• Témoignage 2

    - Juif Messianique et non Juif.

     

    - On parle beaucoup, dans les milieux intéressés, des juifs Messianiques.

     -  Qui sont-ils et d’où sortent-ils. ?

     -Ils ont abandonnés leurs traditions et se sont engagés sur le Chemin de la Vérité et de La Vie ; mais ils n’ont pas changé d’identité pour autant.

    - Il va sans dire que les disciples et apôtres de Yéshoua’ furent les premiers juifs Messianiques, donc ce n’est pas nouveau. D’ailleurs, Paul ou Shaoul de Tarse le souligne dans sa lettre aux Romains : « Car moi aussi, je suis Israélite, de la descendance d’Abraham, de la tribu de Benjamin. » Ce qui est nouveau, par contre, c’est qu’un bon nombre de personnes n’ayant aucun lien de sang avec ce peuple, s’intéressent à ce courant ou mouvement ‘’Messianique’’ en y consacrant du temps, de l’énergie et beaucoup d’amour.

     

    - Je fais partie de ceux là. Mon attachement à Yeshoua (Jésus) et au peuple de Dieu remonte assez loin. Petit enfant déjà, tous ces lieux bibliques : Jérusalem, Bethléem, Judée, Samarie, etc., me laissaient songeur, peut être à cause des miracles et de toutes les choses que Jésus y faisait. J’aimais bien écouter les histoires que l’on nous racontait au catéchisme. Je m’imaginais dans le désert, au bord du lac de Tibériade ou assis au milieu de cette foule pressée d’entendre Jésus enseigner. Je pensais aussi à la joie de ces bergers et de ces Mages, émerveillés devant ce nouveau né, dont la venue allait bouleverser le monde entier.

    -  Personne n’a jamais eu à me convaincre que Dieu existait. C’était une évidence pour moi et ça l’est toujours. Il est vrai que les endroits où l’on parlait de Dieu m’attiraient grandement. Cela est aussi dû au fait que je suis né dans une ville à caractère très religieux (Le Puy en Velay). On y voit encore aujourd’hui beaucoup d’édifices remplis de statues dédiées à des saints et autres personnages, ayant eu un rôle durant le séjour terrestre de notre Seigneur Jésus-Christ. J’ai grandi là, avec des parents et grands-parents fervents de catholicisme, avec quand même un penchant protestant du coté de ma mère.

    Cela m’a permis, d’ailleurs, de posséder une Bible assez tôt. Ce livre, qui n’était pas rangé avec les autres, mais à part dans l’armoire de la chambre, m’intriguait beaucoup. Il avait énormément de pages écrites en petits caractères et surtout il n’y avait pas d’images, contrairement aux autres livres que je connaissais. Ma grand mère, catho à fond jusqu’à en être superstitieuse, n’aimait pas ce livre car il parlait quelquefois du diable (apocalypse). Curieux de nature, il m’arrivait de le feuilleter et de le lire. Ce qui m’intéressait surtout c’était le début : la Genèse, la création. Contrairement à ce que j’entendais souvent dans le cadre scolaire laïque, où l’homme issu de l’évolution descendrait du singe ! Moi, je savais que Dieu avait créé les êtres humains, ainsi que tout le reste. Adam et Ève n’étaient pas une       ‘’ image’’ comme le pensaient certains, surtout les milieux catho. J’aimais bien aussi l’histoire de Moise et de ce peuple israélite que Dieu avait fait sortir victorieux d’Égypte. Il m’arrivait aussi de parcourir la nouvelle alliance (Nouveau Testament), les Évangiles, Paul, Jean, la Révélation avec ses chevaux et son dragon…

    - C’est vrai que je ne comprenais pas grand-chose, mais au fond j’étais convaincu que ce livre avait une grande importance et il me poussait déjà vers un certain idéalisme. Ma curiosité pour les choses divines me menait à fréquenter beaucoup de monde ‘’branché’’, des groupes de jeunesses catholiques, et même des prêtres (dont certains sont restés des amis très longtemps).

    Je me levais souvent le matin de bonne heure pour assister à la messe, avant d’aller à l’école. Malgré tout cela je n’étais pas entièrement satisfait car il subsistait quelques ombres au tableau. J’avais huit ou neuf ans à l’époque et ce que je ressentais au plus profond de mon être, je ne le retrouvais pas autour de moi. Je n’étais pas totalement convaincu que ce que pratiquait l’Église catholique Romaine était conforme à la vie et à l’enseignement de Christ ; j’avais des doutes. C’est aussi à ce moment là que j’appris tout ce qui c’était passé dans l’histoire, au sujet des guerres de religions, des croisades et autres génocides européens.

    -  J’étais comme on dit, un pratiquant zélé. Ma grand-mère, qui avait déjà des religieux dans sa famille me voyait devenir curé ou prêtre. Bien que flatté j’étais trop timide cependant et pas assez déterminé pour cela.

     

     

    - Un jour, quelque chose d’étrange allait se passer. C’est le début de l’été 1967, l’année de mes dix ans. Mes parents, tout contents, viennent d’acheter un poste de télévision. Mis à part le temps de chauffe de cet appareil, l’image n’est pas trop mauvaise. Entre les pannes et les parasites, il nous arrivait parfois de suivre un film ou une émission en entier.  Pourtant, ce jour de Juin 1967, le cours de ma vie spirituelle allait changer. Le journal télévisé vient de débuter et le journaliste assis derrière son bureau commença à parler. Soudain, le mot : Israël sortit de sa bouche et vint me percuter. Mon attention fut alors saisie et les yeux rivés sur ce poste, j’attendis, impatient de voir enfin à quoi pouvait bien ressembler cette ‘ Terre Promise’ tant décriée, que je ne connaissais que de nom. Peut être allais-je apercevoir un de ces joueurs de flûte sur une place de marché, ou la silhouette élégante d’une porteuse d’eau, peut être un groupe d’enfants au teint halé par le soleil, jouant dans le sable brûlant du désert ? Mais quelle ne fut pas ma surprise, lorsque la poussière que je prenais pour celle soulevée par un troupeau de moutons, était en fait la fumée laissée par des chars d’assauts entrant dans Jérusalem. Les soldats qui les conduisaient n’avaient rien de ces combattants en peau de chèvre, armés de lances ou d’épées, soufflant dans des cornes de béliers. Déçu et indigné, je me demandais comment il était possible qu’il y ait la guerre dans ce Pays, Pays de l’Amour et de la Paix ?  Que veut-on à ces gens et pourquoi ? Dieu n’est-il pas Amour ?

    - Quelque peu troubler par ces images, je voyais se dérouler sous mes yeux ce que la Bible appelle :    ‘’ la fin du temps des nations.’’ Bien sûr, tous cela je ne l’ai compris que plus tard.

     - En effet, à la lumière de la Guerre des Six Jours, nous voyons clairement que la Terre Sainte, et notamment Jérusalem, ont toujours été foulées aux pieds par les Païens. Depuis Sennachérib, en 701 av J.C., jusqu'au 6 juin 1967, jamais les Juifs n'avaient été rois et maîtres dans leur pays d'Israël et jamais Jérusalem n'avait été complètement sous la domination des autorités Israélites. C'est pourquoi, ce temps des Nations est une époque, une étape, extrêmement importante dans l'histoire de la Parousie, parce qu'elle ouvre immédiatement ce que la Sainte Écritures appelle les temps qui sont des derniers...’’                                                                                                   (Source internet)   

                                                                                                                           

    - Je me souviens encore de quelques images où l’on apercevait tous ces gens et ces militaires, émus mais heureux de retrouver leur Terre et surtout leur lieu de culte, du moins ce qu’il en restait. Au fond de moi je partageais leur joie et leurs émotions, je me sentais concerné en prenant place parmi eux.     A partir de ce moment là, mon regard sur la religion a changé. Je ne me considérais plus comme un simple chrétien, mais plutôt comme un Judéo-chrétien,  (j’ignorais encore le terme Messianique). Dans cette affaire, Dieu s’était révélé à moi, comme étant le Grand Dieu d’Abraham, de Jacob, de Moise et de toute la terre habitée. Je venais de réaliser que, Jésus étant juif, nous qui croyons en lui nous devenons aussi juifs, juifs par adoption.  (Romains 2 :29) « Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu ».

    - A mesure que le temps passait, je me désolidarisais petit à petit de l’église Romaine, ne trouvant toujours pas d’adéquation avec mes nouvelles idées. Pour eux, Dieu avait rejeté ce peuple à la nuque raide et il ne faisait plus partie de son Plan. C’était un peuple ‘déicide’ et maudit, mis à l’écart du reste du monde. C’est d’ ailleurs ce que nous enseignaient certains prof sincères et qui pensaient avoir raison, raisonnement que j’ai retrouvé plusieurs années plus tard parmi certains ‘Hommes de Dieu’.   Je n’étais pas du tout d’accord avec eux. Rejeter le peuple juif n’était pas sans arrière pensée pour la chrétienté : prendre la place d’Israël dans le Plan de Dieu et ainsi bénéficier de leurs bénédictions étaient facile. La théologie du remplacement ou de la théorie de la substitution ont vu le jour vers l’an 315, depuis Constantin et les soi-disant ‘Pères de l’Église’. Israël a perdu sa place dans le cœur des croyants, remplacé par des idoles muettes avec des yeux qui ne voient pas, des bouches et des oreilles qui ne peuvent ni parler ni entendre. Les dogmes et les nouvelles doctrines imposés par la papauté n’ont plus rien à voir avec l’enseignement de la parole de Dieu. Le paganisme a pignon sur rue, on christianise les fêtes païennes, …

     

    - En 1972, suite au divorce de mes parents, je déménage et viens m’établir à Marseille avec ma mère et ma sœur. La rapidité des évènements fait que seuls quelques objets personnels ont pu être emportés. Heureusement ma Bible en faisait partie. Je la feuilletais de temps en temps, ça me redonnait du tonus, surtout pour affronter ce nouvel univers. Ici, je ne connaissais pratiquement personne, à part ma tante et quelques membres de sa famille. J’avais perdu mes camarades et mes amis. Bien que n’ayant plus d’activités ’’chrétiennes’’ je n’en perdais pas la Foi pour autant, Dieu merci.

     

    - Je vivais ma vie tant bien que mal, entre le collège et les tracasseries de la séparation. Jésus me parlait intérieurement et cela m’encourageait dans les épreuves. Il me faudra encore attendre quelques années pour pouvoir être prêt et commencer à m’investir dans ce que je ne connaissais pas encore, c’est à dire le domaine messianique. Fin 1976, j’ai rencontré celle qui, un peu plus tard, deviendra ma femme. Même si nous n’avions pas beaucoup de points communs à l’époque, en ce qui concerne la religion nous étions plus que d’accord. Bien que de régions et de milieux différents, elle avait vécu une enfance un peu similaire à la mienne et s’intéressait aussi beaucoup aux choses de Dieu. Nous nous sommes mariés en 1981.

     - A la naissance de notre fille, en 1984, nous avons eu une soudaine envie de connaître Dieu mais d’une façon plus profonde. Nous avons acheté des livres sur le sujet pour essayer de comprendre plus en détail les desseins de notre Créateur. Un beau jour, à son travail, ma femme fit la connaissance d’une jeune fille faisant partie des ‘’Témoins de Jéhovah ‘’. D’après elle, elle était prête à nous aider dans notre quête de Dieu par des études bibliques et des réunions théocratiques. Nous connaissions vaguement ces gens là et l’idée d’étudier la Bible n’était pas si mauvaise. Après diverses argumentations, ma femme, sans trop réfléchir, a foncé tête baissée. Moi, je restais en recul car plusieurs choses me paraissaient louches et je n’étais pas entièrement d’accord avec certaines de leurs doctrines. Par la suite, nous avons eu les difficultés que l’on peut éprouver en fréquentant ce genre de personnes. Il va sans dire que nous avons connu des hauts et des bas, mais Dieu en qui nous avions mis toute notre espérance et notre confiance ne nous a pas abandonnés. Une bonne dizaine d’années plus tard, par la Grâce du Seigneur, nous avons quitté le mouvement. (Je passe les détails, ceux qui malheureusement connaissent comprendront).

    - En 1999, notre troisième enfant venait juste de fêter ses quatre ans, ma femme fit de nouveau la connaissance d’une autre maman qui disait fréquenter une église Évangélique. Je ne voyais pas cela d’un bon œil, je m’étais fait avoir déjà une fois, ça suffisait. Nous sortions d’une secte et je n’avais pas envie de recommencer. Je ne désirais plus m’investir dans quelque chose et surtout je n’avais pas encore trouvé ce que je cherchais. Malgré ma réticence, ma femme commença à fréquenter cette église Évangélique. Mais, comme elle avait l’air contente et semblait avoir retrouvé sa joie de vivre, je me suis tout de même décidé à l’accompagner le jour de son baptême, malgré ma méfiance.

    - Chez eux, l’atmosphère était différente de ce que nous avions connu ; la discipline était légère et les gens simples. L’enseignement et la connaissance étaient limités, pas d’étude de livres, pas de cours bibliques. L’ambiance était joyeuse, chants et musique.  Pour nous qui sortions de ‘’prison’’ c’était plutôt sympathique. Par la suite je me laissai convaincre et acceptai de retourner de temps en temps dans ce lieu. Je trouvais beaucoup de points communs avec ce que j’avais connu dans mon enfance catho. On parlait de Jésus et un peu d’Israël ; j’avais des débuts de réponses à certaines de mes questions.

    - Tandis que le vingtième siècle faisait place au suivant, un terme nouveau que je n’avais jamais entendu ou du moins auquel je n’avais pas prêté attention commença à me travailler. Ce terme était ‘’Messianique’’. D’où venait ce mot ? Que voulait-il dire exactement ? Existeraient-ils quelques parts des gens qui seraient Chrétiens et Juifs en même temps et qui auraient comme Messie commun ‘’Jésus’’, le Jésus de la Bible, celui que les Romains ont occidentalisé. Tout cela me travaillait profondément. N’étant pas en retard en ce qui concerne le progrès, j’étais déjà abonné à Internet et mes escapades sur la toile se limitaient aux musiques et sites de cultures diverses. J’eus pourtant l’idée, un jour de taper sur mon clavier le mot : Messianique, qu’allait-il se passer ? J’avoue que je fus fort surpris et même content de voir autant de sites traitant ce sujet ; je passais une bonne partie de la nuit à éplucher tout ça. Le résultat de mes recherches dépassa mes espérances. Entre autres, je fis la connaissance du site de l’AFJM, qui s’appelait à l’époque : Alliance Francaise des Juifs Messianiques, et je me mis même à correspondre avec eux, voulant adhérer à l’œuvre. Je venais enfin de trouver ce que je cherchais, du moins en partie.

    - Trois ou quatre ans passèrent avant que Dieu me fasse un nouveau signe.  Entre temps je passai par les eaux du baptême, moi aussi, bien décidé à emboiter le pas à Celui qui depuis le temps était devenu mon ami.

    - Un jour, j’eus la bonne surprise d’apprendre que la convention Messianique annuelle de l’AFJM, se tiendrait dans les murs de notre église locale, ici à Marseille. Quelle ne fut pas notre joie, à moi et à ma femme, qui s’intéresse aussi aux Messianiques.

    - Au cours de cette convention qui dura trois jours, nous avons appris beaucoup de choses. Des richesses spirituelles étaient au rendez-vous, du moins pour ceux qui voulaient bien les saisir.

     

    Étrangement, Dieu s’est révélé à moi de nouveau comme Il l’avait fait en 1967, lors des événements Israéliens. Mon esprit et mon cœur se sont ouverts encore plus à Sa parole. Ensuite tout est allé très vite. Peu de temps après, Dieu fit que ma route croisa celle de David Cohen. David est un Juif messianique, c'est-à-dire un Juif authentique qui a reconnu Jésus-Christ comme étant le Messie, le Sauveur du Monde. Étant fils de rabbin, il avait eu de sérieux problèmes comme on peut le supposer, mais cela ne l’avait pas empêché d’être tout entier à l’Évangile. Il apportait la parole de Dieu d’une manière Messianique, ce qui ne me laissait pas indifférent vu mes convictions. Il conduisait une petite assemblée de quelques membres qui se réunissaient le samedi matin (shabbat oblige). J’étais beaucoup intéressé par cela, ce que faisait et disait David me semblant plus proche de la réalité Biblique que tout le reste. Lorsque c’était possible, ma femme et moi assistions à ces réunions toujours très enrichissantes. Par la suite, David intégra notre église locale. Avec l’accord du pasteur, qui voyait là une façon originale de faire venir des Juifs à l’Évangile et ainsi élargir son auditoire, les cultes Messianiques, comme nous les appelons, ont commencé à se tenir le samedi matin dans nos murs.

    -  Au début, certains semblaient intéressés par ce nouveau style d’enseignement, d’autres ne voyaient là qu’une simple activité de plus. Au bout de quelques temps les choses commencèrent à changer, des bruits couraient selon lesquels les Messianiques ‘’se remettaient sous la loi’’, que cela était contraire à l’évangile et que certains des commandements écrits dans l’Ancien Testament n’avaient plus cours ou étaient abolis, le Shabbat par exemple. Or il est bien écrit : Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. Exode : 20/8.

    D’autres se sont carrément opposés à nous et ont fait pression sur certains fidèles qui ont fini par déserter l’œuvre Messianique. Un vent de folie et d’incrédulité s’est mis à souffler dans l’assemblée. Nous avons dû partir et nous installer ailleurs. (Tant que les doctrines messianiques ne mettent pas en concurrence celles des évangéliques, tout va bien, mais quand cela dérange et remet en cause l’ordre établi, plus rien ne va.) Ces mêmes frères messianiques que l’on serrait dans ses bras deviennent subitement des ‘sectaires dangereux’.

    - A ce moment là, j’ai réalisé amèrement que le mouvement évangélique, du moins en partie, avait gardé des bases communes avec le catholicisme romain. La Réforme a changé la ‘’forme’’ de l’Église mais pas le fond. Les doctrines de la théologie du remplacement sont fortement enracinées dans l’esprit de beaucoup. Je comprends très bien que vingt siècles d’enseignement erroné ne s’effacent pas du jour au lendemain. Hélas, l’antisémitisme n’est pas mort et Haman veille toujours à la porte. Nous prions souvent pour ces frères et sœurs, que Dieu leur ouvre les yeux et le cœur comme Il l’a fait pour nous. Je voudrais quand même souligner que ces prises de positions négatives ne sont pas une généralité. Il existe, Dieu merci, des Chrétiens de toutes confessions et même des catholiques qui ont un cœur sincère pour Israël et commencent à ouvrir les yeux ; et l’Esprit de Dieu agit.

     

     - Moi, au contraire, je me réjouis de voir renaitre toutes ces vérités cachées et longtemps ignorées. Les Racines de notre Foi sont enfin restaurées, à la lumière de Yéshoua’. Le Tanakh, (l’Ancien Testament ou Ancienne Alliance), est remis à l’ordre du jour. Les prophéties continuent de s’accomplir et les desseins de Dieu se dévoilent peu à peu.

    Je remercie Dieu tous les jours de m’avoir ouvert l’esprit à Sa parole. Je ne suis pas Juif de naissance, pourtant je me sens juif jusqu’au plus profond de moi. Je pense que tous croyants sincères, en Dieu et en Yéshoua’ (Jésus) son fils, deviennent automatiquement des’’ Juifs d’adoption’’, je ne fais que reprendre ce que dit la parole : «….. Ainsi, il n’y a pas de différence entre les Juifs et les non-Juifs : ils ont tous le même Seigneur qui accorde Ses biens à tous ceux qui font appel à Lui…. ». 

    -  Ce que l’apôtre Paul a écrit, sous l’inspiration Divine, dans sa lettre aux Romains chapitres 16, à partir du verset 11 est très important et devrait nous faire réfléchir En effet il dit ceci : « Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. Or, si quelques-unes des branches ont été arrachées, et si toi qui étais un olivier sauvage (un non Juif), as été enté au milieu d’elles, et es devenu coparticipant de la racine et de la graisse de l’olivier, ne te glorifie pas contre les branches ; mais si tu te glorifies, ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte (c’est-à-dire Israël).  Tu diras donc, Les branches ont été arrachées, afin que moi je fusse enté. Bien ! Elles ont été arrachées pour cause d’incrédulité, et toi tu es debout par la foi. Ne t’enorgueillis pas, mais crains (si en effet Dieu n’a pas épargné les branches qui sont telles selon la nature), qu’Il ne t’épargne pas non plus. ». Nous voyons que la racine qui nous porte est juive et nous sommes tous nourris par cette même racine. Nous n’avons pas non plus à nous glorifier, nous devons nous humilier et nous souvenir que ‘’le salut vient des Juifs’’.

    -  Lorsque Paul dit : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme,…..», cela ne veut pas dire que les Juifs ou les Grecs n’existent plus et qu’il n’y a plus de nations, ou qu’il n’y a plus de maitres ni de serviteurs et encore moins ni hommes ni femmes. Dieu veut que tous et toutes aient un même Esprit et soient égaux devant Lui. D’ailleurs, on peut lire : « ... Car vous tous, vous êtes un en Christ-Jésus.   Et si vous êtes à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, (qui est la descendance d’Abraham ?) héritiers selon la promesse. Or, je le dis : aussi longtemps que l’héritier est enfant, il ne diffère en rien d’un esclave, alors qu’il est le maître de tout ; il est soumis à des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père. ». Le livre de la Révélation : 7/9, nous donne une preuve que les peuples et les nations seront toujours en place aux jours du jugement :                                                                                                                                     

    « ...Après cela je regardai, et voici une grande foule que nul ne pouvait compter, de toutes nations, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, et des palmes à la main. »

     

    -  La parole de Dieu fait souvent référence aux époux et aux fiancés. Le mariage, les fiançailles symbolisent souvent les relations spirituelles de l’Eternel avec son peuple : « Comme un jeune homme devient l’époux d’une vierge, Ainsi tes fils deviendront pour toi (la terre d’Israël) des époux ; Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, Ainsi tu feras la joie de ton Dieu. »

    - Si, symboliquement nous devenons l’époux de Dieu, n’est-il pas normal que nous fassions partie pour ainsi dire de la famille ? L’épouse ne prend-elle pas le nom de son mari ? L’Église n’est-elle pas aussi appelée l’Épouse du Messie ? (Car je suis jaloux à votre sujet d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter au Messie comme une vierge pure.)  Dans l’Ancienne Alliance, l’apostasie du peuple de Dieu, par l’idolâtrie ou d’autres formes de péché, est comparée à l’adultère d’une épouse, qui aboutit au divorce. Dans la Nouvelle Alliance nous retrouvons la même image : Christ est l’Époux et l’Église l’Épouse. Le Messie, chef de l’Église, l’aime et veille à sa sanctification. (Tous croyants qui viendraient à renier Christ seraient ‘’adultères’’ et donc privés du Royaume de Dieu).  Si donc notre attachement à Jésus qui est juif est comparable à un mariage, pour le meilleur et pour le pire, pourquoi serait-il anormal de se sentir Juif, Juif Messianique d’adoption ?

    - Prenons l’exemple de Ruth, cette jeune Moabite, qui, en discussion avec sa belle-mère, lui dit ceci : « Ne me pousse pas à te quitter, à me détourner de tes pas ! Où tu iras, j’irai ; où tu demeureras, je demeurerai, ton peuple est mon peuple, et ton Dieu est mon Dieu, ». Sommes-nous capable d’avoir le même langage ? Par son remariage avec le nommé Booz, Ruth servit au dessein de Dieu et l’on retrouve son nom parmi les Israélites de l’époque, dans la généalogie de notre Seigneur Yéshoua’, dans l’Évangile de Matthieu.

    - Dans les Écritures, Yéshoua’ parle de nouvelle naissance. De par le baptême nous changeons de corps spirituel, nous devenons Juifs d’adoption et ainsi nous rentrons dans la famille de Dieu :

     (2 Corinthiens : 5/17) « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici : (toutes choses sont devenues nouvelles. » Nous lisons en Romains : 8/17 « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être aussi glorifiés avec lui. »

     

    - La multiplication des centres Messianiques allant grandissant, beaucoup d’Églises traditionnelles se dépeuplent, ce qui entraine la confusion chez certains de leurs membres.

    Beaucoup d’esprits faibles (et je ne les juge pas) pensent que nous retournons sous la loi, que nous sommes des rétrogrades ou que nous coulons. D’autres prient pour nous, pensant que nous sommes en train de perdre notre salut et voués à la destruction ; mais au fait, le salut ne vient-il pas des Juifs ?!

    - On reproche donc souvent aux Juifs Messianiques d’être sous la loi et plus sous la Grâce. C’est faux, nous somme sous la Grâce de notre Messie Yéshoua’, lequel n’est pas venu abolir la loi (attention à ne pas confondre la loi de Dieu et loi Rabbinique) mais l’accomplir (Mathieu 5 :17). Il est venu aussi combattre les traditions des chefs religieux de l’époque qui avaient déjà tordu le sens des Écritures.    

     

     

    Je dis en passant, que ce ne sont pas les Juifs qui ont tués Jésus, mais ce sont nos péchés, même si les pharisiens et les Saducéens, étaient contents de se débarrasser de lui.

    -  Je dis aussi, puisque j’en suis convaincu, que les lois et les commandements de Dieu sont toujours en vigueur, de même que les fêtes de l’Eternel (il y en a sept). Il suffit de lire, entre autres, dans Lévitique : 23/41-42 « Vous célébrerez chaque année cette fête à l’Eternel, pendant sept jours. C’est une loi perpétuelle pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois.  Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes ; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes,…. »       Il s’agit là de la fête de Succot, une des fêtes parmi les 7 que Dieu demande de célébrer à perpétuité, pas seulement par les Israélites mais aussi par tous les résidants étrangers vivant dans le pays. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, les véritables croyants en Dieu et en son Fils, devraient prendre cela en considération. J’en profite aussi pour dire que : «… toute Écriture (étant) inspirée de Dieu… », on ne doit pas faire de différence entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, les deux étant valables et complémentaires, ce que beaucoup semblent ne pas savoir.

     

    - Depuis 2000 ans, comme dit plus haut, les positions successives et erronées de l’Église, vis-à-vis du plan de Dieu, ont gravement nui à celui-ci. Les conciles, les réformes en tous genres, les théories non fondées, les fausses interprétations, les faux prophètes philosophes, l’ignorance et l’orgueil de certains ont fait perdre à la Parole de Dieu toute sa valeur et sa vérité. Mais Dieu dans Sa bonté a fait en sorte que dans les derniers temps (et nous y sommes) des hommes (un reste) se lèvent et prennent part à la bataille pour le rétablissement d’Israël et le retour du Messie tout proche, mais dont personne ne connaît le moment.

    - Une des prophéties les plus marquantes de ces derniers temps est la proclamation de l’indépendance de l’état d’Israël en 1948, et le retour massif des Juifs dans leur pays, Ézéchiel chapitre 37 ou la vision des os desséchés qui reprennent vie et esprit : « Il me dit : Fils d’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël.  Voici que J’ouvre vos tombes, Je vous fais remonter de vos tombes, ô Mon peuple, et Je vous fais revenir sur le territoire d’Israël. »

    - Amos : 9/14, « Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël ; Ils rebâtiront les villes dévastées Et les habiteront, Ils planteront des vignes Et en boiront le vin, Ils établiront des jardins Et en mangeront les fruits.  Je les planterai sur leur terre, Et ils ne seront plus arrachés De leur terre, celle que Je leur ai donnée, Dit l’Éternel, ton Dieu. »

    - Beaucoup de Chrétiens qui quelquefois ne nous comprennent pas, ne feraient-ils pas mieux de ‘’sonder à nouveau’’ les Écritures ?  Alors que justement, de multiples prophéties relatives à Israël s’accomplissent sous nos yeux et prennent un sens extraordinaire sous le regard des nations étonnées.

    - Une des caractéristiques des ‘’messianiques’’ est aussi d’apporter la bonne nouvelle de l’Évangile au peuple Juif, mais d’une manière différente des autres personnes, sachant qu’un Juif n’a pas à se convertir, étant déjà de nature du peuple de Dieu. Ce que je vais dire surprendra sans doute, mais, en devenant Chrétien, un non Juif reste toujours un Goy (ou un Gentil) tant qu’il n’adhère pas entièrement à la Judaïcité de Jésus.  Pareillement, un Juif qui devient Chrétien dans les mêmes conditions, se place au rang de Goy. Or, la principale difficulté pour un Juif, c’est de reconnaitre Yéshoua’ comme son Messie et ainsi pouvoir regagner la place qui est la sienne, mais pour cela il faut des prédicateurs aptes et préparés à lui parler. Paul, dans sa lettre aux Romains l’avait déjà prédit :

    - « Il n’y a pas de différence entre les Juifs et les non-Juifs : ils ont tous le même Seigneur qui accorde Ses biens à tous ceux qui font appel à Lui. En effet, il est dit : "Quiconque fera appel au Seigneur sera sauvé. "Mais comment feront- ils appel à lui sans avoir cru en lui ? Et comment croiront-ils en lui sans en avoir entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler si personne ne l’annonce ?

     Et comment l’annoncera-t-on s’il n’y a pas des gens envoyés pour cela ? Comme le déclare l’Écriture : "Qu’il est beau de voir venir des porteurs de bonnes nouvelles !" » (Rom.10/12).

    - Compte tenu du contexte de ce peuple, leur prêcher la bonne nouvelle nécessite une connaissance approfondie de la Parole elle-même, ainsi que de leurs coutumes et histoire, et ceci grâce à des études particulières que l’on ne donne pas forcément dans les Églises classiques, les responsables n’ayant pas été formés pour cela.

    - D’autres pensent que, si Jésus revenait maintenant, nous ne serions pas pris car nous ne sommes plus ‘’dans leur Église’’. Ils n’ont toujours pas compris que l’Église (terme employé improprement) est ‘’l’ensemble des personnes croyant en Jésus (Yéshoua) et nées de nouveau, ces croyants et croyantes formant ainsi le corps de Christ’’. Le lieu où nous nous réunissons pour louer et adorer notre Seigneur n’a point d’importance pour notre salut. Nous ne serons pas jugés pour le nombre d’heures passées assis sur un banc dans tel ou tel lieu, ou parce que nous aurons fréquentées une certaine dénomination d’Église plus qu’une autre. «… Là ou deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux… », nous dit Jésus. Nous n’abandonnons pas non plus nos assemblées comme certains le pensent à tort ; nous sommes plus que jamais assemblés au Corps du Messie. Ce qui compte avant tout, c’est notre relation avec Dieu, l’obéissance à Sa parole et la disposition de notre cœur -- Dieu est le même aujourd’hui et hier ; s’Il peut faire des miracles, ne croyons pas qu’Il le fasse parce que nous sommes meilleurs que d’autres. Non, Dieu ne nous doit rien, c’est nous qui sommes redevables envers Lui pour tout ce qu’Il a fait et tout ce qu’Il fera encore pour nous. Les miracles sont une manifestation de la puissance et de l'intervention de Dieu, ils sont là pour frapper les hommes et les aider à croire. Les miracles manifestent la grandeur et la sainteté de Dieu-- C’est notre Foi et notre Amour pour Dieu qui doit nous inciter aux bonnes œuvres. « Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits, Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur !  n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux ». (Matthieu : 7/17-21.)

      - Je comprends aussi très bien la crainte de certains, pour qui la prédication de la Parole est devenue un métier et une source de gains. Ce n’est pas évident pour ceux et celles qui n’ont pas encore reçu la véritable révélation de Jésus-Christ, de se remettre en question et de remettre en question leur ministère au risque de perdre leur place et leur position ; pourtant Dieu pourvoit à toutes choses.

    - Adhérer à un centre Messianique et prendre position pour Israël d’une manière sincère et désintéressée ne font pas de nous des gens appelés à être détruits, au contraire nous faisons partie de ‘’la prunelle de l’œil de Dieu’’ sur qui ce dernier veille particulièrement. « Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; Cache-moi, à l’ombre de tes ailes,… »

     

    - En ce qui concerne aussi la destruction de ‘’Babylone la grande’’ mentionnée dans l’Apocalypse, je voudrais apporter une précision. Certains pensent ou ont pensé (et j’ai fait partie de ceux là) que cette ‘’Babylone ‘’ représente seulement l’Église Catholique Romaine. Ce n’est pas entièrement juste. En fait, elle représente l’empire des fausses religions, c’est-à-dire l’ensemble des personnes ou groupement divers de personnes de toutes confessions qui n’ont pas suivi ou ont renié le plan de Dieu. Dans ces ‘’fausses religions’’ on ne trouve pas que les catholiques, hélas.

    - Certes, Babylone représente la chrétienté apostâtes, la fausse religion, la grande prostituée dont l'infidélité, l'esprit de lucre et la soif de domination seront finalement démasqués et jugés. Cette Babylone a des rapports évidents avec Rome, la ville aux 7 collines qui dominait la terre entière, mais n’oublions pas que les courants Réformateurs modernes sont nés de cette même Église Romaine dont on retrouve encore des restes dans certaines pratiques Évangéliques. Bien que le réveil spirituel ait connu des moments forts aux siècles passés, l’esprit de ce monde a vite fait de réduire à néant les tentatives de certains hommes déterminés. Comme les graines du semeur tombées parmi les épines : les épines montèrent et les étouffèrent (Matthieu : 13/4). Mais Dieu est patient et laisse le temps nécessaire à Ses enfants pour changer de route. Ne lassons pas la patience de Dieu, souvenons nous du ‘’temps de Noé’’.

    - Ceux qui disent ne pas faire partie de ‘’ la Babylone’’ devraient peut être reconsidérer leur position à la Lumière des Ecritures.

    - Je tiens donc tout particulièrement à rassurer ceux qui s’inquiètent à mon sujet, en leur disant que je n’ai pas lâché la main du Seigneur. Bien au contraire, je me suis plus que jamais investi dans son œuvre. J’étudie la Parole de Dieu avec des gens compétents dont certains ont fait leurs preuves et aussi avec l’aide du Saint-Esprit.  « Combien j’aime ta loi ! Elle est tout le jour ma méditation » « Ta justice est une justice éternelle, Et Ta loi est la vérité » (Psaumes : 119/97/142). Je reprendrais pour confirmer mes dires, les paroles de Jésus : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le Seigneur de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson… » (Mathieu : 9/37).

    - J’invite donc quiconque à me suivre, pour peu que mon témoignage l’ait convaincu de se remettre en question. Il est temps de rentrer dans cette moisson et Jésus nous y invite lui-même. « Si vous demeurez dans Ma Parole, vous êtes vraiment Mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera. »

     

     

     

    - Nous devons prier pour la paix de Jérusalem, mais prier ne suffit pas. Il faut prendre position, être pour ou contre Israël. « Je bénirai ceux qui te bénissent et je maudirai ceux qui te maudiront ! » a dit Dieu à Abraham. Depuis longtemps l’Église a rejeté Israël en prétendant que Dieu l’avait rejeté. Elle a accaparé les bénédictions prévues pour ce peuple, mais n’a pas voulu des directives que Dieu avait ordonnées. « Dieu a-t-il rejeté son peuple ?...loin de là ! » s’écrie Paul au chapitre 11 des Romains. Lisez donc les versets 1 et suivants et méditez-les devant le Seigneur : cela vous aidera beaucoup à comprendre enfin l’importance d’Israël, malgré ses nombreuses défections, son aveuglement, ses lacunes, mais le plan de Dieu, lui, est parfait ! D’ailleurs l’Église a-t-elle fait mieux ? Cependant, cela n’a pas empêché le Seigneur d’agir par elle depuis 2000 ans ; alors pourquoi être étonné ou jaloux si le fils prodigue étant de retour, son Père lui donne ses biens les meilleurs.

     

    - Il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse et idolâtrer Israël. Au niveau humain, ce peuple est corrompu comme le sont tous les autres. On a le droit de contester certaines décisions politique que prend ce pays. Mais, n’oublions pas que Dieu ne se repent pas de son appel et de ses dons ,

    Genèse 17/ et 11 : « J’établirai mon alliance avec toi et ta descendance après toi, dans toutes leurs générations : ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de tes descendants après toi. », « Vous vous circoncirez comme signe d’alliance entre vous et moi. »

     - Et voici ce que l’apôtre Paul enseignait aux Colossiens : « En lui aussi (Yéshoua’) vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas faite par la main des hommes ; c’est-à-dire le dépouillement du corps de la chair ; la circoncision du Messie »

     

    -  Me voici donc arrivé au terme de mon témoignage, merci pour votre attention et que Gloire soit rendue à notre Dieu trois fois Saint. Et je terminerai par ce verset que j’aime beaucoup,

     

     

     « Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, Pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, Jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume.  »

                                                                                                                                        (Esaïe : 62 / 1)

     

     

      Christian Douce. Le 29/11/2006.