seigneur. Pour eux, se serait un repas avec leur Maître. Le fait de savoir quand prendre la Pâque ne les surprend pas du tout. Préparer la Pâque pour eux ne semble pas un problème mais la question qui se pose est plutôt : « Où veux-tu que nous la préparions ? ».

     

    Au verset 10 : « Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera… ».

     

    Mon épouse a eu une révélation à ce sujet. Elle m’a dit : « Aucun homme ne porte de cruche d’eau sur la tête au Moyen-Orient, ce sont les femmes qui puisent l’eau, donc les disciples ne pouvaient pas se tromper ». Le Maître savait ce qu’il disait et les disciples ont trouvé les choses comme il l’avait dit.

     

    Aux versets 11 à 13 : « … et vous direz au maître de la maison : Le Maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque ».

     

    Au verset 14 : « L’heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui ». Remarquez : la Pâque était préparée par les disciples et non pas par les Lévites ou les sacrificateurs. Pour eux, ce n’était pas leur temps. « L’heure étant venue » pour les disciples, ils savaient quel jour, ou plutôt quel soir/nuit, était l’heure où devait être prise la Pâque, cette Pâque nouvelle.

     

    Remarquez : l’apôtre Paul n’était pas instruit par le Seigneur à ce moment-là, il était avec les pharisiens. Et bien qu’il connût la Pâque qu’accomplissaient les Lévites et le peuple Juif, il fut instruit par le Seigneur à savoir quel soir/nuit devait se vivre l’heure de cette Pâque pour les disciples de Yeshua.

     

    1 Corinthiens 11 ;1 : (Il commence en disant :) « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Messie ». C’est important, parce qu’il sait que ce qu’il enseigne est un choc pour les Juifs. Il demande de croire à l’autorité du Messie comme lui-même y croit. Il l’imite.

     

    Au verset 23 : « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c’est que le Seigneur Yeshua, dans la nuit où il fut livré, prit du pain… ». Dans la nuit où il fut livré, c’est-à-dire, après le coucher du soleil, au début du 14 de Nisan. Un jour commence au coucher du soleil selon la Bible. La nuit où il fut livré, c’est-à-dire, avant les sacrifices d’agneaux fait par les Lévites, car Lui-même fut livré pour être sacrifié à ce moment-là. Et c’est-à-dire après avoir pris, institué, cette nouvelle forme pour la Pâque. « Ce que je vous ai enseigné » dit Paul. « L’heure étant venue », donc l’heure vient de changer. C’était avant l’heure où les Lévites sacrifiaient la Pâque, selon leurs lois sacrificielles. La loi du sacrifice vient de changer par le nouveau sacrifice qui a été donné. Et, l’Agneau sacrifié a pris la Pâque et a montré à Ses disciples, le soir avant ces sacrifices, au début du 14 de Nisan. Je le répète, la Pâque était déjà prête, le Messie n’a pas été en colère parce qu’elle était prête. Le soir étant venu… Donc, le sacerdoce Lévitique, depuis la mort de Yeshua, est aboli. Ainsi, leur sacrifice à la fin du 14 de Nisan a été également aboli, et c’est quasiment un sacrilège pour les Juifs, même ceux qui commencent à croire en Yeshua.

     

    Hébreux 7 :11 : « Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple (on parle de la loi sacrificielle pour le pardon des péchés), qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron ? Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi (on parle ici de la loi sacrificielle et non pas la loi sur la moralité et la piété qui demeure toujours) ».

     

    Au verset 18 : « Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure (la loi sacrificielle Lévitique), à cause de son impuissance et de son inutilité… »

     

    L’ordonnance antérieure des sacrifices, on parle des sacrifices d’animaux, à la fin du 14 de Nisan, a été abolie. Il y a donc abolition de la loi sacrificielle selon le sacerdoce Lévitique.

     

    Aux versets 22 à 24 : « Yeshua est par cela même le garant d’une alliance plus excellente (on parle d’une alliance selon les sacrifices). De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents. Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible ». Et nous vivons selon la loi sacrificielle de ce nouveau sacerdoce, il y a donc abolition d’une loi pour en instaurer une autre, le sacerdoce donné par Yeshua. Et, selon ce sacerdoce, cette nouvelle loi sacrificielle, nous sommes appelés à vivre la nouvelle Pâque comme l’on vécu les premiers apôtres. Croyez-le ! Le sacerdoce de Yeshua domine. Croyez en son oeuvre. Il a aboli les sacrifices selon le sacerdoce Lévitique, même et surtout, celui de la Pâque. Aussi choquant que cela puisse paraître. Et c’est pour cela que Paul commence par dire : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Messie ». Il a fait cela, faites-le aussi ! Il savait que c’était énorme d’affirmer que la loi sacrificielle des Lévites était obsolète et que selon cette loi, la Pâque devait être prise à la fin du 14 de Nisan alors que selon le sacerdoce de Yeshua, la nouvelle loi sacrificielle, ordonne que nous commémorions la mort du Messie, la Pâque, au début du 14 de Nisan, c’est-à-dire le soir avant que les Lévites sacrifient leur Pâque. Paul devait savoir que beaucoup refuseraient l’idée, refuseraient la nouvelle ordonnance influencés par l’ancienne accomplie par les Juifs.

     

    Si le sacerdoce Lévitique a été aboli, il y a autres choses qui le soutenaient et qui n’existe plus également. Prenez Nombres 18 :21 : « Je donne comme possession aux fils de Lévi toute dîme en Israël, pour le service qu’ils font (le sacrifice des animaux), le service de la tente d’assignation (le temple).

     

    Au verset 24 : « Je donne comme possession aux Lévites les dîmes que les enfants d’Israël présenteront à l’Éternel par élévation, c’est pourquoi je dis à leur égard : Ils n’auront point de possession au milieu des enfants d’Israël ».

     

    Aux versets 30 et 31 : « Tu leur diras : quand vous en aurez prélevé le meilleur, la dîme sera comptée aux Lévites comme le revenu de l’aire et comme le revenu de la cuve. Vous la mangerez en un lieu quelconque, vous et votre maison; car c’est votre salaire (c’est le salaire des Lévites dans le temple physique pour le sacrifice des animaux) pour le service que vous faites dans la tente d’assignation.

     

    Donc, étant donné que le sacerdoce Lévitique n’existe plus et est aboli, la dîme pour le temple où l’on faisait les sacrifices, ainsi que la dîme aux Lévites pour soutenir ce sacerdoce, sont également abolies. Nous devons être conséquents dans les choses que nous voyons.

     

    Luc 22 :7 : « Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva ».

     

    Au verset 1 : « La fête des pains sans levain, appelée la Pâque, approchait ».

     

    Regardez maintenant Jean 13 :1 : « Avant la fête de Pâque… ».

     

    Toutes ces choses sont claires pour les Juifs de ce temps-là. Elles ne le sont pas pour nous. C’est un paradoxe parce que quand on dit que « le jour des pains sans levain où l’on devait immoler la Pâque arriva », si l’on comprend bien où se situe la Pâque et le jour des pains sans levain, les choses sont comme inversées mais les gens savaient très bien ce que voulait dire l’auteur.

     

    Lévitique 23 :5 : « Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs (c’est-à-dire au coucher du soleil, juste avant la noirceur), ce sera la Pâque de l’Éternel ». Il ne parle pas ici de fête. La Pâque est une souffrance mais en même temps une délivrance. Il ne la considère pas vraiment comme une fête parce qu’au verset 6, il est écrit : « Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l’honneur de l’Éternel ». Là il parle d’une fête, la première fête de l’année. Pourtant, la Pâque arrive le 14 de Nisan, avant la fête des pains sans levain. Mais vous voyez ici que les apôtres disent « la fête des pains sans levain appelée la Pâque approchait ». C’était tellement inter-relié que les apôtres l’appelaient ainsi. Lorsqu’ils parlaient des pains sans levain, ils parlaient de la Pâque, et inversement. Pour eux c’était une évidence, ayant reçus ces connaissances de génération en génération. Nous, n’étant pas nés « dedans », ce n’est donc pas évident. On mélange les choses.

     

    La première fête nommée est au verset 6 comme nous l’avons vu. C’est le premier jour des pains sans levain. Les Juifs l’appellent ainsi car elle est juxtaposée à la première fête de l’année. La fête des pains sans levain, le quinzième jour, est aussi appelé la Pâque.

     

    Donc, avant cette fête, comme il est dit dans Jean 13 :1 : « … Yeshua, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. Pendant le souper (durant la Pâque qu’il venait d’instituer), lorsque le diable avait déjà inspiré au coeur de Judas Iscariot, fils de Simon, le dessein de le livrer, Yeshua, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu d’Elohim, et qu’il s’en allait à Elohim, se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il vint donc à Simon Pierre; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Yeshua lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Yeshua lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. »

     

    Les disciples s’attendaient à ce nouveau genre de Pâque avec le Seigneur, en un repas, à cette date. Mais ils ne s’attendaient pas à ce puissant symbole qu’allait instaurer le Messie à cette dernière Pâque avec eux. Voilà comment vous devez comprendre la logique de leurs paroles à ce moment-là. La loi nous éclaire à savoir que le premier jour des pains sans levain n’est pas le soir/nuit où le Seigneur et ses disciples débutèrent le repas de la Pâque. Mais les disciples, tous Juifs, se parlaient ainsi.

     

    Matthieu 26 :17 : « Le premier jour des pains sans levain, les disciples s’adressèrent à Yeshua, pour lui dire : Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? ». Comme nous avons vu dans la loi dans Lévitique 23, c’est une antinomie parce que ce n’était pas le premier jour des pains sans levain. La Pâque arrive juste avant. Mais seulement, parmi eux, c’est ainsi qu’ils se parlaient. Pour nous ce n’est pas clair. Mais ils étaient nés avec un langage semblable, ils savaient très bien ce qu’ils étaient entrain de dire. Nous devons comprendre ce qui se passe et nous dire qu’Elohim savait très bien que les disciples penseraient ainsi et que la Parole s’écrirait ainsi. Il l’a voulu comme ça. Pourtant, comme je le disais, le premier jour des pains sans levain est observé le quinzième jour de Nisan et la Pâque est prise le jour d’avant, le quatorze.

     

    N’oubliez pas ! La Parole biblique est une parabole que seul le Maître de l’univers révèle à Ses élus. Les choses se sont écrites ainsi mais les Juifs du temps comprenaient très bien ce que voulait dire Matthieu. Les disciples s’étonnaient également en disant : « pourquoi nous expliques-tu à nous et non pas aux autres ? Ils ne comprennent pas, tu le sais Seigneur ». Et les disciples disent au Maître dans Matthieu 13 :10 et 11 : « …Pourquoi parles-tu en paraboles ? Yeshua leur répondit : Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné ».

     

    Voilà pourquoi je dis que la Parole est comme une parabole. Elle est révélée aux élus, à ceux que le Père appelle et qui veulent vivre dans ses voies.

     

    Maintenant, la pleine lune, quinzième jour du mois biblique, annonce la fête des pains sans levain, le 18 avril 2011. Si la loi sacrificielle du sacerdoce Lévitique n’était pas abolie depuis le sacrifice de l’Agneau, le sacrifice pascal de la Pâque s’effectuerait le 17 avril, avant le coucher du soleil. Si les premiers apôtres étaient avec Yeshua aujourd’hui et que le Seigneur leur disait de préparer la Pâque, ils la prépareraient pour le 16 avril au soir, au début du quatorze de Nisan, comme ils l’ont fait il y a près de 2000 ans. Ils le savaient, ils l’ont fait et ils le feraient de nouveau.

     

    Je suis désolé si j’ai offensé certaines personnes situant le début du mois une journée plus tard qu’eux. Que le Seigneur nous bénisse tous et chacun dans notre compréhension. Nous devons avoir de l’amour entre nous et non pas de déchirements.

     

    Romains 14 :1 : « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes ». Je ne dis pas que vous êtes ou que je suis le faible, nous avons des opinions différentes et c’est là que l’apôtre Paul veut nous amener. Paul parle ici des végétariens et il dit que ces derniers manquent de foi dans la Thora qui affirme qu’ils peuvent manger de la viande pure.

     

    Romains 14 :23 : « Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché ». Comprenez : si vous voulez suivre la loi et que vous croyez une chose vraiment, la Parole dit que tout se qui est produit d’une conviction n’est pas péché, parce que vous le croyez ainsi. Mais si vous êtes végétarien et que vous dites que vous péchez parce que vous mangez de la viande, oui vous péchez parce que devant l’Éternel vous vous sentez coupable. Aussi, tout ce qui est produit de la conviction en suivant la loi, n’est pas péché. Vous avez voulu faire le bien et non le mal.

     

    Si, par le passé, vous avez fait partie d’une assemblée qui se disait « l’unique église » et que, ayant foi dans la Parole, vous avez abandonné le paganisme de ce monde et que, au prix de vous faire rejeter par votre entourage, votre employeur, vos familles et amis, vous avez commencé à vivre la piété biblique décrite dans Lévitique 23 en suivant ses fêtes inscrites au calendrier Juif, alors votre conviction était honorable devant Elohim. Vous n’avez pas péché. Et si, par la suite, vous êtes sortis de cette assemblée et vous êtes aperçu que les Juifs, par convenance humaine, avaient décalé certaines dates de fêtes et vous avez rectifié en étudiant le sujet. Maintenant, croyez-vous que tout ce temps où vous ne saviez pas et que vous agissiez avec une pleine conviction, croyez-vous donc que vous étiez maudits de l’Éternel et qu’il vous détestait, vous qui rejetiez le paganisme et preniez en entier la piété biblique ? Non, il vous aimait.

     

    Romains 14 :5 : « Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction ». Paul parle ici de jeûner un tel jour ou un tel autre. Mais le point principal est de ne pas avoir de conflit sur les opinions entre les personnes sincèrement repenties et ayant une pleine conviction. L’Éternel connaît notre repentance et notre volonté à marcher selon sa Parole. Et, pour celui qui a rejeté le paganisme et marche dans la loi de la piété, tout ce qui est donc le produit d’une conviction selon ces dates, n’est pas péché. Ne nous méprisons pas les uns les autres mais prions les uns pour les autres.

     

    Verset 10 : « Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? Ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? Puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal d’Elohim ». Faites attention comment vous jugez quelqu’un qui est sincère devant l’Éternel et qui veut marcher comme votre frère dans les voies du Créateur. Cessez de juger et priez si vous trouver qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ne brisez pas les liens entres les frères.

     

    Maintenant, pour ceux qui veulent avoir une idée biblique au sujet de « comment prendre la Pâque », j’offre une idée.

     

    Jean 13 :2 à 15 : «Pendant le souper, lorsque le diable avait déjà inspiré au coeur de Judas Iscariot, fils de Simon, le dessein de le livrer, Yeshua, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu d’Elohim, et qu’il s’en allait à Elohim, se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit (nous voyons ici que Yeshua a pris la place et le vêtement du moindre des serviteurs et c’est pourquoi l’apôtre Pierre en avait été choqué). Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint (le sacrifice représenté par la Pâque nous donne la vie, et le Messie nous montre, par cette puissante et humiliante action, comment nous devons agir comme serviteur qui aide, lave et pardonne, comme nous avons été aidés, lavés et pardonnés. Comme je le mentionnais plus haut, pas question de juger un vrai serviteur. De l’aider, de prier pour lui, oui, afin que nous grandissions ensemble).  Il vint donc à Simon Pierre; et Pierre lui dit: Toi, Seigneur, tu me laves les pieds! Yeshua lui répondit: Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt.  Pierre lui dit: Non, jamais tu ne me laveras les pieds (Pierre ne comprenait pas cette action et il s’indigna, mais…) Yeshua lui répondit: Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi.  Simon Pierre lui dit: Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.  Yeshua lui dit: Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.  Car il connaissait celui qui le livrait; c’est pourquoi il dit: Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit: Comprenez-vous ce que je vous ai fait ?  Vous m’appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis.  Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait ».

     

    Ici, c’est un symbole de pardon mutuel, d’amitié fraternelle. Il dit aussi au verset 17 : « si vous savez ces choses, vous êtes heureux pourvu que vous les pratiquiez ». Pourvu que vous les pratiquiez… On parle du symbole de pardon mutuel, de l’amitié fraternelle et ce symbole est durant la Pâque. Pratiquer le lavement des pieds représente une action puissante dans la vie du chrétien. De notre côté, nous procédons ainsi: une personne choisie une autre personne pour lui laver les pieds et si celà est possible, un homme avec un homme ou une femme avec une femme, ou entre couple. Et, comme le Maître a pris un bassin, nous prenons un petit bassin et les serviettes pour le faire. Encore une fois, c’est une façon de le faire afin d’accomplir.

     

    Nous en sommes maintenant au moment de partager le pain et le vin. Le pain doit être sans levain. Il n’y avait plus de levain dans les maisons juives à ce moment-là. Donc, nous imiterons le Seigneur. Nous prenons donc du pain sans levain, lequel représentait le péché. De même, je crois qu’il ne doit plus y avoir de levain dans nos maisons lorsque nous prenons la Pâque et ce, durant les sept jours de la fête des pains sans levain.

     

    1 Corinthiens 11 :23-24 : (voici ce qu’a reçu l’apôtre Paul) « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c’est que le Seigneur Yeshua, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi ».

     

    Lorsque vous prenez ce pain, le Maître puissant, le véritable Maître d’autorité, vous a dit que le soir de la Pâque celui-ci représente son corps, l’Agneau brisé et déchiré. Il dit : « … faites ceci en mémoire de moi ».

     

    Aux versets 25 et 26 : « De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur (pour ceux qui pensent annoncer la résurrection, désolé, vous annoncez la mort du Seigneur), jusqu’à ce qu’il vienne (c’est-à-dire jusqu’à son retour, sa deuxième venue) ».

     

    Nous venons de lire le mémorial de la Pâque pour les disciples de Yeshua. Regardons maintenant dans Exode 12, versets 1 à 11, ce qui a été demandé en Israël et nous verrons les choses qui sont différentes aujourd’hui.

     

    Exode 12 : 1 à 11 : « L’Eternel dit à Moïse et à Aaron dans le pays d’Egypte: Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois; il sera pour vous le premier des mois de l’année.  Parlez à toute l’assemblée d’Israël, et dites: Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison.  Si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, on le prendra avec son plus proche voisin, selon le nombre des personnes; vous compterez pour cet agneau d’après ce que chacun peut manger.  Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau.  Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois; et toute l’assemblée d’Israël l’immolera entre les deux soirs (Maintenant je vous le demande : si aujourd’hui cela était encore demandé aux chrétiens, quelle possibilité dans les grandes villes comme New-York ou Montréal et même celles comptant quelques 30 000 ou 40 000 citoyens qui vivent dans des appartements, qui aurait la possibilité de prendre un agneau, le 10e jour de ce mois, de le garder dans son appartement et de plus, d’en trouver un sans défaut, mâle? Vous ne pouvez aller travailler, vous devez garder l’agneau durant quatre jours. Je parle de possibilité. Le Maître savait qu’en Israël celà était possible à ce moment-là. Cependant, le Maître savait que ce ne serait pas toujours possible parmi les disciples. Les choses et les symboles ont changés).  On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera.  Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères.  Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l’eau; mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l’intérieur (est-ce qu’il y a beaucoup d’appartement ou de maison dans lesquels c’est possible de faire celà aujourd’hui ? Même après avoir retenu votre agneau quatre jours, est-ce que vous pouvez le sacrifier chez vous et le faire cuire dans le feu ?).  Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin; et, s’il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu.  Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Eternel ». C’était la Pâque demandée à Israël à ce moment-là selon le Lévitique.

     

    Le sacrifice de l’agneau et le sang sur les linteaux a un rapport direct avec le sacerdoce Lévitique. Il faut comprendre que les sacrifices et le sacerdoce Lévitique sont abolis. Mais pas la Pâque, avec ses puissantes et symboliques commémorations que le Seigneur a données pour ses disciples.

     

    Le Seigneur pris bien soin de ne pas parler de la chair d’agneau ou d’herbes amères bien qu’ils devaient faire partie du repas à ce moment-là, mais il montra le pain, qui forcément était sans levain, et il montra la coupe de vin et il donna l’ordre de les prendre : « faites ceci en mémoire de moi ».

     

    Personne ne devrait discuter cet ordre de prendre le pain et le vin le soir débutant le 14 de Nisan. Aucun ne parle de mettre du sang sur les linteaux de leur porte. Mais pour ceux qui me parlent des herbes amères pour cette nouvelle Pâque, physiquement, le Seigneur n’en a donné aucune obligation. Il n’a décrit aucune chair d’agneau ou aucune herbe amère en disant : « mangez ceci en mémoire de moi ». Vous devez réaliser que dans votre Pâque, l’Agneau est toujours là, vous avez part à l’aspersion de son sang. C’est votre Seigneur qui a été sacrifié et à cause de ce tragique événement, à cause de nos péchés, l’amertume, les herbes amères, remplissent l’âme des participants de la Pâque.

     

    On ne doit pas ajouter des paroles au Seigneur. Nulle part on peut lire : « Yeshua mangea la chair de l’agneau et les herbes amères et puis il dit : « faites ceci en mémoire de moi » ». Les pensées Juives aimeraient bien le rajouter et elles le font, mais ce n’est pas écrit. L’agneau, le sang et les herbes amères représentaient la Pâque, la commémoration avec le pain et le vin que vous vivez aujourd’hui. L’Agneau a été sacrifié et, comme je le disais plus haut, pour la majorité des familles d’aujourd’hui, il serait impossible de mettre en pratique cette marche à suivre d’autrefois.

     

    Deutéronome 16 : 1 et 2 : « Observe le mois des épis (et même on pourrait traduire : observe attentivement), et célèbre la Pâque en l’honneur de l’Éternel, ton Elohim; car c’est dans le mois des épis que l’Éternel, ton Elohim, t’a fait sortir d’Égypte, pendant la nuit (on peut parler des alentours du mois d’avril). Tu sacrifieras la Pâque à l’Éternel, ton Elohim, tes victimes de menu et de gros bétail, dans le lieu que l’Éternel choisira pour y faire résider son nom ».

     

    Au verset 5 : « Tu ne pourras point sacrifier la Pâque dans l’un quelconque des lieux que l’Éternel, ton Elohim, te donne pour demeure; »

     

    Au verset 7 : « Tu feras cuire la victime, et tu la mangeras dans le lieu que choisira l’Éternel, ton Elohim. »

     

    Avez-vous remarquer comment parle l’Éternel ? Il dit : « Tu sacrifieras la Pâque » mais « Tu ne pourras point sacrifier la Pâque dans l’un quelconque des lieux que l’Éternel, ton Elohim, te donne pour demeure ».

     

    Exode 34 :25 : (on parle ici de sacrifice) « Tu n’offriras point avec du pain levé le sang de la victime immolée en mon honneur; et le sacrifice de la fête de Pâque ne sera point gardé pendant la nuit jusqu’au matin ».

     

    Le sacrifice de la fête est cet agneau pour les repas. Le repas de la Pâque, l’agneau mangé au repas de la Pâque, et dont le sang a été mis sur les linteaux des portes, afin que les Israélites ne meurent pas, représentait le sacrifice de l’Agneau d’Elohim, Yeshua. Pour eux, c’était une représentation du futur.

     

    Marc 14 :24 : « Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs ».

     

    Cette coupe de vin était la nouvelle alliance dans son sang. Le sang de l’Agneau de l’Éternel a maintenant été versé. Le vin que nous prenons en est le symbole de cette action passée. Pour eux, lorsqu’ils sacrifiaient l’agneau en Israël, c’était un symbole d’une action futur. Pour nous maintenant, le pain et le vin représentent l’action passée, plus besoin de sacrifice. Le sacrifice est fait.

     

    Le Maître a donné le vin comme représentation du sang versé pour nous. Le sacrifice d’un agneau pour le repas de la Pâque n’est plus nécessaire pour ceux qui entrent dans la nouvelle alliance.

     

    Pour bien comprendre la Parole qui fait autorité, retournons dans Hébreux 10 :1 : « En effet, la loi (on parle ici de la loi sacrificielle des animaux), qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection ».

     

    Au verset 8 : « Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi) (c’est-à-dire la loi sacrificielle), il dit ensuite : Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose (c’est-à-dire le sacerdoce Lévitique et la loi sacrificielle des animaux sont supprimés) pour établir la seconde ».

     

    Au verset 16 : « Voici l’alliance que je ferai avec eux (c’est la nouvelle alliance), après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs coeurs, et je les écrirai dans leur esprit… ».

     

    Comme vous pouvez le voir, la loi du Maître n’est pas abolie, c’est la loi sacrificielle qui a changée. C’est une nouvelle alliance représentée à la Pâque par le pain, symbole du corps mis à mort de Yeshua, et du vin, symbole du sang de l’Agneau divin versé pour nous.

     

    Et, cette alliance permet, par la puissance de la nouvelle loi sacrificielle, de nous donner la force et le pouvoir de suivre la loi de la Thora sur la piété, la justice et la moralité donnée à Moïse. Voilà ce qu’il dit.

     

    Les gens nous disent : « Nous ne sommes plus sous la loi ». Ce n’est pas ce que nous dit la Parole. Vous n’avez pas le droit de mentir, de voler et de vivre l’idolâtrie païenne de ce monde. Cependant, la loi sacrificielle a changée et elle vous donne, dans les cieux, une puissance : le Saint-Esprit. Pour ceux qui le demandent, ceux qui sont appelés et ceux qui pleurent, et ce, afin de nous permettre de vivre la sainteté réclamée par le Père.

     

    Les Juifs, et même les Juifs messianiques, veulent demeurer dans la loi sacrificielle de l’ancienne alliance du sacerdoce Lévitique selon l’ordre d’Aaron. Ils veulent que les anciens symboles, le sacrifice de l’agneau, le sang, les herbes amères, vivent encore. Ils ne veulent pas croire que le Messie a l’autorité de changer ces symboles qui sont maintenant représentés par le pain et le vin.

     

    Zacharie 12 :10 : « Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né ».

     

    À la Pâque, le deuil se trouve parmi les disciples de Yeshua. La Pâque annonce sa mort et ils ont le regard tourné vers Lui. Ils réalisent que leurs péchés l’ont mené à la croix et ils pleurent amèrement sur le juste, le Messie Sauveur, que l’être humain a percé. Oui, pour les vrais croyants, à la Pâque, les larmes montent aux yeux. Qu’avons-nous fait ? Je le répète, l’amertume est dans l’âme. C’est ce que symbolisaient les herbes amères prises avec le sacrifice du repas de la Pâque.

     

    Maintenant, vous est-il défendu de manger de l’agneau et des herbes amères le soir de la Pâque ? Mais non ! Je n’ai pas dit cela. Il n’y a pas de péché à le faire. Ne courez pas au travers le monde en disant : « Gilles Serviteur a dit qu’on ne pouvait pas ! ». Non, vous le pouvez. Ce que j’ai dit c’est que dans la nouvelle alliance sacrificielle, l’Agneau a déjà été sacrifié il y a plus de 2000 ans, et que seul son symbolisme retrouvé dans le pain et le vin sont exigés pour nous : « Faites ceci en mémoire de moi ». Si c’est votre Maître vous le suivez. C’est l’ordonnance du Maître dans la nouvelle alliance sacrificielle selon l’ordre de Melchisédek.

     

    De plus, durant le repas de la Pâque, le Messie a enseigné ses disciples. Voilà pourquoi lire quelques versets bibliques est approprié durant cette soirée.

     

    Matthieu 26 :30 nous dit : « Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers ».

     

    Donc, si je récapitule à propos de comment prendre la Pâques :

     

    1. Le lavement des pieds;
    2. Le moment pour partager le pain et le vin;
    3. Un petit enseignement, des passages bibliques;
    4. Chanter quelques cantiques.

     

    Bibliquement, c’est de cette manière que cela s’est passé et que nous devons le vivre. Je vous ai donné une idée appuyée sur la Bible mais je n’en fais pas une formalité. Cependant, je vous en prie, demeurez biblique et cessez de pratiquer des traditions juives ou païennes et ne faites pas une ordonnance des symboles exigés par l’ancienne alliance sacrificielle.

     

    Croyez le Messie Yeshua. Il a reçu l’autorité du Père pour instaurer les nouveaux symboles : le pain, le vin et le lavement des pieds pour la Pâque de ses disciples, pour l’Église.

     

    Enfin, je vous souhaite une bonne Pâque