• YESHUA ET LE SHABBAT (3)

     

    Soruce: http://www.kol-hashofar.asso.fr/admin/gestion_pages/processpages.asp?pages=enseignement3

     

    Si le Shabbat était mort définitivement, ou même remplacé par un autre jour comme celui du Dimanche, pourquoi les épîtres de Paul, apôtre des incirconcis, ou le Livre des Actes qui raconte les voyages missionnaires de Paul n’en disent pas un mot ?

    Pourquoi un tel silence ? 

    Tout simplement parce que rien n’a changé quant à ce Jour Saint du Shabbat de l’Eternel.

    Ce qui a changé, pour les croyants nés de nouveau, Juifs ou non Juifs, remplis de l’Esprit Saint, c’est la manière de le vivre, un jour de fête, un jour de joie, un jour de bonheur, un jour de communion toute particulière avec son D.ieu Créateur et Sauveur (loin du joug de la tradition des hommes).

    Savez-vous que durant les 1000 ans avec le Seigneur sur terre, le Shabbat sera gardé et célébré par toute chair, comme le mentionne le prophète Isaïe (66 : 22-24).

    Croyez-vous que pendant cette période paradisiaque l’Eternel  instaurerait de nouveau quelque chose qu’Il aurait aboli ? Bien sûr que non !

     Alors, permettez-moi de poser une question :

    Pourquoi donc, certains croyants issus du monde païen, sont oublieux pour la grande majorité de ce Jour Saint et pourquoi lui ont-ils préféré le Dimanche, qu’ils appellent même Jour du Seigneur et pourquoi le fait de reconnaître Yeshoua comme son Sauveur et Messie pour un Juif d’abord, pour un non Juif ensuite, cela signerait-il l’abrogation du Shabbat et de toute la Torah, et son remplacement par le Dimanche ?

    La connaissance de l’identité du Messie ne change en rien l’observance de la Torah, il s’agit pour le peuple élu de la révélation de la personne du Mashiah, le Fils de D.ieu et de son œuvre expiatoire avec le don de l’Esprit, après la révélation du Sinaï et le don de la Torah.
               

    Hélas, pour beaucoup, l’expression « Christ est la fin de la Loi », (Romains 10:4) signifie, plus du tout de lois, de préceptes, d’ordonnances, de règles, de prescriptions à observer, etc.


    Mais alors, attention, car voulant vivre la vie libre de l’Esprit, on peut rapidement se trouver « hors la loi » de D.ieu, c’est à dire hors la loi tout court !

    Yeshoua nous a accordé l’accès au Royaume de D.ieu, mais cet accès, cette liberté de vie qu’il nous a conquise par sa mort et sa résurrection ne doit pas être un prétexte pour vivre sans loi ou selon notre propre loi.

    Non, dans ce : « Christ est la fin de la loi », il faut comprendre que ce qui a cessé par la venue du Messie, c’est uniquement le principe de la justification par l’observance de la Loi, la justification qu’apportait la Loi au travers des divers types de sacrifices d’expiation.

    Le mot grec traduit par « fin » est le mot « Telos », et ce mot a 2 sens :

    -          fin, dans le sens de stoppé, cessé, terminé, conclu,

    -         fin dans le sens de but atteint, fin en soi, objectif atteint, aboutissement,  mission accomplie, apothéose, couronnement.

     C’est évidemment,  ce deuxième  sens  qu’il nous faut appliquer à ce verset, et l’on comprend alors mieux la suite du discours de Yeshoua, face à Kfar Nahum, au sommet du mont des béatitudes, ou plus exactement du mont des bénédictions et des malédictions, quand il proclame avec force et autorité : 
     

    « Je ne suis pas venu pour abolir mais pour accomplir ».

    Plerosaï             =              accomplir, remplir, rendre fécond
    Katalusaï          =             abolir, détruire, délier, renverser.

    Le mot « montagne »  en Hébreu se dit  « har  »,  le mot « enceinte, grossesse »  se dit « harah »  et le mot « parents » se dit « horim » :

    Yeshoua, sur cette montagne, va, comme une maman, accoucher de la Torah afin que toute la foule la reçoive comme des parents qui viennent de donner la vie à un fils 1er né !

    Ce que proclame Yeshoua en  s’adressant  à  la  foule juive de Galilée pour la rassurer, c’est que NON, il ne renverse pas la Torah, NON, il ne la vide pas de son contenu, mais OUI, il la confirme encore plus et même, OUI il y ajoute pour la remplir jusqu’à ras bord.

    En prenant un autre langage, Yeshoua n’est pas venu pour avorter de la Torah dont il était « enceinte », mais pour en « accoucher », non pour donner la mort à la Torah mais bien pour lui donner la vie !     

    Qu’y ajoute-t-il ?  

    La loi  de la  Sainte Torah ne  sera plus simplement observée par des actes extérieurs mais elle sera observée par des actions motivées par l’amour de D.ieu qui siège dans nos cœurs.

    Désormais la Torah n’est plus la Loi, mais la Loi du cœur, la Loi d’amour, la Loi de vie, et cette Loi d’amour exprimée ainsi révèle pour chaque croyant l’amour de la LOI :

    Voilà tout simplement mais ô combien magistralement ce qu’exprime le rabbin Juif Yeshoua, et beaucoup de croyants continuent hélas d’obéir à ce qu’on exprimé et continuent d’exprimer les théologiens non Juifs : qui faut-il croire ?

    En Yeshoua, la Loi du dehors a été digérée et assimilée en dedans, et désormais, de même que le bon pain nourrit tout le corps par ses glucides, ses protides et ses lipides, la Torah, le Pain de vie, apportera à l’être tout entier, corps âme et esprit, tous les bienfaits promis par D.ieu.

    Tout  ceci  étant  résumé par  les  fameuses paroles de Yeshoua :
     

    «  Vous avez entendu qu’il a été dit par les Anciens… Et  moi je vous dis … »  Je vous dis quoi ? …   

               N’accomplissez pas par automatisme, n’obéissez pas d’une manière légaliste, allez au-delà de la lettre du commandement, découvrez l’esprit qui doit vous animer pour obéir, alors vous   accomplirez la Loi du Messie dont le moteur est l’esprit d’amour,  amour pour D.ieu, amour pour son prochain, oui, accomplissez d’abord  la Loi  dans votre cœur, alors vous verrez comme  il est  aisé, bon  et agréable de l’accomplir en action.

     Yeshoua n’a ni exterminé la Torah pour en proposer une nouvelle, ni rejeté le Judaïsme pour fonder le Christianisme.

    Toujours dans cette épître aux Romains Paul ajoute : 
     

    « Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi… » (10 : 6) et il cite Deutéronome 30.

    Ce verset semble encore en opposition avec la Loi-Torah, simplement à cause de cette conjonction            « mais » :

    Paul semblerait dire en effet qu’il y aurait 2 chemins distincts pour atteindre la justice de D.ieu 2 chemins qui s’opposent :

    -           la justice qui vient de la Torah

    -           la justice qui vient de la foi.

    Ce  tout  petit  mot  « mais »  tend  à  les  opposer  ce  qui, dans l’esprit antisémite d’une certaine théologie, peut facilement amener à cette conclusion : la Loi - Torah est mauvaise « mais », au contraire, ou à l’opposé, à l’inverse, la foi, donc l’Evangile est bon, et continuer ainsi cette guerre entre Loi et Grâce, Ancien Testament et Nouveau Testament, Juifs et Chrétiens.

    Jamais,  ni Moïse,  ni Yeshoua,  ni Paul  n’ont  pensé  ou parlé ainsi.

    Là  encore  le  mot rendu  en  Français  par  « mais »  est  une mauvaise traduction, qu’elle ait été volontaire ou non. 
    Si le mot signifiait « mais », « au contraire », « à l’inverse » etc… on utiliserait un autre mot grec  « ella ».

    Or ici, c’est le mot grec  « de » qui lui signifie tout simplement « et », « aussi », « qui plus est ».

     Ce mot « de » implique une idée de continuation et d’amplification de la pensée mais jamais d’opposition.

    Ce que Paul dit, ce n’est pas qu’il y ait 2 chemins pour atteindre la justice de D.ieu, mais que la justice provenant de la Torah ne peut être effective et efficace que si elle est manifestée par la foi en Yeshoua.

    Nous verrons un peu plus loin comment s’exprime vraiment l’apôtre.

    Soyons donc vigilants, et faisons attention ! Il faut partir de la Torah pour arriver !

    Et combien ne sont jamais partis de la Torah et pensent être arrivés !

                Paul est parti de quelque part et il est arrivé quelque part, et ce quelque part, c’est la Torah, sur la route de laquelle il a rencontré le Messie qui la lui a fait vivre alors, cette Torah, dans toute sa plénitude.         

    Oui, sans l’ombre d’un doute, Paul est un pur-sang étalon, Juif à 100 % et Messianique à 100 % !

    Les hommes ont tronqué et déformé son message pour répondre à leur fin, et leur propre fin antisémite justifie tous les moyens, des traductions fallacieuses aux théologies hérétiques en passant par les Croisades, l’Inquisition, les Pogromes, la Shoah et autres techniques d’épuration ethnique. 
                
    Croyez-vous que ce mot Croisades renferme pour un Juif le symbole de la culture de la chevalerie ou l’image trop souvent répétée de bains de sang ?
                
    Paul enseigne en fait que la justice de la Loi n’est efficace que si elle vient aussi et en même temps que la justice venant de la foi.
     

    Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

    Ce que Yeshoua a fait est bien plus grand, c’est harmoniser la pensée et le cœur avec l’action de la main.

    Par l’accès à la  Nouvelle Alliance, Yeshoua  apporte  un  plus,  c’est à dire un approfondissement, une intériorisation, une sublimation de la Torah : il n’a rien aboli, il n’a rien changé, comment lui, la Parole de D.ieu faite chair aurait-il pu se contredire ?

    Le drame, de beaucoup de croyants, c’est d’agir sans toujours savoir pourquoi ils agissent de telle ou telle manière.
    Le monde est rempli d’habitudes, de coutumes, de rituels, de traditions, de superstitions et peu d’individus connaissent réellement l’origine réelle des choses.

     Il en est de même dans le monde religieux où l’on préfère agir comme les autres, comme nos parents et grands-parents ont fait plutôt que de se poser les questions sur l’origine biblique ou non de telle ou telle pratique religieuse.

     C’est plus facile de faire « comme les autres », fondu dans la masse et cela semble même plus sécurisant, c’est la « loi du grand nombre » et après tout on se rassure en se disant, « des millions et des millions de gens ne peuvent pas tous ensemble se tromper sur la même chose !

    Et l’observance du Dimanche par près de 2 milliards de Chrétiens en est l’exemple le plus flagrant, toutes dénominations confondues : sans savoir « pourquoi », sans savoir « quelle est l’origine » de cette pratique, on observe le Dimanche qu’on appelle pour beaucoup le « Jour du Seigneur » !

    http://amouragape.revolublog.com