• Yeshoua ("Jésus") a-t-Il "institué une sainte cène" ? Non !

     

     

     

    ... et encore moins une "sainte eucharistie" !

     

      Le seul endroit où il est question « d’institution de la sainte eucharistie » puis « d’institution de la sainte cène » dans mes Bibles, c’est dans un « sous-titre ajouté par des hommes », et je le répète: « AJOUTE PAR DES HOMMES ».

     

     Malheureusement, c’est uniquement à cause de cet « ajout » qu’on s’est mis à lire tout le reste de travers et même à centrer une « cérémonie humaine dominicale » et donc une « tradition d’homme » autour d’un acte dont on comprend mal la signification.

     

      

     

    Jésus a-t-Il "institué une sainte cène" ? Non ! 

     

                La pseudo "eucharicène" inventée par la Rome babylonienne.

     

    C’est même, et de plus, autour de cette tradition que l’on a institué les « structures correspondantes » puisqu’il fallait un « officiant » et donc un « clergé » habilité pour le faire (comme dans les rites babyloniens).

     

     On pourrait même ajouter que compte tenu de ces « structures ecclésiales », il a fallu construire des « bâtiments » pour le faire (là encore comme dans les « basiliques » babyloniennes et/ou gréco-romaines).

     

     Faut-il ajouter encore que la seule fois où il est question de « repas du Seigneur (Adon) », c’est en 1 Corinthiens 11:20 pour que Paul précise justement: « Lors donc que vous vous réunissez, CE N’EST PAS pour manger le repas du Seigneur (Adon) » !

     

    Les Corinthiens, comme d’autres, voulaient ajouter des traditions humaines (soit judaïques, soit romaines, et même les deux) à leurs réunions et Paul les a sévèrement repris puisque certains autres voulaient même se faire circoncire sous prétexte que Yeshoua l’avait fait.

     

     C’est à ces mêmes Corinthiens que Paul, qui n’était pas présent au repas de Pessah, mais qui avait « reçu du Seigneur » (verset 23) la signification de cet « accomplissement », précise aussi qu’il s’agit de « LA NUIT où Il fut livré » (donc pas n’importe quand) et qu’il s’agit de « CE pain » et de « CETTE coupe » (verset 26), donc pas n’importe quel pain (mais « l’afikoman », l’un des trois pains) et pas n’importe quel coupe (mais la « coupe de bénédiction » et de « l’alliance en Son sang », l’une des cinq, verset 25).

     

    Quand Yeshoua a dit « faites CECI en mémoire de moi » (Luc 22:19 et 1 Cor 11:24,25), il était donc question de « commémorer » cette fête annuelle de Pessah et non pas d’en faire une tradition « dominicale »… et surtout pas « dominicale ». C'est toute la différence entre la "fête prophétique" et la "fête de commémoration".

     

    Le "CECI" renvoie expressément à la fête de Pessah et au repas qui l'accompagne, de même que "DU" pain et "DU" vin renvoient à la deuxième Matsa (sans levain) et à la cinquième coupe puisque "du"="ek" indique une provenance spécifique (donc pas n'importe quel bout de pain ou coupe de vin-jus de raisin).

     

    Paul, à qui nous n’avons rien à apprendre (compte tenu de ses nombreux « doctorats » qu’il considérait pourtant comme « ordures et excréments »
    - Phil 3:8), rappelait même aux « païens » (ou « disciples d’origine païenne ») qu’il commémorait la « fête des pains sans levain » et la « Pentecôte » par exemple:

     

    - Ac 20:6 « Pour nous, après les jours des pains sans levain, nous nous embarquâmes à Philippes, et, au bout de cinq jours, nous les rejoignîmes à Troas, où nous passâmes sept jours. » (mentionné également en Actes 12:3)

     

    - 1 Cor 5:8 « Célébrons donc LA FETE, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. »

     

     - Ac 20:16 « Paul avait résolu de passer devant Ephèse sans s’y arrêter, afin de ne pas perdre de temps en Asie; car il se hâtait pour se trouver, si cela lui était possible, à Jérusalem le jour de la Pentecôte. »

     

    - 1 Cor 16:8 « Je resterai néanmoins à Ephèse jusqu’à la Pentecôte ».

     

    Je sais qu’on affirmera aussi que « rompre le pain » serait synonyme de « sainte cène »… ce qui est la preuve d’une grande méconnaissance des écritures puisque c’est seulement l’équivalent de « manger » ou « casser la croûte » ou simplement "partager un repas".

     

    On en trouve un exemple remarquable en Actes 27 où Paul « prit du pain, et, après avoir rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit, et se mit à manger. » (verset 35)

     

    « Et tous, reprenant courage, mangèrent aussi. » (verset 36)

     

    Est-ce que Paul aurait partagé une « sainte cène » avec des « païens » juste pour reprendre des forces et avant de jeter le blé à la mer ?

     

     De même qu’en Actes 2:46, les premiers chrétiens « étaient CHAQUE JOUR tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur ».

     

     Enfin, pourquoi la « Sainte Cène » n’est-elle pas mentionnée dans l’évangile selon Jean (le plus « spirituel » des quatre, à mon sens) ?
    Pourquoi est-elle remplacée par l’humilité de Notre Seigneur lavant les pieds de Ses disciples ?

     

    Voilà ce que je peux en dire (et je suis loin d’être le seul) mais je ne pense vraiment pas que Yeshoua qui avait en horreur toutes les « coutumes » et « traditions d’hommes » ait eu envie d’ajouter une autre « tradition ».

     

     Cela va même beaucoup plus loin que cela car Yeshoua est venu pour « accomplir » (et je n’ai ni le temps ni la place pour rappeler chaque détail accompli dans les « lois cérémonielles » des « fêtes de l’Eternel-YHWH »).

     

    Mais si Yeshoua est venu pour « accomplir », c’est pour que « Mashiah (Christos) en nous » soit aussi Celui qui nous donne la capacité (par la Foi) d’accomplir également cette « crucifixion de la chair » au quotidien et sans qu’il y ait besoin de cérémonies particulières pour ce faire.

     

     Le « pain rompu » a été distribué ! C’est fait ! (ou « c’est accompli » !)

     

     Alors pourquoi faudrait-il copier les catholiques romains et renouveler un sacrifice de façon hebdomadaire, même symboliquement ? (et en choisissant de plus le jour d’adoration du soleil ?!)

     

     Si c’est nécessaire, je dirai encore toutefois: « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu-Elohim. » (1 Cor 10:31)

     

     Il y a plus qu’une différence entre « la Foi » (ou "adhérence à Elohim") et « les croyances ».

     

     Soyez bénis.

    Par Jean Yves Hamon, mercredi 14 septembre 2011, 22:10 
    Source: http://jyhamon.eklablog.com