• YESHUA ET LE SHABBAT (1)

     

     

    Source: http://temps.over-blog.org/article-le-shabbat-45432501.html

    et

    http://www.kol-hashofar.asso.fr/admin/gestion_pages/processpages.asp?pages=enseignement1

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    Il y a aujourd’hui, même parmi les authentiques croyants, encore trop de confusion au sujet du respect qu’il faut manifester pour honorer et observer les Saintes Convocations de l’Eternel.

               Aussi, j’aimerais partager avec vous quelques éléments montrant comment Yeshoua et les apôtres ont gardé ces solennités et pour cela je prendrai comme exemple le Jour Saint du Shabbat.

                J’ai été attristé, non pas moi mais l’Esprit de D.ieu qui est en moi lorsque l’autre jour un frère m’a téléphoné :
                « Claude, je ne pourrai pas venir à Souccot parce que ça tombe en même temps que l’inauguration de la nouvelle salle de notre église. »

                Une question : c’est Souccot qui tombe le même jour que l’inauguration de l’église ou c’est l’inauguration de l’église qui tombe à la date déterminée depuis toujours par D.ieu pour qu’on se rassemble et réponde présent à Sa Sainte Convocation ?

                 Trop de croyants veulent encore plaire à la fois à YHWH et aux hommes, on comprend mieux les paroles de Yeshoua :
    « Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de shabbat. »  (Matthieu 24 : 20)

               On saisit mieux les paroles d’Elie le prophète :
            « Elie s’approcha de tout le peuple, et dit : Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Eternel est Dieu, allez après lui; si c’est Baal, allez après lui !» (1 Rois 18 : 21)

               Yeshoua et ses disciples  d’abord puis Paul et ses contemporains ensuite ainsi que les premiers Chrétiens d’origine païenne et donc non juive célébraient les Saintes Convocations de l’E.ternel ainsi que le Saint Shabbat : essayons de voir comment ils l’on gardé, honoré et respecté.

               Cela est mentionné de très nombreuses fois dans les textes des Evangiles ou dans les récits du Livre des Actes de Apôtres.

           
    1/         Yeshoua  et  le  Jour  Saint  du  Shabbat

      Dans la Chrétienté, on s’est « approprié » le Fils de Dieu, on l’a fait « à son image », en changeant même son nom : on lui a donné un nom chrétien  grec « Jésus Christ », on lui a fait tenir des propos qu’il n’a jamais prononcés, pour le faire rompre avec son passé de Juif.

               Yeshoua / Jésus était Juif et contrairement à certaines pensées de soi-disant éminents théologiens Chrétiens, il n’a jamais « changé » de peau ni n’a jamais « eu honte » de naître Juif au milieu de son peuple, les Juifs, sur la terre ancestrale.
               Yeshoua était Juif parce qu’il observait la Torah, parce qu’il vivait en Juif comme ses concitoyens et ses disciples, parce qu’il est né Juif, de père et de mère, de la tribu de Juda et de la maison de David : il était un simple Juif du peuple, de famille modeste, né « sous la Loi » (Galates 4 : 4) et circoncis selon la Torah (Lévitique 12 : 3).

               On pourrait même dire, en utilisant l’expression de Rav Shaül qu’il « est mort sous la Loi » puisque l’une de ces dernières paroles sera une phrase typiquement juive prononcée près de mille ans plus tôt par un autre Juif, lui aussi de la maison de Juda, David, ce sera le verset premier du Psaume 22 :
                « Eli Eli lama âzavtani / Eli Eli lama shabaktani / Mon D.ieu mon D.ieu, pourquoi m’as-Tu abandonné » ? (Psaume 22 : 2 et Matthieu 27 : 46)

               Le drame, c’est qu’une certaine partie de la Chrétienté a voulu se considérer comme une religion nouvelle, apparue à partir de rien ex nihilo, comme une génération spontanée et dont le langage ne s’exprime qu’en Latin, faisant de Jésus, Saint Pierre, Saint Paul, des hommes parlant, pensant et écrivant dans cette langue.

               Israël aussi, en tant que peuple, nation, terre aux frontières précises, a été « créé » par D.ieu, et c’est pourquoi tous les ennemis d’Israël sont les ennemis de D.ieu et c’est pourquoi les ennemis de D.ieu ont toujours voulu détruire le peuple d’Israël et la langue du peuple d’Israël.

               Non, ni Yeshoua, ni Shaul de Tarse n’ont été les fondateurs d’une nouvelle religion ! 

               Peut-être un certain Jésus ou un certain Paul, personnes « inventées » par des non Juifs antisémites de l’Occident païen  les ayant « kidnappés » de leur milieu Juif pour être « assimilés » ailleurs, peut-être leurs propos ont été dénaturés et vidés de leur sens premier, mais eux,  ils sont restés parfaitement Juifs, et leurs propos n’ont en aucune manière varié d’un yod.
               Chacun aura des comptes à rendre devant D.ieu pour une mauvaise traduction, une mauvaise interprétation, pour faire dire aux écrivains de la Parole, divinement inspirés, ce qu’ils n’ont jamais dit, ou pour taire ce qu’ils ont proclamé au nom de D.ieu.

               Tous étaient Juifs, tous parlaient Hébreu ou leur propre patois l’Araméen, tous ne pensaient que dans cette culture.

               Malheur aux faux docteurs, malheur aux faux bergers, malheur aux faux frères.

               Il y a parmi nous une sœur qui a la peau noire, elle est d’origine ivoirienne.

               Est-ce que les habitants de Côte d’Ivoire accepteraient d’avoir comme chef, comme Président de la république un homme à la peau blanche, étranger à leur culture, à leurs coutumes et traditions ancestrales.        
    Non, bien sûr et ils auraient entièrement raison.

                De même, je n’accepte pas, ni Paul, d’ailleurs, ni Yeshoua, que nous, Juifs, enfants d’Israël, nous soyons représentés par des hommes étrangers à notre peuple : rendons à César ce qui est à César, à D.ieu ce qui est à D.ieu, aux Juifs ce qui est aux Juifs.

               Tous ensemble, nous sommes appelés à revoir et corriger toutes les erreurs du passé, il n’y a pas que les Juifs qui se trompent en rejetant Yeshoua, croyez-moi.

                Yeshoua ne s’exprimait ni en Latin ni en Grec, (même si l’on peut admettre qu’il connaissait ces langues), mais bien en Hébreu ou en Araméen, et il en est de même des apôtres, même si, certaines épîtres pauliennes destinées aux gens des nations furent rédigées en Grec.

                Et c’est à cause de cela que les traductions ne peuvent pas être considérées d’emblée comme la Parole de D.ieu.

                Hélas, c’est à partir de ces traductions non inspirées par l’Esprit Saint qu’on a établi des doctrines, des dogmes, des systèmes religieux, et que beaucoup parmi le peuple de D.ieu se perdent par manque de connaissance.

                Or, ne pas rechercher la vérité, et rester figé dans l’ignorance est une attitude perverse qui peut nous perdre :
               « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce. Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J’oublierai aussi tes enfants. »  (Osée 4 : 6) 
               Mes frères, mes sœurs, Souccot représente notre véritable union d’amour pour une étreinte parfaite avec notre Sauveur.

               C’est le moment propice et idéal pour mieux régler notre vie avec lui : nous avons le devoir de nous comporter en adulte, en soldat, en guerrier, nous ne pouvons plus, nous n’avons plus le droit de nous contenter d’enseignements trop bien ficelés, en revanche nous avons le droit et le devoir de tout remettre en question, à la lumière de la Parole.

               Prenons un simple exemple :
               « Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mît au cou une grosse meule de moulin, et qu’on le jetât dans la mer. » (Marc 9 : 42)

               Que signifie scandaliser ?

               Le verbe grec traduit pas « scandaliser » est le verbe « skandalizo », qui n’existe pas en grec classique de l’époque !
               Ce verbe a été « fabriqué » pour traduire le verbe hébreu « kashal », et il n’a aucun sens pour une oreille formée à la langue grecque.
               Même en Français, ce verbe a une signification floue et vague : le véritable sens est « faire tomber sur un obstacle infranchissable », le mot grec « scandalon » signifiant « pierre ».

               De même « malheur à l’homme par qui le scandale arrive » (Matthieu 18 : 7). Il s’agit du même mot grec toujours aussi mal traduit.
     
               Dans le contexte de ce passage, Yeshoua est en train d’enseigner et il dit « malheur à l’homme qui pose des pièges ou des obstacles qui empêchent d’avoir accès à la connaissance de la vérité sur D.ieu. »

               J’invite mes frères et amis les Chrétiens à écouter / shemâ leur frère aîné le Juif, lui qui a côtoyé D.ieu, lui qui a vécu avec Yeshoua, de l’écouter comme un authentique témoin de ce qu’il a entendu et vu et qu’il n’a cessé de transmettre de génération en génération, simplement, mais sûrement, obéissant encore et toujours à la Sainte Torah : je répèterai inlassablement toutes ces choses pour vous aider à sortir des pièges dans lesquels on vous a fait tomber pour vous empêcher d’avoir accès à la vraie connaissance.

                Le Juif Yeshoua n’a jamais mis les pieds dans une église, il allait comme tous les Juifs pieux, à la synagogue le Shabbat.

                Qu’est-ce qu’il y faisait ?

                Il chantait les Psaumes, il priait, il écoutait la lecture de la Torah et l’enseignement sur les textes de la Torah et des Prophètes, et c’est là, au milieu de son peuple qu’il s’est formé comme rabbin et qu’il donnera plus tard son enseignement.
                Et oui, frères et sœurs, au risque de vous surprendre, l’Evangile a d’abord été prêché dans la synagogue .
               C’est là, le jour du Shabbat, selon la coutume qu’il est intervenu, à Capharnaüm (Marc 1 : 21 ; Jean 2 : 59), à Nazareth, et dans toute la Galilée (Matthieu 4 :23),  (Luc 4 : 16-23).

               Et oui, Yeshoua respectait le Shabbat au milieu de son peuple, et il obéissait à la Torah : prenons un simple exemple.

                Savez-vous ce que sont les tzitzit ?

                Yeshoua portait des tzitzit, en grec c’est le mot kraspedon, souvenez-vous de cette femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans : elle toucha une frange de son vêtement et elle fut guérie. (Matthieu 9 : 20)

               De même à Génesareth, en touchant ses tzitzit, les gens étaient guéris. (Matthieu 14 : 36)

    « Parle aux enfants d’Israël qu’ils se fassent de génération en génération des franges aux bords de leurs vêtements … » (Nombres 15 : 39)
                « Tu feras des franges aux quatre coins du  vêtement dont tu te couvriras ». (Deut. 22 : 12)

                Certains pourront dire que Yeshoua a été accusé par les pharisiens d’avoir violé le Shabbat.
    Mais comment le Juif le plus respectueux de la Torah et obéissant aux commandements divins, comment la Parole faite chair, aurait-il pu profaner ou violer le 4ème commandement, observance la plus sacrée pour les Juifs ?

                Nous avons lu de nombreux textes ajoutons celui-ci :
    « Vous observerez le Shabbat car c’est pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera sera puni de mort. » (Exode 31 : 14)

               Le vrai problème, c’est que les docteurs de la Loi avaient voulu le préciser dans les moindres détails et c’est ainsi qu’ils avaient décrits 39 travaux interdits de pratiquer ce jour-là.

    -           La première accusation contre Yeshoua se trouve dans l’Evangile de Marc 2 : 23-28, après avoir égrené des épis de blé.

                Que s’est-il passé ? C’est en marchant, tout en écoutant les enseignements de Yeshoua, que les disciples, ayant faim, prennent ces épis pour se nourrir.

               Les Pharisiens qui avaient dressé une liste de travaux « interdits » le Shabbat les reprennent à ce sujet.
                La réponse de Yeshoua montre que lui, l’Epoux et le Maître du Shabbat était le seul à pouvoir parler avec autorité sur la manière d’observer ce Saint Jour, et que ces règlements décidés par les hommes, non seulement n’ont aucune autorité face à D.ieu, mais encore ont placé un joug, un esclavage sur les hommes au lieu de la bénédiction que D.ieu voulait.

               Voilà pourquoi en citant le prophète il dira :
    « Hypocrites, Isaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : ce peuple M’honore des lèvres, mais son coeur est éloigné de Moi. C’est en vain qu’ils M’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. »

                Yeshoua précise que le Shabbat a été créé pour les besoins de l’homme afin qu’il se repose de ses journées de travail, et qu’il soit dans la communion avec D.ieu le jour établi par D.ieu de toute éternité.

                Pour les Pharisiens l’homme devait se plier aux exigences de leur liste de travaux interdits le Shabbat, alors que pour Yeshoua c’est le Shabbat qui avait été fait pour l’homme et c’est là le véritable sens de l’observance du Shabbat dans l’amour de D.ieu : afin de calmer la faim des disciples il était permis de glaner des épis même un Jour de Shabbat.

    -           La seconde accusation se trouve en Marc 3 : 1-5, Yeshoua étant accusé d’avoir guéri le shabbat à la synagogue.       

                Ce que montre ici Yeshoua c’est que faire du bien le Jour du Shabbat en soulageant les souffrances est non seulement permis, mais encore la manifestation de l’amour et de la justice.

               En Matthieu 12 :11-12, les Pharisiens ne trouvent rien à redire sur le sauvetage d’un animal en détresse, alors que là, ils accusent Yeshoua d’avoir guéri un être humain : drôle de justice dont fait preuve la nature humaine !

               En fait Yeshoua n’a en rien violé le Shabbat mais il est accusé par certains Pharisiens de l’avoir fait.
                Mais il s’en défend en argumentant à partir de l’Ecriture, tantôt de la Torah, tantôt de la tradition et du bon sens.
    D’ailleurs, lorsqu’il se trouvera devant le Sanhedrin, jamais il ne sera accusé d’avoir profané le Shabbat.

                Yeshoua respecte le Shabbat mais il s’oppose à l’interprétation littérale démesurée de certains Pharisiens qui faisaient passer la lettre avant l’esprit de la lettre : le Shabbat a été fait pour l’Humanité toute entière en tant que Bénédiction et non pour établir une liste interminable de choses permises et de choses interdites, changeant ainsi la Bénédiction en Malédiction.
    Yeshoua n’a jamais critiqué la Torah et il s’y est encore moins opposé : ce qu’il a critiqué c’est l’attitude de certains vis-à-vis de la Torah et ce à quoi il s’est opposé c’est au légalisme hypocrite de certains Pharisiens.

                Ni l’égrènement des épis ni les guérisons lors du Shabbat ne peuvent être retenus pour prétexter une désobéissance de Yeshoua au respect du Shabbat. Les Pharisiens autorisaient d’ailleurs les guérisons en ce Jour Saint en cas de danger de mort et la seule restriction était de ne pas utiliser de moyen mécanique.
    Ce que Yeshoua a fait, c’est d’avoir magistralement résumé la Torah et les Prophètes dans la double Loi de l’Amour de D.ieu et de son prochain, telle que la Torah le précisait déjà dans le Sfer Vayikra, le livre du Lévitique, mais qui avait quelque peu été oubliée :

               « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel. » (19 : 18)

               Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l’opprimerez point.

               Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte. Je suis l’Eternel, votre Dieu. (19 : 33)

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